Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 14 novembre 2017

La saine méfiance

 

 

 

Ma méfiance grandit de jour en jour à l'égard de l'informatique : ces ordinateurs qui ralentissent inexplicablement ou presque, ces fichiers instables sur des sites numériques qui ne le sont pas moins, ces "clefs USB", ces "disques durs externes" que l'on peut briser, qui peuvent brutalement ne plus fonctionner, cette électricité, surtout, dont tout dépend, dangereusement, sont infiniment peu fiables, infiniment précaires, bien plus que l'air du temps, toujours plus ou moins optimiste, et toujours aveuglé peu ou prou, le laisse croire.

Un livre jamais fut-il en panne, un livre jamais se brisa-t-il ? Je songe souvent aux manuscrits de Nag Hammadi, qui furent découverts en 1945 et qui préservèrent une part de l'héritage livresque gnostique des Ier et IIe siècles : ce sont là des codex faits de papyrus, que menacent certes encore l'insecte, le feu et l'eau ; je me souviens des manuscrits sur parchemin du Xe ou du XIe siècles que, ganté de blanc, je feuilletais dans quelques bibliothèques, et qui semblaient si vulnérables ! Ceux-là cependant sont moins frêles que l'écran sur lequel vous lisez ces mots, Lecteur de passage ; de ceci je suis désormais certain.

 

Il reste que je ne confie cela qu'à l'Internet, car, contrairement à tout ce que j'écris, ces mots ne naquirent que par un clavier d'ordinateur.

 

 

 

18:21 Écrit par Frédéric Tison dans Autour du livre, Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 21 septembre 2017

Trois poètes

 

 

 

 

Fantin-Latour2.jpg

 

Henri Fantin-Latour (1836-1904), Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Léon Valade,
 dans
Un coin de table (1872), détail,
à l'exposition "Fantin-Latour, à fleur de peau", au musée du Luxembourg, à Paris VI,
photographie : janvier 2017.

 

 

 

 

 

mardi, 19 septembre 2017

Lectrice

 

 

 

 

Fantin-Latour3.jpg

 

Henri Fantin-Latour (1836-1904), La Lecture (1877), détail,
à l'exposition "Fantin-Latour, à fleur de peau", au musée du Luxembourg, à Paris VI,
photographie : janvier 2017.

 

 

 

 

lundi, 18 septembre 2017

Le poète

 

 

 

Fantin-Latour4.jpg

 

Henri Fantin-Latour (1836-1904), Charles Baudelaire,
dans
Hommage à Delacroix (1864), détail,
à l'exposition "Fantin-Latour, à fleur de peau", au musée du Luxembourg, à Paris VI,
photographie : janvier 2017.

 

 

 

vendredi, 15 septembre 2017

Les brouillons du livre

 

 

 

 

SAM_2625.JPG

 

Quelque part dans le Bourbonnais,
photographie : décembre 2016.

 

 

 

 

mercredi, 23 août 2017

Traces

 

 

 

Qu'y a-t-il de plus indiscret que nos bibliothèques personnelles ? Nos doigts laissent un sillon sur la tranche des livres aux passages les plus lus et les plus aimés.

 

 

 

 

 

jeudi, 17 août 2017

La légende du Psautier pourpré

 

 

 

 

LtdM 3.jpg

 

Psautier pourpré, dit de saint Germain, parchemin, Italie ou France, VIe siècle,
lequel aurait été rapporté d'Espagne
vers 550 par Childebert Ier, roi de Paris,
roi d'Orléans et co-roi de Burgondie (vers 497-558)
avec la croix d'or et la tunique de saint Vincent,
exposition "Les Temps mérovingiens", au musée de Cluny, musée du Moyen-Âge, à Paris V,
photographie : novembre 2016.

 

 

 

 

 

mardi, 15 août 2017

Decem libros historiarum

 

 

 

 

LtdM 1.jpg

 

 Grégoire de Tours (538-594), Histoire des Francs ou Dix Livres d'histoire (Decem libros historiarum),
détail, parchemin, Est de la France, début du VIIIe siècle,
exposition "Les Temps mérovingiens", au musée de Cluny, musée du Moyen-Âge, à Paris V,
photographie : novembre 2016.

 

 

 

 

lundi, 14 août 2017

Le poète qui chanta tour à tour Brunehilde, Galswinthe, Frédégonde, Ultrogothe et Radegonde

à Antire.

 

 

 

LtdM 2.jpg

 

Venance Fortunat (vers 530-609), Poèmes,
détail, parchemin, provenant de l'abbaye Saint-Pierre de Gorbie (Somme), fin du VIIIe siècle,
exposition "Les Temps mérovingiens", au musée de Cluny, musée du Moyen-Âge, à Paris V,
photographie : novembre 2016.

 

 

Du jardin de la reine Ultrogothe
[reine des Francs, morte après 566, épouse de Childebert Ier, roi de Paris]

 

Ici le printemps au teint pourpré fait croître les gazons verts, et l'air est embaumé de l'odeur des roses du paradis. Là, de jeunes pampres offrent une ombre protectrice contre les chaleurs de l'été, et servent d'abri aux ceps chargés de raisin. Tout cet enclos est émaillé de mille fleurs diverses ; il y a des fruits de couleur blanche, d'autres de couleur rouge. L'été y est plus doux qu'ailleurs, et la brise aux murmures discrets ne cesse d'agiter les pommes suspendues à leur tige. Childebert les a greffées avec amour. Venant d'une telle main elles ne nous en sont que plus chères. Elles tiennent de celui qui les a cultivées une saveur de miel que le royal jardinier leur a peut-être secrètement communiquée. Le prix de ces pommes nouvelles est doublé par l'honneur qu'un roi leur a fait ; l'odeur en est suave et le goût exquis. Jugez de ce qu'a pu faire pour le bonheur des hommes celui dont le toucher se fait sentir à nous dans l'agréable odeur de ces fruits ! Puisse l'arbre qui les porte en reproduire à perpétuité l'excellente espèce, afin que tout homme garde la mémoire de ce pieux monarque. C'est de ces lieux qu'il partit pour aller au ciel ; c'est à ses mérites qu'il doit d'être l'hôte de ces demeures sacrées. Naguère, chéri de tous, il fréquentait tour à tour les églises, aujourd'hui il est à poste fixe dans les temples célestes. Puissiez-vous, Ultrogothe, triomphante, et vous troisième avec vos deux filles, avoir le bonheur de l'y posséder un jour éternellement !

                                            

                                                              Venance Fortunat, Poèmes, Livre VI, 6. [Source.]

 

 

 

 

jeudi, 13 juillet 2017

Dans le cabinet surréaliste

 

 

 

 

AB - bureau.jpg

 

Détail de la reconstitution du bureau d'André Breton (1896-1966)
au 42, rue Fontaine à Paris, où il vécut et travailla de 1922 à 1966,
au Centre Pompidou, à Paris I,
photographie : octobre 2016.