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mardi, 27 juin 2017

Les rares fois

 

 

 

Il arrive parfois que le Louvre soit presque désert et que ne hantent ses salles que les seuls amoureux de l'art et de la beauté, silencieux ou chuchotant, tandis que, dans de discrets froissements, ils glissent lentement sur les dalles de marbre. Alors il semble que les œuvres respirent, qu'elles retrouvent le rêve qui fut leur origine, il semble qu'elles sont comme apaisées Je dirais même : consolées.

 

 

 

05:20 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Musée d'un regard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 23 juin 2017

L'infiniment rêveur

à Sylvie.

 

 

 

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Josef Sudek (1896-1976), Rue de Prague (1924), photographie, épreuve gélatino-argentique,
exposition "L
e monde à ma fenêtre : Josef Sudek", au musée du Jeu de Paume, à Paris VIII,
photographie : septembre 2016.
(L'encadrement blanc est dû à mon logiciel de traitement photographique.)

 

 

C'est là une photographie sans la connaissance de laquelle jamais peut-être Rues gris sable, le livre d'artiste que Sylvie Ledouxe et moi conçûmes en 2015-2016, n'aurait vu le jour. Cette image, que l'artiste me fit découvrir, est une sorte de prélude aux silhouettes de passants qui hantent cet ouvrage. Qui est cet homme (et est-ce vraiment un homme ?) ? Où va-t-il ? Quel est son passé ? Seuls le poème, le conte ou le poème d'un conte pourraient donner l'ébauche d'une réponse à ces questions.

 

 

 

 

jeudi, 22 juin 2017

Être le contemporain du bruit et des touffeurs

 

 

 

L'affreuse "fête de la musique" a eu lieu, hier, tandis que la vraie fête et la vraie musique se déployaient ailleurs, comme toujours. Et la chaleur continue, à Paris, de tancer les plus épaisses et fières pierres, reines et gardiennes des fraîcheurs.

 

C'est dans ces moments que je ne rêve que de silence, de Sibelius, de neige et de Finlande...

 

 

 

 

 

 

mercredi, 14 juin 2017

Le témoin

 

 

 

Un lecteur m'écrit, qui me remercie d'avoir écrit un livre — en l'occurrence, Le Dieu des portes. Quel serait plus beau témoignage d'une amitié en poésie ?

 

 

 

 

 

17:49 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 20 mai 2017

Toute la pensée

 

 

 

Le désir de voyager est déjà un pays, est déjà mille paysages.

 

 

 

 

 

 

 

17:54 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 14 mai 2017

Sables mouvants

 

 

 

Il est peu d'interlocuteurs véritables ; mais soudain, il est quelqu'un qui s'interrompt, un instant, et parle et répond, avant de reprendre son chemin dans un monde où mille yeux pour un seul regard ont déjà passé, repris par les sables et les vents qui les avaient révélés.

 

 

 

17:51 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 27 avril 2017

Genèse, 1

 

 

 

Il s'agit, tandis qu'encore le tohu et le bohu se déchaînent, de préserver, de darder notre beauté.

 

 

 

 

05:45 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 24 avril 2017

Tourner quelques pages blanches

 

 

 

Il est des destinations dont aucune image, aucun mot ne nous semblent mériter d'être retenus c'est ainsi que nous feuilletons nos propres voyages.

 

 

 

 

 

05:42 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 19 avril 2017

Ombres dans la rue

 

 

 

Je dépose rarement dans ces pages virtuelles une photographie qui n'est pas de moi — une fois n'est pas coutume. Mais j'aime tant ce cliché du photographe américain Roy Pinney, il me parle tant, que je ne résiste pas au plaisir de le partager ici. Il y a dans cette image un vrai regard sur notre monde moderne — la solitude au sein de la multitude dont parla si bien Baudelaire, le vertige et le temps ; et aussi, comme me le dit si justement une amie à qui je la montrai, un peu d'inquiétude...

 

 

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Roy Pinney (1911-2010), New York, 1950. (Source.)

 

 

 

 

vendredi, 14 avril 2017

Les partitions d'Erlebach

 

 

 

La malheureuse histoire de l’œuvre de Philipp Heinrich Erlebach m'avait touché lorsque je découvris, en 2012 je crois, quelques airs de ce compositeur : j'apprenais, dans le livret accompagnant le disque que j'écoutais, que le comte Albert Anton von Schwarzburg-Rudolstadt, le protecteur du compositeur, avait acquis auprès de sa veuve la plupart des manuscrits originaux de ses partitions, lesquels disparurent, alors que très peu avaient fait l'objet de copies, dans l'incendie de 1735 de la propriété de la famille du comte, le château de Heidecksburg, en Thuringe.

Les merveilleux aperçus qu'il nous reste de cette musique nous laissent rêver à ce que nous avons irrémédiablement perdu, opéras, sérénades, messes, cantates. Je pense à la perte.

 

 

 

 

Philipp Heinrich Erlebach (1657-1714), extraits de Airs et cantates (Meine Seufzer, In meiner Liebespein),
par le Stylus Phantasticus Ensemble (Victor Torres, chant), 2007.