Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 04 octobre 2017

De quelques images

 

 

 

 

Que dois-je photographier ? — Seulement ce que j'aime, seulement ce dont je suis curieux, répondrai-je, c'est-à-dire ce que j'ai retenu, et qu'il me semble que le monde devrait redoubler — Et tout le reste est journalisme moderne —, idolâtrie contemporaine, fausse actualité.

 

 

 

 

 

dimanche, 01 octobre 2017

Couleurs des voyages

 

 

 

Les villes où nous avons voyagé adoptent la couleur du temps qui nous les a fait découvrir. Ainsi la ville de Vannes m'est-elle, dans mon souvenir, d'abord bleue et grise ; le soir tomba très vite, et il plut tout le long du lendemain.

 

 

 

 

06:40 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 29 septembre 2017

La musique et les plans

 

 

 

On pourrait dessiner les plans d'un château en écoutant simplement l'un des mouvements d'une symphonie de Haydn — en quoi il fut l'un des châtelains de la pensée. Devant ce château, un air de Mozart esquisserait le jardin, Debussy le prolongerait vers le parc— et les notes de Satie seraient le vent, l'abeille, les fleurs ; Sibelius, la forêt, et tous les musiciens le ciel.

 

 

 

lundi, 18 septembre 2017

Regards

 

 

 

Nous sommes nés devancés ; avant nous la beauté fut aimée. C'est en cela que nombre de morts sont en nous qui vivent encore de nos regards émerveillés.

 

 

 

 

16:36 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 12 septembre 2017

Sablier

 

 

 

Le monde entier se crut parfois pierre ; il se sait sable désormais, sable parmi les sables.

 

(Est-ce vrai ?)

 

 

 

 

18:38 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 23 août 2017

Traces

 

 

 

Qu'y a-t-il de plus indiscret que nos bibliothèques personnelles ? Nos doigts laissent un sillon sur la tranche des livres aux passages les plus lus et les plus aimés.

 

 

 

 

 

samedi, 15 juillet 2017

Deux points

 

 

 

Savoir : le monde cherche quelque chose en tâtonnant et connaître : le poème est la somme du chasseur et du trésor.

 

 

 

 

06:11 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Sur le poème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 11 juillet 2017

Îlots

 

 

 

Nul n'a jamais vécu dans un monde cultivé, dans un monde amoureux du savoir et de la beauté. Nous sommes des îlots. Il y eut, cependant, parfois, des archipels Seul ce fait manque, aujourd'hui.

 

 

 

17:49 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 27 juin 2017

Les rares fois

 

 

 

Il arrive parfois que le Louvre soit presque désert et que ne hantent ses salles que les seuls amoureux de l'art et de la beauté, silencieux ou chuchotant, tandis que, dans de discrets froissements, ils glissent lentement sur les dalles de marbre. Alors il semble que les œuvres respirent, qu'elles retrouvent le rêve qui fut leur origine, il semble qu'elles sont comme apaisées Je dirais même : consolées.

 

 

 

05:20 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Musée d'un regard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 23 juin 2017

L'infiniment rêveur

à Sylvie.

 

 

 

JS1.jpg

 

Josef Sudek (1896-1976), Rue de Prague (1924), photographie, épreuve gélatino-argentique,
exposition "L
e monde à ma fenêtre : Josef Sudek", au musée du Jeu de Paume, à Paris VIII,
photographie : septembre 2016.
(L'encadrement blanc est dû à mon logiciel de traitement photographique.)

 

 

C'est là une photographie sans la connaissance de laquelle jamais peut-être Rues gris sable, le livre d'artiste que Sylvie Ledouxe et moi conçûmes en 2015-2016, n'aurait vu le jour. Cette image, que l'artiste me fit découvrir, est une sorte de prélude aux silhouettes de passants qui hantent cet ouvrage. Qui est cet homme (et est-ce vraiment un homme ?) ? Où va-t-il ? Quel est son passé ? Seuls le poème, le conte ou le poème d'un conte pourraient donner l'ébauche d'une réponse à ces questions.