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vendredi, 01 février 2019

La galerie des livres

 

 

 

 

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La bibliothèque du château du Plessis-Bourré,
composée de 3 000 volumes du XVIe au XXe siècles,
à
Écuillé, dans l'ancien domaine de Plessis-le-Vent,
en Maine-et-Loire, en Anjou,

photographie : avril 2018.

 

 

 

 

mardi, 18 décembre 2018

Dans la bibliothèque

 

 

 

 

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Bibliothèque (XIXe s.) du château de Champs, à Champs-sur-Marne,
photographie : avril 2018.

 

 

 

 

jeudi, 06 décembre 2018

Dans la bibliothèque sombre

 

 

 

 

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Le bureau de Napoléon Ier, dans la bibliothèque du château de Malmaison,
à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine,
photographies : mars 2018. Détail des rayonnages :

 

 

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mardi, 28 mars 2017

L'escalier dans la bibliothèque

 

 

 

 

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Une pièce, au rez-de-chaussée, dans la tour Magdala (1902-1906),
bibliothèque conçue par l'abbé Bérenger Saunière (1852-1917),
à Rennes-le-Château, dans l'Aude,
photographie : août 2016.

 

 

 

 

lundi, 29 février 2016

La bibliothèque du père

 

 

 

 

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Bibliothèque, dans la Goethe-Haus (XVIIIe s.), maison du conseiller impérial Johann Caspar Goethe (1710-1782),
où naquit Johann Wolfgang Goethe, le 28 août 1749,
et où il écrivit
Les Souffrances du jeune Werther (1774),
détruite en 1944 et reconstruite à l'identique en 1947-1951,
Großer Hirschgraben 23, à Francfort-sur-le-Main, dans la Hesse, photographies : août 2015.

 

 

 

 

mardi, 18 août 2015

Dans la bibliothèque

 

 

 

 

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La bibliothèque de l'hôtel particulier de Moïse de Camondo,
aujourd'hui musée Nissim-de-Camondo,
à Paris VIII, photographie : mars 2015.

 

 

 

vendredi, 08 mai 2015

Dans la bibliothèque

 

 

 

 

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Bibliothèque de l'hôtel Lantin (1652-1681), actuellement musée Magnin,
à Dijon, photographie : octobre 2014.

 

 

 

 

jeudi, 08 mai 2014

Bibliothèques

 

 

 

J'ai toujours eu la curiosité de détailler les livres de la bibliothèque d'un ami ou d'une connaissance que je visitai ; j'aime les livres montrés, sachant que certains sont cachés, peut-être, dans quelque Enfer délicieux, ou bien serrés dans quelque armoire fermée, à l'instar des livres de la Bibliothèque vaticane qui pour l'essentiel sont conservés dans des niches closes aux regards, à la lumière, à la poussière... Les livres montrés enseignent autant qu'ils masquent, et ils égarent, et c'est aussi dans cette pensée que j'eus naguère l'idée de transcrire tout l'inventaire de la bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427.

 

Mon Lecteur attentif aura constaté qu'il s'agissait de 80 livres. Quoi ? Quatre-vingts livres seulement, quand, aujourd'hui, un lecteur "moyen", qui n'est guère souvent un seigneur, ni même un érudit, en possède, mettons, quelques bonnes centaines, voire deux ou trois milliers, et cela, en raison de la prolifération des actuels livres de poche (lesquels ne sont que des codex "sécularisés", inévitables), nombre tout à fait ordinaire ? Je mime l'étonnement à dessein, naturellement : les livres des XIVe et XVe siècles étaient habituellement des livres coûteux, quand ils n'étaient précieux et rares, et bien sûr ils étaient copiés à la main avant que l'incunable vienne au jour ; ce ne sont pas nos livres ; et d'autre part il est hors de doute que le prince d'Orléans avait d'autres collections de livres, dans d'autres châteaux — mais à peine davantage de volumes à chaque fois, ce qui multiplierait le nombre des livres en sa possession par deux ou trois. La "librairie" de Charles V, qui était une bibliothèque royale (la première de son genre en France) avant que d'être véritablement privée, comptait, vers 1370, environ 1200 ouvrages, tous manuscrits. Deux siècles plus tard, combien de livres manuscrits et imprimés figuraient dans les bibliothèques de Maurice Scève, de Ronsard, de Montaigne ? Trois, quatre cents, tout au plus, peut-être, et encore... Et, franchissons encore un siècle, chez Racine, ou chez Bossuet ? Le double, peut-être. Il faut attendre les quelque 6000 livres de la bibliothèque de Voltaire (laquelle est conservée à Saint-Pétersbourg) pour voir un "particulier" (extraordinairement privilégié, certes) se mesurer aux grands de ce monde et à leurs bibliothèques princières. Au XIXe siècle, sans doute le développement considérable des bibliothèques publiques (inauguré dès la Révolution française) permit-il à un Baudelaire, à un Verlaine, de se constituer une bibliothèque mentale, sans que le transport fréquent, d'une mansarde à quelque autre logis, de centaines de livres, que de tels poètes ne pouvaient guère acquérir d'ailleurs, fût une difficulté. Mallarmé, lui, parle de ses bibliothèques vitrées, où patientent ses livres ; à combien se montaient ces derniers ? Je ne sais. Et lui était un professeur, obligé qu'il était de profession. Je me demande parfois le nombre de livres de la bibliothèque de Pierre Jean Jouve ; sans doute était-il comparable à celui du lecteur "moyen" contemporain que j'évoquais : de l'ordre de quelques milliers, même si j'ai pu lire une fois, je ne sais plus où, que le poète de Matière céleste, à la fin de sa vie, ne s'entourait plus guère, auprès de son bureau, que de ses livres véritablement aimés, Les Fleurs du mal, Mallarmé, Shakespeare ou les mystiques rhénans et espagnols... Et je me rappelle la photographie, qui m'avait frappé, de Georges Dumézil au milieu de ses livres, de ce désordre pléthorique, fertile, insensé ! Et je me la rappelle sachant qu'elle n'est pas représentative, certes ; c'est une belle image, seulement, elle figure à sa façon la bibliothèque particulière d'aujourd'hui.

 

J'aime regarder des immeubles les fenêtres éclairées, le soir, à Paris, lorsque je m'y promène, et j'y vois parfois, indiscrètement (mais l'indiscrétion n'est-elle pas plutôt du côté de ces gens qui ne voilent pas de rideaux opaques leurs fenêtres ?), les étagères des habitants, dont trois rayonnages contiennent le nombre de livres que possédait Charles d'Orléans, à Blois, en 1427. Aujourd'hui, quel serait le nombre de livres d'un écrivain, d'un historien ? Oui, combien de livres possèdent Paul Veyne ou Georges Minois ? Un ami mien, qui est un écrivain âgé, a chez lui ce que j'estime de l'ordre de 5000 livres derrière la vitre de ses belles bibliothèques de bois (mon estimation se fonde, par comparaison, sur la bibliothèque scolaire dont je suis responsable, et dont le fonds documentaire et littéraire se monte à 6000 livres environ, ce qui en fait une très modeste bibliothèque publique, aujourd'hui). Si  je mets à part, tout en les sachant essentielles, les conditions matérielles de tel ou tel, je pense que ce nombre correspond toujours à quelques milliers, et que ce chiffre est peut-être la limite de ce que notre monde "occidental" aura connu pour une collection de livres privée. La "dématérialisation" du livre marque peut-être désormais son seuil.

 

(Mais, et vous, mon cher Lecteur, combien possédez-vous de livres ?)

 

 

 

samedi, 19 avril 2014

La bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427 - Addendum

 

 

 

En ce qui concerne le livre 11. de l’inventaire de la bibliothèque de Charles d’Orléans, à son château de Blois, en 1427 (« 11. La Bataille et destrucion de Troie, en françois, en lettre de forme ancienne, historiée, couvert de veloux noir, à deux fermoers d’argent blanc, par semblance [d’après ce que l’on peut apercevoir]»),  dont Le Roux de Lincy écrit qu'il est la « traduction du livre apocryphe attribué à Darès le Phrygien et à Dictys de Crète, ou de celui de l’Italien Gui de Colonne », j’écrivais naguère que «  de Gui de Colonne (ou Guy des Colonnes), malgré mes recherches je ne sais rien sinon qu’il fut l’auteur, à une date inconnue de moi, d’une Histoire de Troie. Je me propose d’approfondir ce mystère, mais j’appelle ici mon Lecteur de passage s’il en sait davantage ! »...

 

Ce mystère n’en était guère un, car je n’avais pas songé à Guido de Columnis, un chroniqueur et poète de l'École sicilienne, de langue latine, ayant vécu au XIIIe siècle : il est l’auteur d’une Historia destructionis Troiae, et peut s’identifier naturellement à ce Gui de Colonne.

 

Dion de Pruse dit Dion Chrysostome (« Bouche d’or ») (vers 30 – vers 116) était un rhéteur grec auteur de discours politiques ; l’un de ces derniers avait suscité la polémique en attribuant les malheurs de Troie non aux Troyens eux-mêmes, mais à la brutalité des Grecs : Guido de Columnis, dans son Historia, reprenait cette ancienne polémique, à la suite du Roman de Troie (1160-1170) du poète normand ou tourangeau Benoît de Sainte-Maure.

 

 

 

 

 

mardi, 25 mars 2014

La bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427 (30)

 

 

 

Introduction.

 

   

 

« 79. Le livre de Boece, Consolacion, glosé, en latin, couvert de cuir rouge marqueté, escript en lettre courant, enluminé, et est escript en l’inventoire dont cestui est detrait [tiré, extrait] en deux volumes, mais il n’en contient que ung. »

 

Un des deux volumes avait donc dû être perdu, ou volé ?

 

Sur La Consolation de la philosophie de Boèce, voir les livres 24., 46. et 57.

 

 

« 80. Une Légende dorée, en françois, enluminée d’or, lettre courant, couvertes de cuir vermeil marqueté ; rendue e[t] recouvrée [récupérée] de Simonnette, femme de chambre de madame d’Orléans la jeune. »

 

 

[Note écrite en marge :] « Iste liber non est datus per magistrum Johannem de Tuillières, sed de post fuit aliunde recuperatus. »

 

 (« Ce livre n'est pas recensé par Maître Jean de Tuillières, mais a été par la suite ajouté à partir d'une autre source. »)

 

  

Voir le livre 3. de cet inventaire.

 « Madame d’Orléans la jeune » est sans doute la fille que Charles d’Orléans eut de sa première épouse, sa cousine germaine Isabelle de Valois (1389-1409), fille aînée de Charles VI et d’Isabeau de Bavière (Isabelle qui avait été l’épouse, en premières noces, de Richard II, roi d’Angleterre) : Jeanne d’Orléans (1409-1432), qui épousa en 1424 Jean II, duc d’Alençon.

  

  ***

Fin de l’inventaire de la Bibliothèque de Charles d’Orléans,
à son château de Blois,
en 1427.

 

 

 

samedi, 22 mars 2014

La bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427 (29)

  

 

Introduction.

 

  

 

« 77. Le livre de Jozephus, en françois, couvert de cuir noir usié [usé, altéré], en grans volume, historié, en lettre de forme. »

 

À mon avis, il s’agit des Antiquités juives, ou bien de La Guerre des Juifs, les deux ouvrages les plus fameux de Flavius Josèphe, l’historiographe judéen (vers 37-vers 100). Charles V, qui fit traduire en français nombre d’œuvres de l’Antiquité, commanda la première traduction (connue) des livres de Josèphe en français, vers 1370. (C’est au Livre XVIII des Antiquités juives que se trouve le « Testimonium Flavianum », ce passage manifestement interpolé, ou grandement récrit, où il est question de Jésus.)

  

 

« 78. Le Donnast, couvert de rouge marqueté, enluminé au commencement, historié, avecques le Regime. »

  

Il s’agit de l’Ars Grammatica, un traité de grammaire conçu par Ælius Donatus, précepteur de saint Jérôme (vers 320-vers 380). On donna ensuite au livre du grammairien latin le nom de son auteur, le Donat.

 

 

(à suivre.)

 

 

 

 

mercredi, 19 mars 2014

La bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427 (28)

 

 

Introduction.

 

 

 

« 75. Les Cronicques de diverses nascions, en françois, en lettre bastarde, historiées, couvertes de cuir blanc. »

 

S’agit-il encore d’un extrait du Miroir de l’histoire ou Miroir historial (Speculum historiale), l’encyclopédie rédigée par le frère dominicain Vincent de Beauvais ? (Cf. livre 72.)

 

 

« 76. Le grant Valère, en latin, de forme lombarde, neufve, couvert de cuir blanc. »

 

La « forme lombarde » fait référence à ces caractères manuscrits inspirés de l’écriture au calame (les « capitales lombardes »).

 

Valère Maxime, historien et moraliste romain du Ier siècle après J.-C., est l’auteur d’un recueil d’anecdotes historiques, ou relatives à la vie sociale et religieuse, connu sous le titre Faits et dits mémorables, dédié à l’empereur Tibère. En voici un extrait (I., V., 5), à propos de la fuite de Rome de Caïus Marius (157-86 av. J.-C.), général et homme d'état romain, lors de la guerre civile qui l'opposa au futur dictateur Sylla :

 

« Sans aucun doute, l’observation d’un présage fut salutaire à Marius, lorsque, déclaré ennemi public par le Sénat, il fut mis à l’écart dans la maison de Fannia à Minturnes comme prisonnier. Il remarqua en effet un petit âne qui, quand on lui présentait du fourrage, le négligeait pour courir vers l’eau. À cette vue, pensant que la providence divine lui montrait un exemple à suivre, et au demeurant très versé dans l'interprétation des croyances religieuses, il obtint de la multitude accourue à son secours de se faire conduire au bord de la mer. Aussitôt il monta dans un petit navire, se transporta en Afrique et se déroba ainsi aux armes victorieuses de Sylla. » (Source)

 

 

(à suivre.)

 

 

 

 

dimanche, 16 mars 2014

La bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427 (27)

 

 

Introduction.

 

 

 

« 72. Le livre de Vincent, abrégié, en françois, avecques plusieurs autres histoires et croniques, depuis le trespas saint Loys jusques à Philippe de Valois, escript en lettre courant, couvert de cuir blanc. »

 

Il s’agit sans doute d’un extrait du Miroir de l’histoire ou Miroir historial (Speculum historiale), l’encyclopédie rédigée par le frère dominicain Vincent de Beauvais (vers 1184/94-1264), et traduite en français par Jean de Vignay ; on se souvient (c’est le livre 32. de cet inventaire) que l’ouvrage recense les « faits et gestes historiques selon la chronologie » (comme l’auteur l’écrit dans son « Prologue ») depuis la Création du monde jusqu’au XIIIe siècle. Cet extrait serait la partie historique débutant à la mort de saint Louis (1270) et se poursuivant jusqu’à l’avènement du premier des Valois, Philippe VI de France (Philippe de Valois, 1293-1350, roi en 1328), dont descendent Louis et Charles d’Orléans.

 

 

« 73. Le livre de ceulx qui regnèrent après le deluge, contenant plusieurs croniques, en lettre de forme, en françois, couvert de cuir blanc. »

 

Il s’agirait, selon Le Roux de Lincy, d’un ouvrage de généalogie, présentant tous les rois du monde, de Noé à Charles VI.

 

 

« 74. Ung Breviaire à l’usage de Paris, en deux grans volumes couvert de cuir blanc, notés, portans [contenant] leur psaultier ferial. »

 

 

Ce bréviaire est un livre liturgique « portatif » destiné à célébrer l’office divin : il contient tous les textes nécessaires pour la prière quotidienne des Heures. Les deux volumes de celui-ci étaient « notés », c’est-à-dire qu’ils contenaient des notes de musique. Dans un « psautier férial », la semaine est divisée en « féries » (jours de semaine religieuse) se déroulant du dimanche au samedi. Dans chaque férie, l’on trouve des heures de prières réparties sur l’ensemble de la journée.

 

 

(à suivre.)

 

 

 

 

jeudi, 13 mars 2014

La bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427 (26)

 

 

Introduction.

 

 

 

« 71. Les Histoires du roy Arthus, du saint Graal, moult vieil, escript en françois, et n’a pas de commencement ; couvert de cuir rouge marqueté. »

 

Même tronqué (ses premiers feuillets sont apparemment manquants), ce livre est l’un de ceux qui (me) font le plus rêver dans cet inventaire : si l’on sait que la geste du roi Arthur s’est développée essentiellement d’après l’Histoire des rois de Bretagne de Geoffrey de Monmouth (vers 1100–1155) et que Chrétien de Troyes, qui s’inspire de Monmouth, introduisit le Saint Graal dans son roman Perceval ou le Conte du Graal vers 1180-1190, le fait que le livre soit « moult vieil » (a-t-il, en 1427, cent, deux cents ans ?) indiquerait qu’il s’agit, sinon de l’un des premiers, de l’un des plus anciens manuscrits de la légende…

 

 

(à suivre.)

 

 

mardi, 11 mars 2014

La bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en 1427 (25)

 

 

 Introduction.

 

 

« 68. Les Evangiles, commencens à l’Advent [l’Avent, les quatre semaines précédant la naissance du Christ], couvertes de cuir rouge rayé [portant des rayures], escriptes en grosse lettre de forme, en latin. »

  

La mention de l’Avent indique qu’il s’agit d’une édition liturgique.

 

 

« 69. Le Psaultier glosé en latin, couvert de cuir rouge marqueté, escript en lettre de forme, tout neuf. »

 

« 70. Les Concordances de la Bible, en latin, couvert de cuir rouge marqueté, lettre de forme, enluminées, à quatre fermoers. »

 

Établir des Canons de concordances entre les passages similaires d’un évangile à l’autre était indispensable au lecteur : sans ces Concordances, il lui était impossible de retrouver un épisode de la vie de Jésus narré communément par l’un ou l’autre des trois Synoptiques et par l’évangile de Jean. C’est vers 1235 qu’une équipe de dominicains réunis autour de l’exégète et théologien Hugues de Saint-Cher (début du XIIIe s.–1263), au couvent Saint-Jacques de Paris, s’attela à la tâche. Les Concordances qui s’élaborèrent dans les siècles suivants s’appuyèrent sur ces travaux fondateurs.

 

(à suivre.)