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lundi, 10 avril 2017

Du possible

 à L. L.

 

 

Le poème et le regard peuvent être des synonymes.

 

 

 

 

 

dimanche, 02 avril 2017

Note en marge

 

 

 

Mon livre récent a été honoré d'un certain nombre de critiques. Cependant, je sais que l'une d'entre elles ne sera recueillie dans aucune revue ; elle émane d'un élève de l'une des classes lyonnaises chargées de remettre le Prix Roger-Kowalski des Lycéens 2016, pour lequel mon ouvrage était sélectionné. Cet élève, H., écrivait :

 

« Je vous conseille : Le Dieu des portes de Frédéric Tison
Si vous aimez la ville, la liberté et la fraternité.
Je vous conseille de le découvrir un après-midi d'été pour voir les oiseaux voler, en pleine ville, à la terrasse d'un café avec une boisson fraîche.
Pour moi ce recueil est joyeux, sincère et heureux. »

 

Est-ce nécessaire de préciser que je fus là très touché ? Et que j'attends le prochain été pour me remémorer ces mots si touchants, et lever mon verre de boisson fraîche, sur une terrasse, en l'honneur de ce jeune lecteur et de tous les oiseaux ?

 

 

 

 

 

19:51 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

jeudi, 30 mars 2017

D'une lenteur

 

 

 

C'est dans les temps où le langage est malmené, où il semble détraqué, où les mots sont utilisés à tort et à travers, et vainement, et souvent pour ne rien dire ni voir ni aimer, c'est dans ces temps qu'il convient de parler rarement, écrire beaucoup dans le silence et la solitude, raturer, déchirer presque autant, et publier peu, dans des livres, des pages et des cahiers discrets, secrets, que pourtant chacun peut ouvrir s'il le désire : la lenteur sauve et rehausse tous les mots.

 

 

 

 

samedi, 25 mars 2017

De la solitude incurieuse

 

 

 

Notre époque souffre moins de l'inculture et de la déculturation que de la décomposition de l'archipel des honnêtes hommes.

 

 

 

 

 

17:33 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 23 mars 2017

La musique dans un donjon

 

 

 

C'est au château d'Arques, et plus précisément au haut de son donjon, que j'aimerais écouter Les Cloches, le poème symphonique de Rachmaninov, l'une des plus belles musiques que j'ai jamais entendue (*), et particulièrement son sublime dernier mouvement, Lento lugubre, qui dit beaucoup de notre temps.

 

 

(*) En particulier dans son interprétation par Valeri Polyansky, avec l'Orchestre symphonique de Russie et le chanteur (basse) Vyacheslav Pochapsky, dont la voix est d'une magnifique profondeur (Brillant Classics, 2001).

 

 

 

 

 

 

Le cœur empêché

 

 

 

 

Nul doute : ces lieux qui nous serrent le cœur à l'évocation de leur seul souvenir et de leur seule image sont ceux où nous devrions vivre, où nous aurions dû le faire, mais dont l'infortune nous aura privé à jamais. Là cependant est et sera notre être, là notre émotion, là notre forme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20:23 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 22 mars 2017

L'abîme et l'abyme

 

 

 

J'ai de quelques-uns de mes livres publiés un exemplaire abîmé, taché, aux pages cornées, froissées, voire déchirées ; ce sont ceux qui m'accompagnèrent lors de lectures publiques, et dont je me sers également comme d'un instrument de travail pour mes écrits en cours. Il m'arrive de me dire, lorsque je regarde ces livres martyrisés, que je suis plutôt moi-même le brouillon de leurs mots fixés sur la page.

 

 

 

16:38 Écrit par Frédéric Tison dans Autour du livre, Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 15 mars 2017

L'élection

 

 

 

    Qu'ai-je retenu, au musée des beaux-arts de Carcassonne, et non seulement en photographie ? Et d'ailleurs, pourquoi ai-je élu ce tableau-ci plutôt que celui-là ? En regardant mes clichés (que je ne dépose pas exhaustivement ici), quelques mois après mon séjour, je songe que mon regard d'alors a fait un tri que mon regard d'aujourd'hui ne suivrait pas nécessairement – et qu'un tableau, totalement oublié, fut injustement négligé, que je n'aurai sans doute jamais plus l'occasion de contempler. Il en est sans doute de même pour tous les paysages et les visages croisés selon le lieu et le temps.

 

 

 

06:20 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Musée d'un regard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 12 mars 2017

Où lire ?

 

 

 

Vivre dans une belle (elles le sont toutes) tour médiévale aux murs épais et lourds, imperméables à la fureur et aux bruits du monde, serait-ce savoir que l'on peut à loisir revenir dans une chambre haute où lire, contempler et se reposer, au terme de voyages et de jours où toujours nous fûmes menacés ?

 

(Cela, même si je sais bien qu'aujourd'hui les châteaux-forts ne sont plus d'aucune utilité contre la violence moderne des bombes...)

 

 

 

 

 

13:01 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 11 mars 2017

Relire

 

 

 

Relire est l'autre nom de la beauté, de la pensée, de l'amour et du désir.

 

 

 

 

 

 

05:49 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |