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jeudi, 23 mars 2017

La musique dans un donjon

 

 

 

C'est au château d'Arques, et plus précisément au haut de son donjon, que j'aimerais écouter Les Cloches, le poème symphonique de Rachmaninov, l'une des plus belles musiques que j'ai jamais entendue (*), et particulièrement son sublime dernier mouvement, Lento lugubre, qui dit beaucoup de notre temps.

 

 

(*) En particulier dans son interprétation par Valeri Polyansky, avec l'Orchestre symphonique de Russie et le chanteur (basse) Vyacheslav Pochapsky, dont la voix est d'une magnifique profondeur (Brillant Classics, 2001).

 

 

 

 

 

 

jeudi, 16 février 2017

Où l'on voit parler Maurice Ravel

 

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Je ne résiste pas au plaisir de partager ce document trouvé par hasard, où l'on entend Maurice Ravel interpréter ses merveilleux Oiseaux tristes au piano, à Londres, en 1922, et qui nous montre, en une séquence qui nous est connue par un film muet, le Maître s'entretenant avec Olin Downes, critique musical au New York Times, dans les années 1930.

 

 

 

14:51 Écrit par Frédéric Tison dans Autour de la musique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

vendredi, 08 juillet 2016

Parenthèse

 

 

 

Il m'a souvent semblé que, dans la musique moderne la plus haute (je parle de Claude Debussy, de Maurice Ravel, de Richard Strauss, de Jean Sibelius notamment), fut introduite, parmi les thèmes et les motifs, la figure de la parenthèse, que la ligne mélodique emprunta à l'écrit.

 

 

 

lundi, 20 juin 2016

Une autre lenteur

 

 

La plus exquise lenteur, parsemée de silences, traverse la musique de Satie : c'est de celle-ci que nous avons besoin, un jour de pluie, c'est ce jour auquel elle répond, et c'est celle-ci que nous appelons pour redoubler la pluie la plus douce. On dirait que chaque note précède, retarde et attend à la fois chaque goutte de pluie qui touche nos toits.

 

 

 

Érik Satie, florilège par Branka Parlic.
(Le dernier morceau est estompé et coupé, mais l'interprétation est si belle et si neuve...)

 

 

 

vendredi, 11 mars 2016

Mélodie de tuyaux et de bois

 

 

 

 

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L'orgue (1683 et 1727) de l'abbatiale Saint-Robert de la Chaise-Dieu (XIVe s.),
en Haute-Loire, photographie : août 2015.

 

 

 

 

samedi, 13 février 2016

L'attente de la valse

 

 

 

 

Tandis que j'écoutais, tout à l'heure, Casse-Noisette et notamment la si merveilleuse Valse des Fleurs, je me disais que c'étaient là, aussi, des cendres, hélas, celles d'une certaine beauté lyrique. Certes Ravel, avec sa Valse, énorme, terrible et pulvérisée, sut prolonger encore le mouvement ; il y eut encore la bouleversante Valse coda de la Cendrillon de Prokofiev, mais il semble que la valse est définitivement morte depuis ce temps (Prokofiev composa son ballet entre 1941 et 1944).

Sommes-nous si naïfs d'attendre le nouveau compositeur d'une valse plus extrême encore que celle de Maurice Ravel ?

 

 

 

 

mardi, 02 février 2016

Et Schubert

 

 

 

Parfois, lorsqu'on écoute quelque Rondo ou Sonate de Mozart, on se dit : « Il n'est rien de plus beau... » Et puis, on écoute Schubert, par exemple la Fantaisie en fa mineur, et l'on se dit : « Tout de même... »

 

 

 

vendredi, 29 janvier 2016

Die Lorelei

 

 

 

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Le rocher de la Lorelei, dans la vallée du Rhin,
dans la Rhénanie-Palatinat, photographie : août 2015.

 

 

Ich weiß nicht was soll es bedeuten,
Daß ich so traurig bin ;
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn...

(Heinrich Heine, La Lorelei, 1824, première strophe)

 

 

 

Friedrich Silcher, Die Lorelei (1837), d'après Heinrich Heine,
par Richard Tauber, ténor et Percy Kahn, piano (1939).

 

 

 

 

mardi, 12 janvier 2016

Musique pour un mardi soir

 

 

 

 

 

Joseph Haydn, Symphonie n°53 en ré majeur, dite L'Impériale (1777-1780),
direction : Sigiswald Kuijken, La Petite Bande.

 

 

(La plupart des Symphonies de Haydn ne semblent-elles pas avoir été composées dans un beau parc, non loin d'un château ?)

 

 

 

mardi, 24 novembre 2015

Le maître

 

 

 

Il arrive que nous écoutions les nouvelles affreuses du monde, et que nous soyons suspendus à des lèvres laides. Mais Jean Sibelius ne nous tient-il pas mieux au courant de ce qui arrive à ce monde, aujourd'hui ? Il est mort en 1957 ; il y a peu de temps... Il fut notre Beethoven.

Ouvrons l'une de ses splendides et terribles Symphonies, n'importe laquelle : celle-ci ne dit-elle pas toute la beauté des choses et des êtres, toute leur impuissance, toute l'espérance, toute la clairière et toute la forêt, toute la noblesse et l'excellence, mais aussi l'impéritie des Puissants qui gouvernent ce monde, leur cynisme, leur criminelle cécité toute symphonie de Sibelius n'est-elle pas le rappel à la grandeur négligée, au dieu abandonné, au sacré bafoué, à la terre oubliée, au langage méprisé, à tout ce qui hante, tout ce qui, dans le silence ou le bruit, n'est pas écouté ?