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mardi, 28 décembre 2021

De nouvelles mesures extraordinaires

 

 

J'ai découvert hier soir le Projet de loi adopté par le Conseil des ministres extraordinaire qui s'est tenu le 27 décembre 2021. Je le trouve lacunaire, et peu exigeant. Si le citoyen que je suis avait été consulté, voici les propositions que j'aurais faites :

- Interdiction de porter des masques de couleur rose, à l'exception du rose fuchsia, mais alors seulement de dix heures du matin à une heure de l'après-midi. 

- Possibilité d'ôter son masque uniquement lorsque trois personnes sont réunies (mais si elles se connaissent mal, maintenir un mètre de distance ; deux mètres, si ces personnes ne se connaissent pas).

- Lors des soirées de gala, possibilité d'alterner le masque couvrant la bouche et le nez, avec le loup des bals masqués.

- Création de "sas sanitaires" (que l'on pourra également nommer "enceintes (ou passages) sanitaires") dans les trains. Possibilité d'y déguster son casse-croûte (composé de dinde ou de jambon uniquement (salade acceptée, mais "bio" sans exception ; le chou rouge est également autorisé) et d'y boire de l'eau (uniquement minérale (l'eau gazeuse sera acceptée sur prescription médicale)), mais seulement lorsque le train atteint la vitesse de 150 km/h.

- Dans les bars, interdiction de boire une tasse de café debout au comptoir ; mais uniquement à genoux. Les tasses de thé et les verres de vin ne pourront être consommés que sur le trottoir, à un mètre minimum de distance de la porte d'entrée de l'établissement. S'il pleut, un parapluie par personne sera requis.

- Dans les restaurants, une seule personne par table ; deux personnes, si elles se connaissent et se sont embrassées à l'entrée de l'établissement. Il sera exigé du gérant un Certificat d'embrassade (composé d'une photographie datée, avec des témoins), sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 euros.

- Lors des dits "meetings" politiques, en vue de respecter le bon déroulement de la démocratie et des futures élections, passage du nombre de 2 000 personnes autorisées à y assister à celui de 50 000. Leurs masques devront être de couleur verte, sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 3,5 euros.

- De cinq heures du matin à huit heures du soir, possibilité (mais cela reste à préciser lors d'un prochain Conseil extraordinaire) de regarder le ciel, sauf le mardi soir et le samedi matin.

- À l'Opéra, seuls les masques de couleur auburn seront autorisés (sauf si le spectacle s'achève après minuit).

- Création d'un Guide à destination du Citoyen ignorant et irresponsable.

 

 

 

18:00 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Marginalia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 13 décembre 2021

De la laideur

 

 

Pourquoi est-ce que je hais la laideur ? Au fond, mes contemporains, pour beaucoup, s'en accommodent. Pourquoi est-ce que je la déteste à ce point, pourquoi me blesse-t-elle ? Elle me rend malade, il est vrai, ainsi que tous les comportements humains que je trouve détestables, trahisons, délations, mensonges, ainsi que la publicité des affiches, ainsi que les vêtements négligés, ainsi que les bruits vulgaires, ainsi que la langue maltraitée, ainsi que toute la politique d'aujourd'hui. Mais pourquoi ? Il me serait facile de me proclamer esthète, et, pourquoi pas, dandy ! Mais il s'agit d'autre chose, que je creuse et dont je ne parviens pas à déceler la cause ou l'origine.

 

 

 

15:01 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Marginalia, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 09 novembre 2021

De l'amour

 

 

— Je pense à toi.

— Oui, moi aussi je pense à moi !

 

 

 

09:43 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Marginalia, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 14 juillet 2021

Note

 

 

Les roses rouges se fanent plus vite que les roses blanches.

 

 

 

11:57 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Marginalia, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 01 juillet 2021

Des cachets (Anecdote)

 

 

Tout à l'heure, tandis que j'étais attablé dans une brasserie, un homme s'avisa que j'étais en train de lire quelque ouvrage ; il me demanda de lui montrer la couverture du livre. (C'était L'Homme approximatif, de Tristan Tzara, que je relis souvent.)

 — Qu'est-ce que c'est ? me dit-il.

 — C'est de la poésie.

 — Ah !... Vous prenez des cachets ?

 

 

 

dimanche, 14 juillet 2019

Oiseaux de métal

 

 

 

 

SAM_8377.JPG

 

Par la fenêtre de mon salon,
lors du Défilé du 14-Juillet,
photographie : 14 juillet 2019.

 

 

 

 

mardi, 02 avril 2019

Un poème éternel

 

 

MANDOLINE

 

Les donneurs de sérénades
Et les belles écouteuses
Échangent des propos fades
Sous les ramures chanteuses.

C'est Tircis et c'est Aminte,
Et c'est l'éternel Clitandre,
Et c'est Damis qui pour mainte
Cruelle fait maint vers tendre.

Leurs courtes vestes de soie,
Leurs longues robes à queues,
Leur élégance, leur joie
Et leurs molles ombres bleues

Tourbillonnent dans l'extase
D'une lune rose et grise,
Et la mandoline jase
Parmi les frissons de brise.

 

Paul Verlaine, Fêtes galantes (1869)

 

 

 

16:24 Écrit par Frédéric Tison dans Marginalia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 18 août 2018

La main de métal

 

 

 

 

 

SAM_7906.JPG

 

Marque-page sur un exemplaire du Traité des armes (1740)
de Pierre Jacques François, La Haye : Pierre de Hondt éditeur, 1740,
dans la vitrine de la Librairie Laurent Coulet, boulevard Haussmann, à Paris VIII,
photographie : octobre 2017.

 

 

 

 

mercredi, 10 janvier 2018

Hölderlin par Jouve

 

 

 

 Rappel : Friedrich Hölderlin dans Les Lettres blanches.

 

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Friedrich Hölderlin : Folie et génie, par Pierre Jean Jouve (1951/France Culture).
Diffusion sur la Chaîne Nationale le 23 octobre 1951.
Réalisation : Roman Kowaliczko. Photographie de Pierre Jean Jouve : © Granger Historical Picture Archive/
Alamy Stock Photo. Franz Karl Hiemer, Portrait de Friedrich Hölderlin (1792).

 

« Lui-même traducteur, avec Pierre Klossowski, des Poèmes de la folie, Pierre Jean Jouve proposait quarante minutes en compagnie du poète allemand Friedrich Hölderlin, que le psychanalyste Jean Laplanche devait coucher sur son divan, plus d'un siècle après sa mort. Avait-il trouvé les clés de la folie du génial Hölderlin, que d'autres avant lui, et après lui, ont essayé de découvrir ? Cette folie, sans l'élucider, Pierre Jean Jouve nous la raconte ici, notamment à travers le récit qu'a laissé Wilhelm Waiblinger de la visite qu'il rendit en 1822 à Hölderlin, cloîtré dans la maison du menuisier Zimmer de Tübingen. »

Source : France Culture.

 

 

 

12:18 Écrit par Frédéric Tison dans Marginalia, Sur le poème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 03 janvier 2018

La voix du poète

 

 

 

 

 

Pierre Jean Jouve lit un poème de Matière céleste (1937),
« Matière céleste dans Hélène ».

 

 

 

 

 

mercredi, 27 décembre 2017

Pourquoi quelque chose plutôt que rien ?

 

 

 

Je signale la parution, sur le blogue de l'artiste Damien Brohon,
d'une belle synthèse de deux interventions siennes :

 

Pourquoi quelque chose plutôt que rien ?

 

 

 

 

 

 

05:48 Écrit par Frédéric Tison dans Marginalia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 12 octobre 2017

Le Temps

 

 

 

 

Frédéric Tison 1994.JPG

 

Portrait de l'auteur en jeune homme (1994).

 

 

 

 

 

08:48 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Marginalia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 19 avril 2017

Ombres dans la rue

 

 

 

Je dépose rarement dans ces pages virtuelles une photographie qui n'est pas de moi — une fois n'est pas coutume. Mais j'aime tant ce cliché du photographe américain Roy Pinney, il me parle tant, que je ne résiste pas au plaisir de le partager ici. Il y a dans cette image un vrai regard sur notre monde moderne — la solitude au sein de la multitude dont parla si bien Baudelaire, le vertige et le temps ; et aussi, comme me le dit si justement une amie à qui je la montrai, un peu d'inquiétude...

 

 

Roy Pinney New York 1950.jpg

 

Roy Pinney (1911-2010), New York, 1950. (Source.)

 

 

 

 

samedi, 31 octobre 2015

Autoportrait traversé

 

 

 

 

SAM_0932 b.jpg

 

Autoportrait de l'auteur dans une Eau claire, au jardin d'Albert Kahn,
à Boulogne-Billancourt, en ce jour
(clin d’œil amical à ceux de mes Lecteurs
qui se rendirent sur la page consacrée à quelques poèmes miens,
sur la page de la Revue Ce Qui Reste).

 

 

 

20:13 Écrit par Frédéric Tison dans Marginalia | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

mardi, 10 juin 2014

La chanson essentielle, évidemment

  

à ...

 

 

Odette Laure (1917-2004), "Allô, mon cœur" (1957).

 

 

21:25 Écrit par Frédéric Tison dans Marginalia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |