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mardi, 13 novembre 2018

La princesse Naguère

 

 

(Lecture d'un conte, avec des élèves de onze et douze ans.)

 

— « Il existait naguère une princesse... » Que signifie "naguère" ?

— C'est le nom de la princesse ?

 

 

 

15:50 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

jeudi, 08 novembre 2018

Respiration

 

 

 

L'odieuse chaleur a cessé de se répandre dans Paris... J'ai su, encore, que beaucoup de la terreur d'être au monde lui appartient : la chaleur excessive est petitesse, étroitesse, puanteur, décomposition déjà. Tout vent frais balaye la laideur : il ouvre les fenêtres, il rêve et glisse sur les terrasses, il est air, santé, espace, immensité. Il est selon lui-même cette salle de dalles sonores où son esprit résonne.

 

 

 

 

17:02 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'amitié manuscrite

 

 

 

Il est si rare aujourd'hui de recevoir une lettre manuscrite que c'est une émotion d'ouvrir l'enveloppe et de découvrir des caractères qui semblent autant de signes d'amitié vive et de complicité.

 

 

 

 

16:34 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

mercredi, 07 novembre 2018

D'une ville

 

 

 

Nantes, m'a-t-il semblé, n'est pas, n'est plus devrais-je dire, une belle ville — J'y suis venu avec ma passion des villes d'histoire et de toute ville, et je fus déçu : l'harmonie qu'elle dut connaître n'est plus, il n'y subsiste seulement que des îlots de beauté, maisons, château, cathédrale et portes... Il en est ainsi, je crois, des villes qui ne s'aiment pas : leurs administrateurs ne savent plus la beauté d'une rue, d'une perspective, d'un angle, d'une fenêtre — d'une porte ; on circule là dans un lieu qui méprise son passé, qui ne regarde plus son ciel et ses couleurs, son air. Nantes est sans doute à l'image de notre époque : elle n'est qu'une addition d'îles ignorées, loin de tout archipel — celui qu'avait lentement construit des centaines d'années.

 

 

 

 

20:08 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

lundi, 05 novembre 2018

Le temps étonné

 

 

 

Je lis et j'aime quelqu'un qui écrivit solitaire en 1150. Comme je me souviens de lui ! Comme tu me manques, mon Lecteur, mon complice de l'an 2540 !

 

 

 

 

16:01 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 19 octobre 2018

Veille

 

 

 

Le poème est une veille supérieure.

 

 

 

 

D'un oubli partagé

 

 

 

On oublie quelques amis comme on ne pense plus, parfois, au temps qui passe.

 

 

 

 

05:27 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 07 octobre 2018

Départs

 

 

 

Les mots sont si libres que l'homme, généralement, ne voit pas leurs ailes.

 

 

 

 

 

06:41 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

samedi, 29 septembre 2018

D'un silence

 

 

 

On parle rarement sans sottise ou méprise de son époque — on en est bien souvent l'un des perroquets, ou l'une des ombres ensevelies. C'est qu'il est malaisé d'en écouter le silence, cet actuel silence (comme toujours caché) qui rejoint le silence profond et immémorial du monde.

 

 

 

06:29 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 26 septembre 2018

Phares

 

 

 

Le guide et le gardien — ces deux figures à déceler, toujours, dans l’œuvre de poésie.