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lundi, 18 juillet 2022

D'un merle

 

 

Un merle noir, peut-être éreinté par la chaleur qui règne en France aujourd'hui et à Paris en particulier, s'est posé tout à l'heure sur la balustrade de la fenêtre de mon salon. Coïncidence amusante, j'étais précisément en train de relire La Folie de Suibhne (Buile Suibhne), récit autour d'un roi légendaire d'Irlande où il est question de l'une des métamorphoses de Merlin en merle. J'aurai aimé ces hasards objectifs.

 

 

 

18:14 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, J'aurai aimé | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 03 janvier 2022

D'un baron et d'une étude de vagues

 

 

 

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Baron François Gérard (1770-1837), Une Étude de vagues se brisant au coucher du soleil,
à l'exposition "Sur le motif. Peindre en plein air, 1780-1870",
à la Fondation Custodia, à Paris VII,

photographie : décembre 2021.

 

 

 

 

mardi, 23 novembre 2021

Du vent

 

 

Le vent violent fut bienfaisant à Paris, aujourd'hui, qui m'apporta le son des cloches d'une église située  non loin de chez moi, mais trop loin pour que je puisse d'ordinaire les entendre (Il s'agit des cloches de l'église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, à Paris XII), et que ma vie ne m'a pas permis de côtoyer, faute de pouvoir exister en un endroit privilégié. Pauvreté et triomphe mêlés en cet instant, grâce au vent.

 

 

 

mardi, 26 octobre 2021

De la ponctuation

 

 

 

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Vue sur le jardin du château de Champs, à Champs-sur-Marne,
photographie : octobre 2016.

 

 

 

jeudi, 26 août 2021

Et voilà

 

 

 

L'écoute de l'extraordinaire Neuvième Symphonie d'Anton Bruckner, qui sait être tantôt caresse (infinie caresse), tantôt impatience (terrible impatience), est, lors d'une nuit d'insomnie, un baume : voilà un homme, se dit-on !

 

 

 

 

lundi, 23 août 2021

Nuages de France

 

 

 

 

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Nuages de France, dans le Bourbonnais, photographie : août 2021.

 

 

 

 

lundi, 17 mai 2021

Du temps

 

 

Le temps est notre corps innombrable.

 

 

 

mercredi, 05 mai 2021

4 000

 

 

 

Il y a désormais plus de quatre mille billets, photographies et notes sur ce blogue que je tiens depuis 2013. Naturellement, la majorité de ces publications est tombée dans l'oubli. Je n'ai moi-même pas le temps de m'y plonger, même s'il est ici question d'un athanor... Tant de cendres, que je fouille mal... Émile Littré ni l'Académie française ne retiennent le singulier du mot archive ; pour moi, il est correct, pourtant. En publiant ou republiant quelques photographies du passé, il me semble que je fais vivre l'archive de mes yeux.

 

 

 

20:22 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, J'aurai aimé | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

lundi, 29 mars 2021

La confidence dans la nuit douce

 

 

Et puis, la nuit est douce, tandis que ce soir j'écris, encore et encore. Je me souviens qu'un certain ***, à qui je confiais qu'un corps pouvait manquer, avait été, sottement selon moi, choqué par cette phrase. Mais bien sûr qu'un certain corps manque ! Son corps me manque —.

 

 

 

lundi, 22 mars 2021

Multiplications

 

 

Les chants des oiseaux sont des multiplications de Dieu dans le monde.

 

 

 

samedi, 10 octobre 2020

Ô les chants des matelots !

 

 

 

 

 

Déodat de Séverac (1872-1921), Trois Souvenirs : II. Chants des matelots. Andantino (1919),
Orchestre de la Suisse Romande, dirigé par Roberto Benzi.

 

 

(J'aurai rarement écouté une musique aussi légère, élégante et profonde à la fois que celle-ci, avec les volutes de ses violons frémissants.)

 

 

 

dimanche, 26 janvier 2020

Jamais assez

 

 

 

Il n'y a jamais assez de soleils. C'est ce que sait celui qui a aimé.

 

 

 

lundi, 01 septembre 2014

Phrase

 

 

 

 

J'aurai aimé, j'aurai aimé, j'aurai aimé... Ainsi du murmure renouvelé de mes notes et de mes photographies, ici-même et ailleurs, dans mes livres imprimés, dans mes brouillons inextricables.

 

 

 

19:46 Écrit par Frédéric Tison dans J'aurai aimé, Minuscules | Tags : frédéric tison, minuscule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 08 juillet 2014

La toile et le lieu

 

 

 

 

 

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Albert Aublet (1851-1938), La Tempête apaisée,
en l'église Saint-Jacques (XVIe s.), au Tréport,
photographie : avril 2014.

 

 

J'aurai rarement contemplé un tableau aussi bien placé que celui d'Albert Aublet, La Tempête apaisée, en la belle église Saint-Jacques, qui est élégante et sobre, du Tréport. Dieu sait que j'aime les galeries des palais, et les musées, mais ce tableau ! Non seulement il me plaît, et il est beau, et puissant, mais sa situation unique le magnifie, l'exalte et l'élève dans la nef ainsi qu'un chef d'œuvre consacré de Rubens ou de Delacroix — pourtant il n'est pas célèbre, encore moins célébré. Eh ! Qu'importe ! si je le célèbre.

 

(Et cependant, depuis des années je ne parviens pas à en saisir une image assez belle (la preuve !).)

 

 

 

 

dimanche, 04 mai 2014

Pays mouvant

 

 

 

 

Les gens de Bretagne auxquels j'ai parlé, durant mon récent voyage en ces contrées, me dirent bien souvent la même chose, à savoir que leur pays illustrait, chaque jour ou presque, les quatre saisons : aux vents enthousiastes et glaciaux succèdent en effet les nuages les plus calmes, eux-mêmes remplacés soudain par un ciel d'orage furibond qu'apaise bientôt une toute douce pluie qui fait place au plus extatique des ciels bleus. J'aurai aimé cela. Je dois bien dire qu'en France, même en Normandie, et même dans les Pyrénées, les "Hautes-Pyrénées" où je suis né, je n'ai guère vécu de ciels aussi changeants, aussi délicieusement capricieux, aussi féconds, aussi propices au rêve, aussi comparables à la pensée qui danse. À la Pointe de Dinan, qui est peut-être plus belle encore que la Pointe du Raz, j'ai vu, en une heure à peine, une mer bleue, une mer blanche, une mer verte et une mer noire, et j'ai vu de l'aveuglant et du sombre, la pluie intime et le soleil formidable, des nuages inoubliables comme la musique et les plus beaux des ciels peints, et puis un arc-en-ciel. En avançant, toujours, ce ne pouvait être que la fin du monde.