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vendredi, 14 juillet 2017

Signes

 

 

 

 

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Antonin Artaud (1896-1948), Portrait de Jany de Ruy (juillet 1947),
au Centre Pompidou, à Paris I,
photographie : octobre 2016.

 

 

 

 

jeudi, 13 juillet 2017

Dans le cabinet surréaliste

 

 

 

 

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Détail de la reconstitution du bureau d'André Breton (1896-1966)
au 42, rue Fontaine à Paris, où il vécut et travailla de 1922 à 1966,
au Centre Pompidou, à Paris I,
photographie : octobre 2016.

 

 

 

 

 

dimanche, 09 juillet 2017

Ô capitale infâme !

 

 

 

 

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Charles Baudelaire (1821-1867), détail du manuscrit autographe de l'"Épilogue" du Spleen de Paris,
à l'exposition "L'Œil de Baudelaire", au musée de la Vie romantique, à Paris IX,
photographie : octobre 2016.

 

 

ÉPILOGUE

 

Le cœur content, je suis monté sur la montagne
D’où l’on peut contempler la ville en son ampleur,
Hôpital, lupanars, purgatoire, enfer, bagne,

Où toute énormité fleurit comme une fleur.
Tu sais bien, ô Satan, patron de ma détresse,
Que je n’allais pas là pour répandre un vain pleur ;

Mais comme un vieux paillard d’une vieille maîtresse,
Je voulais m’enivrer de l’énorme catin
Dont le charme infernal me rajeunit sans cesse.

Que tu dormes encor dans les draps du matin,
Lourde, obscure, enrhumée, ou que tu te pavanes
Dans les voiles du soir passementés d’or fin,

Je t’aime, ô capitale infâme ! Courtisanes
Et bandits, tels souvent vous offrez des plaisirs
Que ne comprennent pas les vulgaires profanes.

 

 

 

 

jeudi, 06 juillet 2017

L'architecture mobile des nuages

 

 

 

 

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Charles Baudelaire (1821-1867), manuscrit autographe du poème en prose "le Port" (1864),
à l'exposition "L'Œil de Baudelaire", au musée de la Vie romantique, à Paris IX,
photographie : octobre 2016.

 

 

LE PORT

 

Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l’âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n’a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s’enrichir.

 

 

 

 

mardi, 04 juillet 2017

La douce Nuit qui marche

 

 

 

 

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Charles Baudelaire (1821-1867), manuscrit autographe de "Recueillement" (1861),
à l'exposition "L'Œil de Baudelaire", au musée de la Vie romantique, à Paris IX,
photographie : octobre 2016.

 

 

RECUEILLEMENT

 

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

 

 

 

 

dimanche, 02 juillet 2017

Les immenses bois du Passé

 

 

 

 

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Squelette du plus grand cervidé mâle connu (Megaceros giganteus)
(Irlande, Pléistocène supérieur, 125 000 - 11 000 ans av. J.-C.),
dans la Galerie de Paléontologie,
au Jardin des Plantes, à Paris V,
photographie : septembre 2016.

 

 

 

 

 

dimanche, 23 avril 2017

« Habiter c'est servir »

 

 

 

 

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Devise de la famille Agard de Maupas,
propriétaire (depuis le XVe s.) du château de Maupas (XVe-XVIIIe-XIXe s.),
 au-dessus de la porte d'entrée,
à Morogues, dans le Cher,
 photographie : août 2016.

 

 

 

 

mardi, 17 mai 2016

Ce qui fut lisible, ou L'effacement

 

 

 

 

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Fragment d'écriture sur des vestiges de fresques murales du XVIe siècle
représentant des scènes de la naissance du Christ et des miracles de la Vierge Marie,
provenant de l'église Saint-Epvre de Nancy,
collection du palais des ducs de Lorraine, à Nancy,
photographie : octobre 2015.

 

(Voir l'image en un plus grand format.)

 

 

 

lundi, 07 mars 2016

Le lutrin et le chevalet

 

 

 

Goethehaus 13 - manuscrit et dessin de G.jpg

 

Manuscrit et dessin à la plume de Johann Wolfgang Goethe, représentant un atelier (?),
dans la Goethe-Haus (XVIIIe s.), maison du conseiller impérial Johann Caspar Goethe (1710-1782),

où naquit Johann Wolfgang Goethe, le 28 août 1749,
et où il écrivit
Les Souffrances du jeune Werther (1774),
détruite en 1944 et reconstruite à l'identique en 1947-1951,
Großer Hirschgraben 23, à Francfort-sur-le-Main, dans la Hesse, photographie : août 2015.

 

 

 

 

vendredi, 19 février 2016

La méfiance

 

 

 

 

L'avantage d'être né dans l'ère dite électronique peu de temps avant que l'électronique, justement, ne prétende tout régir ou presque, c'est de mesurer à quel point celui-ci est peu digne de confiance, soumis qu'il est aux aléas des réseaux électriques et aux inquiétants caprices informatiques. Je publie ici, certes, quelques notes, et montre encore quelques images sur ce blogue, mais je sais que la Toile est beaucoup, et même infiniment plus fragile qu'un parchemin ou un papyrus : les gnostiques du Ier, du IIe et du IIIe siècles, s'ils avaient vécu à notre époque, auraient eu plus à craindre la perte de leur bibliothèque étonnante s'ils l'avaient confiée au seul Internet que s'ils n'avaient fait confiance à des supports "naturels", dans ces jarres de terre cuite où ils serrèrent leurs trésors écrits, ceux que le temps préserva jusqu'à nous.

 

 

 

05:28 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Traces | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |