Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 29 décembre 2021

Une lecture par Charles Gonzalès et Frédéric Tison

 

 


 

 

Lors de la remise des Prix Louis-Guillaume du Poème en prose 2020 et 2021,
le mercredi 22 décembre 2021, à l'Hôtel Blémont, Maison de Poésie, Paris IX,
lecture,
par Charles Gonzalès (écrivain, comédien et metteur en scène), que je remercie vivement,
et Frédéric Tison (lauréat du Prix 2021 pour
La Table d'attente).
Vidéo par C. T., que je remercie également.

 

 

 

samedi, 25 décembre 2021

Dans la salle (3)

 

 

 

IMG_2608.jpg

 

Paul Farellier lisant son texte de présentation sur La Table d'attente
lors de la remise des Prix Louis-Guillaume du Poème en prose 2020 et 2021,
le mercredi 22 décembre 2021, à l'Hôtel Blémont, Maison de Poésie, Paris IX.

Photographie par Sylvestre Clancier, qui m'a autorisé à la reproduire ici.

 

 

 

vendredi, 24 décembre 2021

De Paul Farellier

 

Le mercredi 22 décembre 2021 me fut remis le Prix Louis-Guillaume du Poème en prose 2021 pour mon livre La Table d'attente ; à cette occasion, Paul Farellier écrivit et lut ce texte de présentation qu'il m'a autorisé à reproduire ici. Je lui suis infiniment reconnaissant, pour tout.

 

___________

 

Quand on aborde ce livre pour la première fois, et que, bien évidemment, on ne connaît pas encore la richesse poétique que sa lecture va révéler, on se trouve sur un chemin d’apparence modeste. L’auteur nous y accueille d’abord par un titre d’aspect plutôt « tranquille » – La Table d’attente –. Puis la définition académique qui nous en est donnée, assure elle aussi une sérénité relative :

 

Table d’attente. Plaque, pierre, planche, panneau sur lequel il n’y a encore rien de gravé, de sculpté, de peint. Fig : C’est une table d’attente, ce n’est qu’une table d’attente, se dit d’un jeune homme dont l’esprit n’est pas entièrement formé, mais qui est propre à recevoir toutes les impressions qu’on voudra lui donner.

 

En réalité, dès le premier poème (Je suis ici le chemin dévorant – et cette offrande-là, unique soleil parmi les herbes, entre les pierres, c’est mon ardente éclipse), on découvre très vite que l’on va avoir affaire à des enjeux immenses. Et tout d’abord, le poète se posera la question fondamentale de sa propre existence et de sa présence au monde :

 

J’avais vingt-quatre ans, et je veillais près d’un château. Et je me disais : « Je suis sur une terrasse, à ne toujours pas savoir. Suis-je en ce monde un regard ? Suis-je une pensée ? Suis-je un monde d’os et de sang qui passe en écartant quelques voiles, ne suis-je que cette ombre, cette écume-là, vaine sur les dalles ?

 

Car la table d’attente n’a rien de la mythique page blanche qui, dans la légende littéraire, impatiente si souvent l’inspiration. Elle est le lieu d’une recherche héroïque de soi-même, lieu faste parfois, riche de découvertes revivifiantes, mais aussi lieu pouvant devenir hostile et désertique. Là, sur cet écran de voyance, se nourrit l’invincible mélancolie dont le poète évoquera les ombres multiples, les fera monter sur l’horizon de son histoire.

 

Que sont-elles, ces ombres ? Elles sont lui-même : regardées, rejointes à plusieurs âges de la vie, chacune témoignant d’une étape de la connaissance, d’une étape de la sensibilité, d’une étape aussi vers « l’autre ami », celui de cet autre visage ardemment recherché bien que le poète craigne qu’il « ne se rencontre peut-être pas ». Car ce livre est en quête perpétuelle d’un amour jamais rejoint, alors même que sa présence peut être si forte à travers les évanescences du rêve :

 

Une respiration, un baiser sur mes lèvres : est-ce toi qui viens jusqu’à mon corps troublé ?

Jadis je caressais tes oublis — J’attends le jour où je mettrai tes mains au creux des miennes : fuira-t-il assez cet oiseau qui est toi, loin de mes bras ?

(Il paraît que la haute mer connaîtra son corps épuisé — ses regards, ses saisons, ses années — dont les eaux feront des vents et des chansons.)

Un doigt sur tes lèvres et je viens m’y échouer.

 

Le poète lui-même se tient dans un espace d’ombre dont il dit qu’il lui est infiniment précieux (approfondir ma pénombre est mon entier trésor). Dans cet espace, sa ressouvenance est discontinue : non pas un flot de mémoire, mais un archipel d’étincelles où le passé regarde intensément le visage de l’avenir, et où se remémorer n’est qu’une suite de morts à l’éternel désir, à la beauté toujours mystérieuse, où chaque fois persévère malgré tout un espoir réenchanté.

 

Au terme, certainement provisoire, que constitue la dernière page de ce livre, le poète se trouve enseigné de son mode d’être au monde ; rien ne le fixe, rien ne l’arrime – se mouvoir, devenir, passer, mais tenir le monde par la mémoire et le regard :

 

Je suis ici le rythme et l’élan d’un autre vent, d’un autre chant, d’un autre temps.

Nuages ! Haltes incessantes, je suis ici le mouvant.

Je suis ici l’eau vivante — Mort ! Que je te peigne sur fond d’or ou d’océan… Soirs ! Que je vous baigne dans mes miroirs et mes rouges… Amour ! Que je t’invente…

Je serai là l’image qui manque, la ressouvenance, la pleine fenêtre et l’innombrable passant.

 

La vérité de ce très beau livre ne réside ni dans le caractère introspectif de sa démarche, ni dans le semblant d’autobiographie auquel on aurait grand tort de le réduire. Intemporelle, cette vérité n’a pu naître cependant que de la fluidité du temps et de la présence-absence du poète à chacune des étapes de son âge et dans leur entremêlement. De là dérive, pour ce livre, avec ces mots qui descendent vers nous dans leur tremblement et leur écho, la grâce de ce que Bonnefoy appelait « vérité de parole » et qui est seul garant de vraie poésie.

 

C’est à quoi nous avons été particulièrement sensibles. Il faut ajouter qu’en couronnant ce livre, notre jury s’est sans doute également souvenu qu’il avait à distinguer un ouvrage de poèmes en prose, c’est-à-dire un ouvrage composé d’authentiques poèmes, eux-mêmes écrits dans une véritable prose. La Table d’attente est, à cet égard, tout proche de ce qu’on pourrait appeler « notre idéal » : les quatre-vingt-dix-neuf pièces qui le composent sont indiscutablement d’admirables poèmes ; mais, de surcroît, la prose qui en forme le corps nous est apparue comme l’une des plus éblouissantes qui se puissent rencontrer dans la poésie de langue française d’aujourd’hui, en même temps que l’une des plus musicales. Lire ou écouter ce livre est un rare plaisir de l’esprit.

 

Paul Farellier

 

 

 

 

jeudi, 23 décembre 2021

Dans la salle

 

 

 

269794494_5083368591673449_5459150261918773809_n.jpg

 

À l'occasion de la remise des Prix Louis-Guillaume du Poème en prose 2020 et 2021,
le mercredi 22 décembre 2021, à l'Hôtel Blémont, Maison de Poésie, Paris IX.

Avec Norbert Crochet. Photographie par C. T. 

 

 

 

mercredi, 04 août 2021

En espagnol

 

 

A François C*

 

En ese entonces fuimos a pasear por el jardín del que algunas de las flores eran peligrosas. Por los caminos, un pájaro aquí y allá contestaba al silencio y al viento. Puentes diminutos cruzaban un agua clara.

Estábamos solos. Los árboles amaban. Nadie era más guapo que tú.

Era un jardín encaramado a las montañas con abetos de terciopelo. Y la ruta que allí nos había conducido seguía arriesgada a la vuelta.



Frédéric Tison, Nuages rois, « Ciels III », poème XVIII,  Librairie-Galerie Racine, collection Les Hommes sans Épaules, Paris, 2021.
Traduction de Sophie Charmoille.

 

 

 

22:20 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Traductions, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 10 juin 2021

Constellation d'un poème (lecture et images)

 


 

Tu peuples les villes précieuses d’oiseaux et de sons.

Tu marches dans Sils — y respirent tes regards sur le lac, vers les montagnes calmées, devant la demeure blanche où Frédéric Nietzsche vint transcrire les danses et les rires dorés.

À Sarlat les pierres te parlent ; tu es humble au cimetière de Domme non loin.

Tu te baignes dans la mer Égée, à Nauplie, et te blesses à l’épine de l’oursin.

À jamais tu souhaites vivre et souffrir dans les villes précieuses.

 

Frédéric Tison, Le Dieu des portes, Cahier II, poème XIII (éd. Librairie-Galerie Racine, coll. Les Hommes sans Épaules, 2016.)

 

 

 

 

08:26 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 11 mai 2021

Où je lis Le Dieu des portes — Cahier I, poème XVIII

 

 

 

 

Frédéric Tison, Le Dieu des portes, Cahier I, poème XVIII.

 

 

 

13:35 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 09 mai 2021

Dans le parc Léon-Salagnac

 

 

 

 

Extrait de ma lecture lors de l'événement "Livres en plein air"
(qu'organise l'association Bâton de paroles),
le dimanche 9 mai 2021, au parc Léon-Salagnac, à Malakoff.
Film par M. ***, que je remercie vivement. Photographies par le même :

 

IMG_20210509_164903.jpg

 

Capture Malakoff.PNG

 

 

 

samedi, 08 mai 2021

Où je lis "Nuages rois" (3)

 

Frédéric Tison, Nuages rois, « Ciels I », poème XV.
(Librairie-Galerie Racine, collection Les Hommes sans Épaules, 2021.)

 

 

 

09:13 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 27 avril 2021

2921

 

 

La date de 2921 est écrite sous la note de de lecture sur Nuages rois, par Jean-Paul Gavard-Perret, sur le site L'Internaute. Oui, je vis en 2921. Le livre paraîtra en 2921, je l'espère et le souhaite.

 

 

 

lundi, 26 avril 2021

Deux notes de lecture sur "Nuages rois"

 

 

Je signale une note de lecture sur Nuages rois, par Jean-Paul Gavard-Perret, sur le site L'Internaute (23 avril 2021).

Elle est reproduite sur la page consacrée à l'ouvrage sur le site des Hommes sans Épaules, avec une note de lecture de Claire Boitel, à paraître dans la revue Les Hommes sans Épaules, n° 52, en octobre 2021.

 

 

 

12:00 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Revues, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

jeudi, 22 avril 2021

Où je lis "Nuages rois" (2)

 

Frédéric Tison, Nuages rois, « Ciels I », poème XVII.
(Librairie-Galerie Racine, collection Les Hommes sans Épaules, 2021.)

 

 

 

 

06:31 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

dimanche, 18 avril 2021

Où je lis "Nuages rois"

 

 

Nuages rois, un extrait

 

Frédéric Tison, Nuages rois, « Ciels III », poème XXVII.
(Librairie-Galerie Racine, collection Les Hommes sans Épaules, 2021.)

 

 

 

22:44 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 01 avril 2021

Petite annonce

 

 

Je suis à la recherche d'un traducteur en anglais, en chinois, en espagnol, en allemand, en latin, en russe, en grec, en finnois, en hongrois, en tchouvache, en télougou, en wu, en sanscrit, en hiéroglyphes (hiératiques ou non), en hébreu, en ojibaway, en mixtèque, en navajo, en nahuatl, en cachemiri, en sumérien, en kirghize, en cebuano, en maay, en danois, en frison, etc., de mes livres de poésie.

Je ne pourrai pas grandement le rétribuer pour ce travail, mais j'aurai des présents en échange : des peintures, des dessins ou des manuscrits originaux.

 

Veuillez me contacter ici.

 

 

samedi, 27 mars 2021

En italien

 

 

O solitario.
 
Nevicherà domani : oh quanto ansioso di arenarti, di placarti, di regnare sei — di arenarti lentamente tra le foglie e le pietre, di placarti al termine del sogno, di regnare bianco sulla terra.
 
O promesso sposo.
 

Frédéric Tison, La Table d'attente, éd. Librairie-Galerie Racine, collection Les Hommes sans Épaules, 2019. Livre III., poème V. Traduction de Claire Boitel.

 

 

 

06:05 Écrit par Frédéric Tison dans Lectures, Traductions, Une petite bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |