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samedi, 20 mai 2017

Toute la pensée

 

 

 

Le désir de voyager est déjà un pays, est déjà mille paysages.

 

 

 

 

 

 

 

17:54 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 14 mai 2017

Sables mouvants

 

 

 

Il est peu d'interlocuteurs véritables ; mais soudain, il est quelqu'un qui s'interrompt, un instant, et parle et répond, avant de reprendre son chemin dans un monde où mille yeux pour un seul regard ont déjà passé, repris par les sables et les vents qui les avaient révélés.

 

 

 

17:51 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 27 avril 2017

Genèse, 1

 

 

 

Il s'agit, tandis qu'encore le tohu et le bohu se déchaînent, de préserver, de darder notre beauté.

 

 

 

 

05:45 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 24 avril 2017

Tourner quelques pages blanches

 

 

 

Il est des destinations dont aucune image, aucun mot ne nous semblent mériter d'être retenus c'est ainsi que nous feuilletons nos propres voyages.

 

 

 

 

 

05:42 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 19 avril 2017

Ombres dans la rue

 

 

 

Je dépose rarement dans ces pages virtuelles une photographie qui n'est pas de moi — une fois n'est pas coutume. Mais j'aime tant ce cliché du photographe américain Roy Pinney, il me parle tant, que je ne résiste pas au plaisir de le partager ici. Il y a dans cette image un vrai regard sur notre monde moderne — la solitude au sein de la multitude dont parla si bien Baudelaire, le vertige et le temps ; et aussi, comme me le dit si justement une amie à qui je la montrai, un peu d'inquiétude...

 

 

Roy Pinney New York 1950.jpg

 

Roy Pinney (1911-2010), New York, 1950. (Source.)

 

 

 

 

vendredi, 14 avril 2017

Les partitions d'Erlebach

 

 

 

La malheureuse histoire de l’œuvre de Philipp Heinrich Erlebach m'avait touché lorsque je découvris, en 2012 je crois, quelques airs de ce compositeur : j'apprenais, dans le livret accompagnant le disque que j'écoutais, que le comte Albert Anton von Schwarzburg-Rudolstadt, le protecteur du compositeur, avait acquis auprès de sa veuve la plupart des manuscrits originaux de ses partitions, lesquels disparurent, alors que très peu avaient fait l'objet de copies, dans l'incendie de 1735 de la propriété de la famille du comte, le château de Heidecksburg, en Thuringe.

Les merveilleux aperçus qu'il nous reste de cette musique nous laissent rêver à ce que nous avons irrémédiablement perdu, opéras, sérénades, messes, cantates. Je pense à la perte.

 

 

 

 

Philipp Heinrich Erlebach (1657-1714), extraits de Airs et cantates (Meine Seufzer, In meiner Liebespein),
par le Stylus Phantasticus Ensemble (Victor Torres, chant), 2007.

 

 

 

 

 

lundi, 10 avril 2017

Du possible

 à L. L.

 

 

Le poème et le regard peuvent être des synonymes.

 

 

 

 

 

dimanche, 02 avril 2017

Note en marge

 

 

 

Mon livre récent a été honoré d'un certain nombre de critiques. Cependant, je sais que l'une d'entre elles ne sera recueillie dans aucune revue ; elle émane d'un élève de l'une des classes lyonnaises chargées de remettre le Prix Roger-Kowalski des Lycéens 2016, pour lequel mon ouvrage était sélectionné. Cet élève, H., écrivait :

 

« Je vous conseille : Le Dieu des portes de Frédéric Tison
Si vous aimez la ville, la liberté et la fraternité.
Je vous conseille de le découvrir un après-midi d'été pour voir les oiseaux voler, en pleine ville, à la terrasse d'un café avec une boisson fraîche.
Pour moi ce recueil est joyeux, sincère et heureux. »

 

Est-ce nécessaire de préciser que je fus là très touché ? Et que j'attends le prochain été pour me remémorer ces mots si touchants, et lever mon verre de boisson fraîche, sur une terrasse, en l'honneur de ce jeune lecteur et de tous les oiseaux ?

 

 

 

 

 

19:51 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

jeudi, 30 mars 2017

D'une lenteur

 

 

 

C'est dans les temps où le langage est malmené, où il semble détraqué, où les mots sont utilisés à tort et à travers, et vainement, et souvent pour ne rien dire ni voir ni aimer, c'est dans ces temps qu'il convient de parler rarement, écrire beaucoup dans le silence et la solitude, raturer, déchirer presque autant, et publier peu, dans des livres, des pages et des cahiers discrets, secrets, que pourtant chacun peut ouvrir s'il le désire : la lenteur sauve et rehausse tous les mots.

 

 

 

 

samedi, 25 mars 2017

De la solitude incurieuse

 

 

 

Notre époque souffre moins de l'inculture et de la déculturation que de la décomposition de l'archipel des honnêtes hommes.

 

 

 

 

 

17:33 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |