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mercredi, 04 mai 2016

Du retour

 

 

 

Il est des voyages qui nous changent, qui laissent en nous une indélébile trace, semble-t-il. Mais comment savoir si ces villes, ces paysages, ces visages croisés s'imprimeront dans notre mémoire à la façon de livres (si le monde est également une succession de livres), à la façon d'images d'êtres aimés ?

Un autre livre était ouvert ; il est désormais refermé. Sait-on à quel moment il s'éloigne, comme se sont éloignés des amis, des paysages, des visages, peut-on savoir s'il a édifié une véritable demeure en nous, que nous ne pourrons effacer ?

 

 

 

05:00 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

jeudi, 28 avril 2016

Seule manque

 

 

Une seule chose nous manque : la ferveur !

 

 

 

04:21 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 15 avril 2016

Vacance de la nuance

 

 

 

Qu'est-ce qui, aujourd'hui, après le silence, semble le plus menacé ? Je dirais volontiers : la nuance, la demi-mesure, l'équilibre — partant, le regard étonné.

 

 

 

06:26 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

dimanche, 10 avril 2016

La voix, le rythme et la guitare-mandoline

 

 

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And Also The Trees, "Your Guess", dans l'album Born into the waves (2016)

 

Il n'aura pas échappé au Lecteur attentif de ce blogue que l'auteur de celui-ci est un amoureux transi de cette formation musicale anglaise...

Selon moi, qui n'écoute que de la musique dite "classique" (c'est-à-dire de la musique tout simplement, bien sûr), c'est là ce que devrait être la seule vraie chanson de notre temps, loin, bien loin de la "musique" industrielle affreuse qui brise et blesse tous nos silences, tandis que tout l’œuvre d'And Also The Trees est d'accompagner et de dire, avec l'élégance, la mélancolie et la mélodie d'un monde.

 

 

 

 

vendredi, 01 avril 2016

Le désir récif

 

 

 

Quelles miettes de notre pain sèmerons-nous à nos fenêtres pour nous faire aimer des plus aimables des anges parmi les oiseaux ?

 

 

 

20:11 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 29 mars 2016

Le regard douloureux

 

 

 

 

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Chaïm Soutine (1893-1943), Les Maisons (vers 1920-1921), détail,
au musée de l'Orangerie, dans le jardin des Tuileries, photographie : septembre 2015.

 

 

Chaïm Soutine, dont j'aime beaucoup les toiles, fait partie de ces peintres qui m'ont en quelque sorte forcé de regarder autrement la peinture. J'aime la tourmente de ses couleurs âcres et sauvages, la tension de ses formes, le vent lourd, dirais-je, de sa pâte. La palette de ses Maisons de 1920-1921 est celle d'un regard douloureux : dans ces couleurs hantées, le monde s'anime et se tord, et ces maisons, ainsi que des lignes vivantes, abritent quelque attente, quelque effroi, quelque désir, et sans doute des visages et des corps dont les façades figurent les bouches ou les yeux éperdus.

 

 

 

 

dimanche, 27 mars 2016

La chair

 

 à Antire.

 

 

 

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Laurent de La Hyre (1606-1656), Adonis mort (vers 1626-1628), détail,
au Louvre, photographie : septembre 2015.

 

 

(Également l'un des plus beaux tableaux du monde. Je me souviens de son acquisition par le Louvre, vers l'an de grâce 2010, et de sa découverte, moi émerveillé parmi les salles.)

 

 

 

 

lundi, 22 février 2016

La vue myope

 

 

 

 

Une amie chère, tandis que nous visitions, il y a maintenant longtemps, une exposition de peinture, me suggéra d'ôter mes lunettes (mes yeux sont myopes depuis l'enfance) et d'apprécier ainsi, pour un moment, les tableaux. Je n'y avais jamais pensé ! Le "grain" et la "pâte" évanouis, le flou animait les lignes et les masses de couleurs à sa façon particulière. Le tableau contemplé se dotait d'une profondeur nouvelle, et vibrait autrement par endroits. Je voyais se détacher des silhouettes étranges ; des pans de la composition s'écroulaient, d'autres dansaient ; un équilibre différent se manifestait. Lorsque je remis mes bésicles, j'avais le souvenir d'un autre tableau. Mon amie m'avait convaincu de la qualité d'une telle expérience, et du privilège propre aux personnes myopes de pouvoir ainsi choisir leur regard. Depuis ce jour je ne manque pas, devant certains tableaux (je parle des tableaux qui nous appellent davantage que d'autres, dans les salles d'exposition), de refaire le même geste, quitte à me cogner bientôt dans l'embrasure d'une porte.

 

 

 

 

07:43 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Musée d'un regard | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

vendredi, 19 février 2016

La méfiance

 

 

 

 

L'avantage d'être né dans l'ère dite électronique peu de temps avant que l'électronique, justement, ne prétende tout régir ou presque, c'est de mesurer à quel point celui-ci est peu digne de confiance, soumis qu'il est aux aléas des réseaux électriques et aux inquiétants caprices informatiques. Je publie ici, certes, quelques notes, et montre encore quelques images sur ce blogue, mais je sais que la Toile est beaucoup, et même infiniment plus fragile qu'un parchemin ou un papyrus : les gnostiques du Ier, du IIe et du IIIe siècles, s'ils avaient vécu à notre époque, auraient eu plus à craindre la perte de leur bibliothèque étonnante s'ils l'avaient confiée au seul Internet que s'ils n'avaient fait confiance à des supports "naturels", dans ces jarres de terre cuite où ils serrèrent leurs trésors écrits, ceux que le temps préserva jusqu'à nous.

 

 

 

05:28 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Traces | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

jeudi, 18 février 2016

La douceur

 

 

 

Une fine neige est tombée tout à l'heure sur Paris. C'étaient des milliers de petites mains douces qui se posaient sur la violence et le nombre.

 

 

 

10:19 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |