Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 20 juin 2016

Une autre lenteur

 

 

La plus exquise lenteur, parsemée de silences, traverse la musique de Satie : c'est de celle-ci que nous avons besoin, un jour de pluie, c'est ce jour auquel elle répond, et c'est celle-ci que nous appelons pour redoubler la pluie la plus douce. On dirait que chaque note précède, retarde et attend à la fois chaque goutte de pluie qui touche nos toits.

 

 

 

Érik Satie, florilège par Branka Parlic.
(Le dernier morceau est estompé et coupé, mais l'interprétation est si belle et si neuve...)

 

 

 

jeudi, 09 juin 2016

Une musique pour tous les soirs du monde

 

 

 

 

 

 Joseph Haydn, Symphonie n°45 en fa dièse mineur, « Les Adieux » (1772), 
dirigée par Charles Mackerras (1989).

 

 

 

17:12 Écrit par Frédéric Tison dans Un concert sur un blogue | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 12 janvier 2016

Musique pour un mardi soir

 

 

 

 

 

Joseph Haydn, Symphonie n°53 en ré majeur, dite L'Impériale (1777-1780),
direction : Sigiswald Kuijken, La Petite Bande.

 

 

(La plupart des Symphonies de Haydn ne semblent-elles pas avoir été composées dans un beau parc, non loin d'un château ?)

 

 

 

dimanche, 23 août 2015

Interlude lent

 

 

 

 

Érik Satie, Gymnopédies 1 & 3 (1888),
orchestration de Claude Debussy (1896)

 

 

 

16:30 Écrit par Frédéric Tison dans Un concert sur un blogue | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

dimanche, 05 juillet 2015

Des nouvelles du sublime

 

 

 

 

Jean Sibelius, Suite du Roi Christian II (1898), [V.] « Nocturne »,
dirigé par Neeme Järvi.

 

 

Ah, si j'avais pu écouter cela en me promenant dans le parc du château de Combourg !

 

 

 

jeudi, 09 avril 2015

Beau soir

 

 

 

 

Renée Fleming chante Beau soir, de Claude Debussy,
sur un poème de Paul Bourget.

 

 

Lorsque au soleil couchant les rivières sont roses
Et qu'un tiède frisson court sur les champs de blé,
Un conseil d'être heureux semble sortir des choses
Et monter vers le cœur troublé.

Un conseil de goûter le charme d'être au monde
Cependant qu'on est jeune et que le soir est beau,
Car nous nous en allons, comme s'en va cette onde :
Elle à la mer, nous au tombeau.

 

 

 

16:06 Écrit par Frédéric Tison dans Un concert sur un blogue | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 23 janvier 2015

Au dieu de la forêt

 

 

 

 

 

 

Jean Sibelius, Tapiola (1926), dirigé par Neeme Järvi.

 

  

Là s’étendent du Nord les vieilles forêts sombres

Mystérieuses en leurs songes farouches.

Elles abritent la grande divinité des bois

Les sylvains familiers s’agitent dans leurs ombres. 

(Jean Sibelius, à propos de Tapiola)

 

 

Que Tapio, le dieu de la forêt dans la mythologie finlandaise selon le Kalevala, soit réellement présent dans cette musique, et (sans jeu de mots !) tapi au fond d'elle, nous l'entendons dès les premières mesures.

(Nous pénétrons dans la forêt, la demeure de Tapio (Tapiola), pour quelle rencontre ? Cette musique hantée par le dieu, comme immobile, quasi silencieuse, ces blocs de son formidables qui se succèdent, cet orage étale... Je ne connais guère de musique qui incarne autant que celle-ci la catastrophe, dans le sens que ce mot avait dans le théâtre grec. C'est l'une des dernières œuvres achevées du musicien ; il est vrai que la dernière mesure apparaît comme la dernière d'un monde.)

 

 

 

 

mardi, 09 décembre 2014

Allegretto grazioso

 

 

 

 

 

 

Wolfgang Amadeus Mozart,
Rondo pour piano et orchestre en ré majeur K. 382 - Allegretto grazioso,
Murray Perahia et l'English Chamber Orchestra.

 

 

Sans doute chacun le sait-il, en écoutant ce rondo, mais est-il une musique plus gracieuse et simple (divinement simple), évidente, élégante, voire élégantissime, subtile, légère et doucement mélancolique, et puissante et profonde, que celle-ci ? (À l'instant 3:50, c'est un miracle de beauté qui se renouvelle...) J'ai souvent pensé que même les oiseaux, qui en savent long sur le chant et la beauté, s'en enchanteraient, et qu'ils s'en enchantent, lorsqu'ils se posent sur la branche d'un arbre donnant sur la fenêtre ouverte d'une demeure où quelque être humain a choisi d'écouter ce morceau alors ils en parlent entre eux, étonnés, amusés, complices... Peut-être même (si les ornithologues ont montré que leurs langages, patois et dialectes, se modifiaient et "évoluaient", selon) ce rondo a-t-il influencé le chant de quelques uns parmi eux.

 

 

 

 

dimanche, 30 novembre 2014

Pour des oiseaux qui vont bientôt se taire, pour quelque temps

 

 

 

 

 

Maurice Ravel, "Oiseaux tristes" (Miroirs, II, 1904-1905),
par le compositeur lui-même.

 

 

 

11:57 Écrit par Frédéric Tison dans Un concert sur un blogue | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

mercredi, 24 septembre 2014

Musique pour une fin de journée

 

 

 

 

 

 

Jean-Louis Florentz (1947-2004), Qsar Ghilâne, ou Le Palais des Djinns (op. 18, 2003),
poème symphonique pour orchestre.

 

 

18:17 Écrit par Frédéric Tison dans Un concert sur un blogue | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |