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mercredi, 20 septembre 2017

Ronde des visages (dans la ville), 4.

 

 

(3.)

 

Le visage qui aime, qui aime à,

 

Le visage de celui qui a l'air d'avoir lu tous les livres d'Antonin Artaud (et c'est vrai tantôt, mais tantôt cela n'est pas vrai du tout),

 

Le visage sans mot dire,

 

Le visage qui donne des leçons de grammaire,

 

Le visage qui se rappelle la musique,

 

Le visage de qui lit un poème,

 

Le visage rare comme un ciel,

 

Le visage de celui qui écouta une sonate d’Érik Satie,

 

Le visage qui n’est qu’une bouche,

 

Le visage facile,

 

Le visage qui sait qu’il ne sait pas qu’il sait,

 

Le visage qui ne sait pas qu’il ne sait pas, qui ne sait pas s'il ne sait qu'il ne sait pas, etc.,

 

Le visage à qui nul ne fait accroire,

 

Le visage simple,

 

Le visage de qui revient…

 

(à suivre.)

 

 

 

06:10 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules, Ronde des visages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 18 septembre 2017

Regards

 

 

 

Nous sommes nés devancés ; avant nous la beauté fut aimée. C'est en cela que nombre de morts sont en nous qui vivent encore de nos regards émerveillés.

 

 

 

 

16:36 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 23 août 2017

Traces

 

 

 

Qu'y a-t-il de plus indiscret que nos bibliothèques personnelles ? Nos doigts laissent un sillon sur la tranche des livres aux passages les plus lus et les plus aimés.

 

 

 

 

 

mardi, 11 juillet 2017

Îlots

 

 

 

Nul n'a jamais vécu dans un monde cultivé, dans un monde amoureux du savoir et de la beauté. Nous sommes des îlots. Il y eut, cependant, parfois, des archipels Seul ce fait manque, aujourd'hui.

 

 

 

17:49 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 08 juin 2017

La faiblesse

 

 

 

Nous sommes vulnérables lorsque nos mots sont déracinés.

 

 

 

21:45 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 14 mai 2017

Sables mouvants

 

 

 

Il est peu d'interlocuteurs véritables ; mais soudain, il est quelqu'un qui s'interrompt, un instant, et parle et répond, avant de reprendre son chemin dans un monde où mille yeux pour un seul regard ont déjà passé, repris par les sables et les vents qui les avaient révélés.

 

 

 

17:51 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 27 avril 2017

Genèse, 1

 

 

 

Il s'agit, tandis qu'encore le tohu et le bohu se déchaînent, de préserver, de darder notre beauté.

 

 

 

 

05:45 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 10 avril 2017

Du possible

 à L. L.

 

 

Le poème et le regard peuvent être des synonymes.

 

 

 

 

 

jeudi, 30 mars 2017

D'une lenteur

 

 

 

C'est dans les temps où le langage est malmené, où il semble détraqué, où les mots sont utilisés à tort et à travers, et vainement, et souvent pour ne rien dire ni voir ni aimer, c'est dans ces temps qu'il convient de parler rarement, écrire beaucoup dans le silence et la solitude, raturer, déchirer presque autant, et publier peu, dans des livres, des pages et des cahiers discrets, secrets, que pourtant chacun peut ouvrir s'il le désire : la lenteur sauve et rehausse tous les mots.

 

 

 

 

samedi, 25 mars 2017

De la solitude incurieuse

 

 

 

Notre époque souffre moins de l'inculture et de la déculturation que de la décomposition de l'archipel des honnêtes hommes.

 

 

 

 

 

17:33 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |