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lundi, 28 mars 2022

De quelques rangements

 

 

J'ai commencé récemment de ranger quelque peu les rayonnages de ma bibliothèque — rude et inépuisable tâche, dans la mesure où, dans le cas d'une bibliothèque privée, toujours l'espace manque, et où il faut faire des concessions au désordre ! Tandis que je déplaçais les volumes, je me demandai soudain comment et où les écrivains rangeaient les livres dont ils étaient les auteurs : par ordre alphabétique, parmi les livres des autres auteurs, ou superposés à ces derniers, en vrac, ou bien dans un coin à part, à la façon d'un autel ou d'un tombeau ? En ce qui me concerne, ce fut toujours un (minuscule) dilemme. Dans la mesure où je dispose de plusieurs "exemplaires d'auteur" de la plupart de mes livres, j'ai opté pour une triple solution : tout d'abord, une sélection de chacun d'eux, rangée et scellée dans un rigide carton toilé, près du carton qui recèle mes manuscrits achevés et publiés ; ensuite, une place à part, dans ma chambre, pour les exemplaires qu'il me reste d'eux ; enfin, voguant ou volant de rayonnage en rayonnage dans mon appartement, une petite pile de quelques-uns d'entre eux, lesquels, cornés, tachés, fatigués, augmentés de petits marque-pages, l'ont été à l'occasion des quelques lectures publiques où j'eus le plaisir d'être convié, et qui dès lors sont destinés à celles où j'aurai peut-être l'occasion de me rendre.

 

 

 

05:19 Écrit par Frédéric Tison dans Autour du livre, Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 24 janvier 2022

L'enseigne

 

 

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À l'enseigne du livre rouge et de la plume blanche, enseigne de libraire (fin du XIXe s.),
au musée Carnavalet, à Paris III, photographie : janvier 2022.

 

 

 

vendredi, 21 janvier 2022

Un jeune musicien

 

 

 

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Un Jeune Musicien, Qazvin, Iran (vers 1590-1600, époque safavide),
papier, or, pigments opaques,
à l'exposition "Chefs-d'œuvre de la Collection Al Thani",
à l'Hôtel de la Marine, à Paris VIII, 

photographie (ratée, mal cadrée, floue, mais qu'importe !) : janvier 2022.

 

 

 

 

Dans la bibliothèque

 

 

 

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Dans la bibliothèque, à l'Hôtel de la Marine, à Paris VIII, 
photographie : janvier 2022.

 

 

 

 

Le titre mystérieux

 

 

Je suis en train de travailler à un livre (je travaille en ce moment à plusieurs livres), un livre dont le titre est mystérieux. Ce dernier m'étonne moi-même, alors que j'en suis l'auteur !

 

 

 

04:29 Écrit par Frédéric Tison dans Autour du livre, Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 18 décembre 2021

Le peintre et le poète

 

 

 

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Raoul Dufy (1877-1953) et Guillaume Apollinaire (1880-1918),
Le Poète assassiné (édition de 1926 ; éditeur non mentionné),
à l'exposition "Le Paris de Dufy",
au musée de Montmartre, 12, rue Cortot, à Paris XVIII,

photographie : novembre 2021.

 

 

 

lundi, 13 décembre 2021

Les épreuves

 

 

 

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Charles Baudelaire, épreuves d'imprimerie, corrigées par l'auteur, des Fleurs du Mal
(Alençon, imprimerie Poulet-Malassis et de Broise, mars-juin 1857)
,
à l'exposition "Baudelaire, la modernité mélancolique",
à la Bibliothèque nationale de France, à Paris XIII,

photographie : novembre 2021.

 

 

 

dimanche, 12 décembre 2021

Des confidences et des trahisons

 

 

 

Il ne sert à rien, il est même néfaste, je l'ai découvert récemment à mes dépens, de vous confier à ceux dont vous constatez brutalement qu'ils vous jugent sans d'abord vous écouter véritablement ni tenter de vous comprendre, car ils s'imaginent qu'ils ont raison par avance. Ils vous dénonceront avec un air vertueux et sentencieux qui n'est que le masque de leur impuissance ou de leur médiocrité — L'excuse de l'impulsivité étant, ici, nulle. C'est ainsi, devant cette malfaisance doublée souvent de quelque sottise, qu'il est loisible de mesurer notre solitude d'oiseau étrange. — C'est ainsi que nous mesurons, bien habillés au possible parmi la laideur répandue, notre qualité d'êtres aptères, les yeux levés vers le ciel. Ne vous confiez qu'à vous-même, hélas ! — ou bien à deux ou trois amis choisis, choisis extrêmement, qui vous ont déjà manifesté que quelque secret était, avec eux, en sécurité ; ou bien dans les pages de livres que vous composerez, mais que très peu liront vraiment. Nos pages sont nos ailes d'attente, douces, violentes, fébriles et patientes à la fois. Un vrai lecteur y découvrira votre confidence, vos terreurs, vos amours sur un fond blanc. — Un autre passera, il feuillettera, rapidement : il n'aura pas su vous lire, et encore moins vous voir ; cela n'aura plus aucune incidence ; il passera ainsi qu'un croassement de corbeau.

 

 

 

samedi, 11 décembre 2021

De l'apparence

 

 

La musique est aussi l'apparence du temps.

 

 

 

jeudi, 09 décembre 2021

L'épilogue

 

 

 

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Charles Baudelaire, manuscrit autographe (1860) de l'"Épilogue",
projet inachevé et abandonné d'un épilogue pour une nouvelle édition des
Fleurs du Mal,
conçu comme une adresse à la ville de Paris,
à l'exposition "Baudelaire, la modernité mélancolique",
à la Bibliothèque nationale de France, à Paris XIII,

photographie : novembre 2021.

 

 

 

mardi, 07 décembre 2021

Du blanc

 

 

Il s'agit aussi de lire le blanc de toute page — cette blancheur, cette vacance, laissées autour des mots.

 

 

 

14:30 Écrit par Frédéric Tison dans Autour du livre, Minuscules, Sur le poème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 25 septembre 2021

Des laboratoires numériques

 

 

Lorsque l'électricité sera coupée par quelque catastrophe climatique ou je ne sais quoi, et que tout aura été décomposé, détruit, fragmenté, ce blogue mien, à l'instar de tout l'Internet, sera effacé. Au fond, je me sers de la possibilité du blogue comme d'un brouillon toujours recommencé ; je n'en suis pas dupe cependant. Moi qui suis documentaliste et bibliothécaire de formation, j'ai vu tant et tant de données se perdre ! "Disques durs externes", clefs "usb", vous nous mentez, vous nous abusez ! Seul compte un support écrit, qu'il s'agisse de livres copiés, imprimés, ou de manuscrits d'écrivains dans des coffres retrouvés ; il suffit, pour en être certain, de se souvenir des jarres qui contenaient les papyrus de Nag Hammadi datant des premiers siècles de notre ère, ainsi que de celles de la secte des Esséniens, sans parler des tablettes mésopotamiennes, lesquelles furent retrouvées aux XIXe et XXe siècles. Le numérique est mortel comme tout corps, sauf qu'il se fait passer pour une immarcessible virtualité. Comme certains parmi les Modernes sont sots, ignorants et vaniteux ! Ils ont confiance en toute cette technique tâtonnante, peu fiable, et inconstante comme en l'amour éternel imaginé.

 

(Ainsi ces pages virtuelles ne sont-elles qu'un laboratoire où tout sera consumé.)

 

 

 

 

14:09 Écrit par Frédéric Tison dans Autour du livre, Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 22 septembre 2021

Le plus beau

 

 

Quel est le plus beau nom d'un poète ? Selon moi, c'est celui de Paul Verlaine.

 

 

 

samedi, 28 août 2021

De Constantin Cavafy

 

 

De Constantin Cavafy, dont j'aime les Poèmes, que je ne sais pas lire dans le texte grec original, hélas, mais que je puis lire dans la traduction magnifique de Marguerite Yourcenar, — de Cavafy, donc, je retiens ce que je définirais comme une paraphrase lointaine et éblouie, même si son œuvre ne se réduit nullement à cela ; mais la paraphrase est, dans ses écrits, nourrissante : le poète signale, cite, éclaire, assombrit, en ranimant tout. Voilà un Lecteur érudit, mélancolique et curieux, qui sait récapituler, au travers de la suite de ses poèmes, tous les fragments de l'Histoire qu'il admire ou qui l'intriguent, les passages des livres qui furent aimés de lui, et tous les souvenirs qu'il a souhaité retenir, pour en faire, non un véritable livre (ce en quoi je ne le suivrai pas, mais cela n'a aucune importance), mais une somme éparse de regards, une somme de rames, celles des trirèmes, et puis encore un cortège de Bacchants et de Bassarides dont tout Lecteur de mes livres saura également reconnaître les traces — sans oublier le reste, que je n'ai pas mentionné !

 

 

 

lundi, 05 juillet 2021

 

 

 

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Le lac d'Oô, dans les Hautes-Pyrénées, photographie : juillet 2010.

 

 

(Un jour, j'écrirai peut-être un livre qui s'intitulera Le Lac d'Oô...)