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samedi, 06 avril 2019

Déréliction

 

 

 

L'incertitude totale quant à quelque dieu ou quelque amour oblige à une longue, longue marche, la nuit, dans les rues de la ville.

 

(Note du 5 avril 2019.)

 

 

 

22:43 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 31 mars 2019

De Pelléas et Mélisande

 

 

J'écoute pour la énième fois Pelléas et Mélisande. Quelle beauté, quelle hauteur, quelle profondeur... Chaque mot chanté, chaque note ont la densité du mot du Poème. Il y a là tout l'amour délaissé, toute l'attente ; tout y règne dans une sorte de saturation. Et la lenteur ici est un baume ; elle est comme une marge ignorée, discrète, qui revient, ainsi qu'une mer, envahir tout le sable blanc de la page attristée.

 

 

 

23:54 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 16 mars 2019

La beauté

 

 

 

Nous appelons beauté ce que nous voulons dévorer des yeux et manger de baisers.

 

 

 

 

18:26 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 27 février 2019

La beauté des ports et des voiliers

 

 

 

 

SAM_1455.JPG

 

Le trois-mâts carré le Duchesse Anne (1901),
dans le port de Dunkerque, dans le Nord,
photographie : mai 2018.

 

 (à suivre.)

 

Et toujours, toujours, Le Port, par Charles Baudelaire. Oh, relire !

 

 

 

 

mardi, 26 février 2019

L'espoir

 

 

 

Tout livre est un premier pas.

 

 

 

 

 

Aller à Dunkerque

 

 

 

J'étais curieux de Dunkerque ; j'aimais son nom, j'espérais son Nord. Depuis longtemps je voulais découvrir la cité. J'en avais entendu quelque mal, mais je ne croyais guère aux descriptions lugubres et grises qui souvent sont faites de la ville — et puis, la ville est un port, et quelle ville portuaire ne saurait être belle et rêveuse ? J'ai découvert une ville élégante et sobre, aux vastes rues, que traversait un vent salubre, comme l'écrivit si justement Arthur Rimbaud  dans « La Rivière de Cassis », en 1872 :

 

Tout roule avec des mystères révoltants
          De campagnes d'anciens temps ;
De donjons visités, de parcs importants :
          C'est en ces bords qu'on entend
Les passions mortes des chevaliers errants :
          Mais que salubre est le vent !

 

Je me souviens qu'y régnait un grand calme, propice à la promenade, à la rêverie, à la vie. Le ciel y fut gris, il y fut bleu longtemps. La plage était immense comme un ciel ; ah ! je pourrais habiter à Dunkerque. Dunkerque est plus encore qu'une belle ville : c'est une ville précieuse, qu'un dieu des portes ajouterait à sa liste, sans doute.

 

 

 

 

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mardi, 12 février 2019

La distance

 

 

 

Nous venions d'ici, nous allions là. Nous siégeâmes. Et toujours nous demeurons dans l'intervalle de nos voyages.

 

 

 

 

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samedi, 09 février 2019

Le rêve et l'histoire

 

 

 

J'ai rêvé dans le parc du château de Brissac. Moi ? — Ma voix, mes photographies furent infimes devant cette splendeur calme.

C'est, qui est là vibrant ou endormi, tout l'Anjou — sa modénature variée, son histoire, et toute sa grâce, lesquelles rêvent selon le château.

 

 

 

 

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mercredi, 23 janvier 2019

Le nôtre

 

 

 

Le silence qui règne dans les salles des musées de province est notre silence.

 

 

 

 

07:04 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 18 janvier 2019

La surprise

 

 

 

Aujourd'hui, ce n'est pas la grossièreté qui surprend, mais la politesse.

 

 

 

 

18:55 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |