Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 18 avril 2019

Admirer

 

 

 

D’un palais enchanteur tu admires l’architecte, d’un ciel sur une surface le peintre ou le graveur. Mais qui admires-tu, devant cet arbre, cette source, ce ciel constellé qui s’ouvre devant toi ?

 

 

 

 

06:05 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 16 avril 2019

La consolation

 

 

 

L'oiseau du matin, qui chante à ma fenêtre...

 

 

 

05:52 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 13 avril 2019

Observatoire

 

 

 

J'observe, par ma fenêtre, un pigeon dérisoire posé sur le toit de l'immeuble d'en face. Un autre, qui s'était posé près de lui, vient de s'envoler. Les oiseaux sont seuls, tous, c'est une terrible évidence. Les oiseaux connaissent-ils la tristesse ?

 

 

 

 

20:12 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

mardi, 09 avril 2019

L'Ami musicien

 

 

 

J'ai écouté beaucoup de musique, désormais que j'ai quarante-six ans. Je fus souvent enchanté. J'ai tant aimé... Je me rends compte cependant que si je devais me séparer de tous mes disques à l'exception d'un seul, je conserverais éternellement les Concertos pour piano de Mozart (surtout les 22, 25 et 27èmes), qui sont, selon moi, mais je le sais, la plus belle musique qui fût jamais composée. Même les Passions de Bach, même Beethoven, même Schubert, même Sibelius, même Ravel et même Pelléas et Mélisande, même, même... Rien n'est comparable à cette musique qui sait tout. Mais... Que sait-elle ? Je ne saurais véritablement le dire, ou seulement vaguement : l'amour, le temps, la vie, le désir, la perte, la joie, la tristesse, la déréliction, le calme des nuages, les palais, les visages, les jardins, le jour, la nuit, le vent, cela, certainement. J'ai quelques amis, dans ma vie, j'ai quelques êtres que j'aime. Je n'aurai, évidemment, pas connu Mozart, mais il est mon ami, il ne l'aura pas su, il m'a aidé sans le savoir, et je l'aime.

 

 

 

 

21:02 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

samedi, 06 avril 2019

Déréliction

 

 

 

L'incertitude totale quant à quelque dieu ou quelque amour oblige à une longue, longue marche, la nuit, dans les rues de la ville.

 

(Note du 5 avril 2019.)

 

 

 

22:43 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 31 mars 2019

De Pelléas et Mélisande

 

 

J'écoute pour la énième fois Pelléas et Mélisande. Quelle beauté, quelle hauteur, quelle profondeur... Chaque mot chanté, chaque note ont la densité du mot du Poème. Il y a là tout l'amour délaissé, toute l'attente ; tout y règne dans une sorte de saturation. Et la lenteur ici est un baume ; elle est comme une marge ignorée, discrète, qui revient, ainsi qu'une mer, envahir tout le sable blanc de la page attristée.

 

 

 

23:54 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 16 mars 2019

La beauté

 

 

 

Nous appelons beauté ce que nous voulons dévorer des yeux et manger de baisers.

 

 

 

 

18:26 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 27 février 2019

La beauté des ports et des voiliers

 

 

 

 

SAM_1455.JPG

 

Le trois-mâts carré le Duchesse Anne (1901),
dans le port de Dunkerque, dans le Nord,
photographie : mai 2018.

 

 (à suivre.)

 

Et toujours, toujours, Le Port, par Charles Baudelaire. Oh, relire !

 

 

 

 

mardi, 26 février 2019

L'espoir

 

 

 

Tout livre est un premier pas.

 

 

 

 

 

Aller à Dunkerque

 

 

 

J'étais curieux de Dunkerque ; j'aimais son nom, j'espérais son Nord. Depuis longtemps je voulais découvrir la cité. J'en avais entendu quelque mal, mais je ne croyais guère aux descriptions lugubres et grises qui souvent sont faites de la ville — et puis, la ville est un port, et quelle ville portuaire ne saurait être belle et rêveuse ? J'ai découvert une ville élégante et sobre, aux vastes rues, que traversait un vent salubre, comme l'écrivit si justement Arthur Rimbaud  dans « La Rivière de Cassis », en 1872 :

 

Tout roule avec des mystères révoltants
          De campagnes d'anciens temps ;
De donjons visités, de parcs importants :
          C'est en ces bords qu'on entend
Les passions mortes des chevaliers errants :
          Mais que salubre est le vent !

 

Je me souviens qu'y régnait un grand calme, propice à la promenade, à la rêverie, à la vie. Le ciel y fut gris, il y fut bleu longtemps. La plage était immense comme un ciel ; ah ! je pourrais habiter à Dunkerque. Dunkerque est plus encore qu'une belle ville : c'est une ville précieuse, qu'un dieu des portes ajouterait à sa liste, sans doute.

 

 

 

 

05:52 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |