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vendredi, 15 mai 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (55)

 

 

Introduction.

 

 

Histoire (2)

 Histoire universelle et ancienne

 

 

« 119. Le Mirouer historial de Vincent, en quatre volumes, chascun couvert de drap de soye semblable, à deux fermoers d'argent doré, hachiez dessus de fueillages, lesquels sont escripts de lettre de court._375 liv. »

 
 

Ce Miroir de l’histoire ou Miroir historial (Speculum historiale) est une encyclopédie rédigée par le frère dominicain Vincent de Beauvais (vers 1184/94-1264), et traduite en français par Jean de Vignay (vers 1280-après 1340) à la demande de Charles V ; l’ouvrage recense les « faits et gestes historiques selon la chronologie » (comme l’auteur l’écrit dans son « Prologue ») depuis la Création du monde jusqu’au XIIIe siècle. L'inventaire se poursuit en répertoriant des volumes du même ouvrage :

 

 

« 120. Trois volumes du Mirouer historial en françois, escripts de lettre boulonnoise ; et au commencement du fueillet du premier volume a escript : Parolles comme de Genèse de la Bible, historié de trois cent vingt histoires [images] ; et au commencement du second fueillet du second volume a escript : Esveilliez s'il oist gens, auquel a cinq cent treize histoires ; et au commencement du second fueillet du tiers volume a escript : Le commencement du règne de France, historié de quatre-vingt-douze histoires ; couverts de cuir vermeil empraint, fermant chacun volume de quatre fermoers de laiton._375 liv. »

 

« 121. Le tiers volume du Mirouer historial de Vincent, escript en françois de lettre de fourme, et au commencement du second fueillet a escript : XXIIII livre, et est couvert de cuir blanc ; lequel Mons. acheta le xxje [21ème] jour de janvier 1404 de Colin Beaucousin la somme de quarante escus d'or._30 liv. »

 

 

 (à suivre.)

 

 

mardi, 28 avril 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (54)

 

 

 

Introduction.

 

 

 

« 118. Un petit livre, appellé la Fleur des histoires de la terre d’Orient, escript en françois de lettre de court, enluminé et historié en plusieurs lieux ; en la fin duquel a un autre livre de toutes les provinces et cités de l'universel monde ; et au commencement du second fueillet a escript : Du Royaulme ; couvert de veluyau vermeil, à deux fermoers d'argent doré, aux armes de feu Mgr le duc de Bourgogne [Philippe le Hardi], et seignaulx [tiges de métal aussi longues que l'épaisseur du parchemin, auxquelles s'attachent les signets] de plusieurs couleurs, et sur chascun ais cinq boullons d'argent doré hachiés ; lequel Mgr de Bourgogne [Jean sans Peur] donna à Mons., à Paris, le 22 de mars 1402._20 liv. »

 

 

Il s’agit de La Fleur des Histoires d’Orient (ouvrage autrement nommé La Flor des Estoires de la terre d'Orient), par l'historien Jean Hayton (ou Héthoum de Korikos), prince arménien, fils d'Oshin Ier, seigneur de Korikos, qui devint chanoine de Prémontré, et mourut prieur d'une abbaye de cet ordre à Poitiers, vers 1310 ; il a déjà été question de lui ici. Ce livre est la première histoire et la première géographie de l'Asie au Moyen Âge, et fut dicté tout d’abord par l'auteur à Niccolò Falcon, lequel en établit le texte latin (sous le titre Flos Historiarum Terrae Orientis), texte que Jean Le Long traduisit en 1351 en français sous le titre : Livre des hystoires des parties d'Orient. Dans ce manuscrit, l'ouvrage est suivi d'un « autre livre de toutes les provinces et cités de l'universel monde » que je ne suis pas parvenu à identifier (il peut s'agir de n'importe quel récit de voyage en vogue à cette époque (à moins, naturellement, que quelque chose m'ait échappé)).

 

 

(à suivre.)

 

 

 

dimanche, 19 avril 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (53)

 

 

 

Introduction.

 

 

 

« 116. Un livre, appellé Mar Pol, en françois, escript de lettre de fourme, historié et richement enluminé, couvert de satin vermeil figuré empraint, à deux fermoers d'argent doré, armoyés aux armes de Mons. de Bourgogne [Jean sans Peur (1371-1419)], cloués de quatre cloux dorés._125 liv. »

 

Il est émouvant, à mon sens, de noter que ce livre fut offert au duc par son neveu, Jean sans Peur, le flamboyant duc de Bourgogne, dont on peut voir aujourd'hui, au musée des beaux-arts de Dijon, le magnifique gisant du non moins magnifique tombeau qu'il partage avec son épouse Marguerite de Bavière, et que veillent des anges aux ailes d'or.

 

Il s’agit d’un livre de miniatures (ou histoires) illustrant l’ouvrage de Marco Polo (1254-1324), le Livre des Merveilles ou Devisement [description] du monde (1298), mais aussi les traductions de récits d’autres voyageurs.

En effet, Hiver de Beauvoir précise que le manuscrit comporte cet ex-libris de Jean Flamel, le secrétaire du duc, en lettres ornées : « Ce livre est des merveilles du monde, c'est assavoir : De la Terre sainte, du grant Kaan, empereur des Tartares, et du pays d'Ynde ; lequel Jean, duc de Bourgogne, donna à son oncle, Jehan, fils de roy de France […] Et contient ledit livre six livres ; c'est assavoir : Marc Pol ; Frère Oderic, de l'ordre des frères Mineurs ; le Livre fait à la requeste du cardinal Taleran de Perrigort : l'Etat du grand Kan ; le Livre de messire de Mandeville ; le Livre de frère Jean Hayton, de l'ordre des Presmontrés ; le Livre de frère Bernard Ricold, de l'ordre des frères Prêcheurs ; et sont audit livre deux cent soixante-dix histoires. Flamel. »

 

Les autres auteurs sont donc :

1. Oderic de Portenau, missionnaire franciscain, mort à Udine en 1331, auteur d’un récit de voyage, lequel le mena jusqu’en Chine ;

 

2. Jean de Mandeville, chevalier anglais, né vers 1300, mort à Liège en 1372, auteur d’un Livre des Merveilles du monde (Ce livre, également connu sous les titres Un Roman sur les merveilles, Voyages ou Une Geste, est le récit d’un voyage mi-réel mi-légendaire en Afrique du Nord, en Terre Sainte et en Asie) ;

 

3. Jean Hayton (ou Héthoum de Korikos), prince arménien, qui devint chanoine de Prémontré, et mourut prieur d'une abbaye de cet ordre à Poitiers, vers 1310, auteur de la Fleur des Histoires d’Orient ;

 

4. Ricold de Montecroix (Ricoldo da Monte Croce), dominicain, né à Florence vers 1243 et mort dans la même ville en 1320, auteur d’un Itinerarium ou Liber peregrinationis (récit d’un voyage au Moyen-Orient dans les années 1290, dont l'auteur revint avec un autre livre, Réfutation du Coran (Contra legem Sarracenorum)).

 

N. B.  : Le cardinal Hélie de Talleyrand de Périgord, cardinal du Périgord, doyen du chapitre de la cathédrale d'York (1301-1364), fut le commanditaire d’un livre qui est peut-être l'ouvrage intitulé ici L’État du grand Kan, dont l'auteur n'est pas mentionné. Mécène et protecteur des Lettres, Talleyrand de Périgord « fut pendant trente ans l'arbitre de la cour papale à Avignon ». Pétrarque, dont il fut l'ami, « disait de lui qu’il préférait faire des papes que l'être lui-même » (Hiver de Beauvoir).

Cet État du grand Kan est donc, peut-être, le Liber de quibusdam ultramarinis partibus et praecipue de Terra sancta de Guillaume de Boldensele (vers 1285-vers 1338), voyageur dominicain allemand auquel le cardinal commanda ce livre narrant son voyage au Moyen-Orient, particulièrement en Terre Sainte. Son ouvrage fut traduit en français en 1351 par le dominicain Jean Le Long (vers 1315-1383) sous le titre L'Estat de la Terre sainte et aussi en partie de la terre de Egipte.

 

 

 

« 117. Un autre petit livre, appellé Mar Pol, du devisement [description] du monde, escript en françois de lettre de fourme ; et au commencement du second fueillet, après la première histoire [miniature], a escript : Fist retraite ; couvert de cuir vermeil empraint, à deux fermoers de laiton._6 liv. 5 s. »

 

Il s’agit d’un extrait de l’ouvrage de Marco Polo, dont il question ci-dessus.

 

 

(à suivre.)

 

 

 

jeudi, 16 avril 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (52)

 

 

 

Introduction.

 

 

« 114. Un petit livre des Images du ciel et du monde, escript en françois de lettre de fourme ; et au commencement du second fueillet a escript : Sont en la voye ; couvert de cuir vert et fermant à deux petits fermoers de cuivre._55 s. »

 

Mon ignorance est ici totale : selon moi, il s'agit soit d'un extrait du livre de Nicole Oresme, Le Livre du ciel et du monde, soit d'un extrait de sa traduction du livre d'Aristote sur les astres (voir ici), soit encore du même ouvrage que celui-ci :

 

 

« 115. Un livre en françois de l’Image du monde, que fist maistre Gosserin, historié en plusieurs lieux, couvert de cuir vermeil, à deux fermoers, aux armes de Revel [Guillaume Flotte, ou Flote (vers 1280-après 1366), seigneur de Revel, légiste et chancelier de France sous Philippe VI de Valois, membre du Conseil royal sous Jean II le Bon]._12 liv. 10 s. »

 

Hiver de Beauvoir écrit que le « catalogue de la bibliothèque Impériale, D, 3782, attribue cet ouvrage à Pierre de Luxembourg. M. Brunet, au contraire, pense qu'il a été extrait d'un poëme français de Gauthier de Metz écrit vers le milieu du XIIIe siècle sous le titre de Mappemonde. Ce qui précède lui donnerait pour auteur maître Gosserin, qui n'est pas connu », et pas davantage aujourd’hui, ajouté-je.

 

 

 

(à suivre.)

 

 

 

dimanche, 12 avril 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (51)

 

 

Introduction.

 

 

 

« 111. Un livre en françois de l’Aristote, appellé : Du ciel et du monde ; couvert d'un drap de soye ouvré doublé d'un viel cendal [taffetas], à deux fermoers d'argent doré esmailliés aux armes de Monseigneur, assis [disposés] sur tixus de soye vermeille._12 liv. 15 s. »

 

Il s’agit d’une traduction par Nicole Oresme (voir ci-dessous) du livre d'Aristote, le Traité du ciel et du monde, dans lequel le philosophe développe sa théorie des astres.

 

 

« 112. Un livre en françois, de l’Espère [la Sphère] du ciel et du monde escript de lettre courant ; et au commencement du second fueillet a escript : De l’inégalité des jours ; couvert de cuir vermeil empraint à deux fermoers de laiton ; lequel Monseigneur retint pour lui d'une grande quantité de livres qu'il acheta de Baude de Guy le xvje jour de décembre mil cccc et cinq [26 décembre 1405], et donna lors tant à sa chapelle de Bourges qu'à plusieurs personnes, tout ensemble pour le prix de deux mille deux cent vingt escus._50 s. »

 

 « 113. Un livre en françois, de l’Espère du ciel et du monde, escript de lettre courant ; et au commencement du second fueillet a escript : Le monde est tout rond, historié en plusieurs lieux ; couvert de cuir vermeil empraint, fermant à deux fermoers d'argent doré tous plains, à deux tixus de soye noire ; lequel mondit seigneur retint pour lui de ladite grant quantité de livres dessut dit._15 liv. »

 

Il s’agit d'un ouvrage du génial (et très injustement oublié, aujourd'hui) érudit Nicole Oresme (vers 1320-1382), le Traité de la sphère (écrit avant 1377), dont voici le Prologue :

 

« La figure et la disposicion du monde, le nombre et ordre dez elemens et les mouvemens des corps du ciel appartiennent a savoir a tout homme qui est de france condicion et de noble engin. Et est bele chose et delectable, profetable et honeste, et aveques ce est neccessaire pour savoir philosophie et per especial pour astrologie. Mez afin que engin humain peust plus legierement tele chose comprendre, les sages anciens composerent entre lez autres un instrument qui est appellé espere [sphère] materiel ou articiel, lesquel on peut regarder tout entour, mouvoir et tourner et y considerer en partie la descripcion et le mouvement du monde et du ciel aussi, comme en un exemplaire, duquel je veul dire en françois generalement et plainement ce qui est convenable pour savoir a tout homme, sans moi perfunder [approfondir] es demostracions et es subtilités qui appartiennent as astrologiens, et veul deviser ceste œuvre par chapitres. »

 

(Voir également ici.)

 

(à suivre.)

 

 

jeudi, 02 avril 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (50)

 

 

Introduction.

 

  

Histoire

Cosmographie et géographie

 

 

 

« 108. Une mappemonde en uns tableaux [panneau] de bois longuet [de forme allongée], fermant en manière d'un livre._100 s. »

 

« 109. Une autre mappemonde en un role [rouleau] de parchemin, dedans un estuy de cuir._50 s. »

 

« 110. Une bien grande mappemonde, bien historiée, enrollée dans un grant et long estuy de bois, laquelle maistre Gontier Col [(vers 1350-1408), humaniste, diplomate, premier secrétaire de Charles VI] donna à Mons._120 liv. »

 

 

(à suivre.)

 

 

jeudi, 26 mars 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (49)

 

 

Introduction.

 

 

« 105. Un livre de Troye la Grant escript en françois de lettre de fourme ; et au commencement du second fueillet a escript : Les paroles ; et est couvert de veluyau vermeil fermant à deux fermoers d'argent doré ronds, lequel fut acheté par mondit Seigneur de Bureau de Dammartin, bourgeois et changeur de Paris, au mois d'avril 1402._40 liv. »

 

Sans en être tout à fait sûr (Hiver de Beauvoir pense qu’il s’agit là d’un livre de Jean Le Fèvre, auteur d’une Chronique ou Histoire de Charles VI, roy de France, sans bien étayer son affirmation), je pense que ce manuscrit est une copie du Roman de Troie dont il a déjà été question ici. Il est possible que je me trompe, car un livre intitulé Troye la Grant a peut-être disparu.

 

 

« 106. Un livre, escript en françois de lettre de court, de l’Histoire de Thebes et de Troyes ; et au commencement du second fueillet a escript : Edipus qui estoit avec un Polibos ; couvert de cuir vermeil empraint à deux fermoers de laiton et cinq boullons de mesmes sur chascun ais ; lequel livre l’évêque de Chartres [Martin Gouges, ou Martin de Charpaigne (vers 1370-vers 1444), ami de Jean de Berry et son trésorier général, et chancelier de France sous Charles VII] donna à Monseigneur le 7 juin 1403._15 liv. »

 

S’agit-il du Roman de Thèbes, dont il a été question ici ? C'est probable, à mon avis.

 

 

« 107. Un livre en françois qui parle [mentionne ceci] : Que les Gregoys* devinrent et où ils allèrent après la grant destruction de Troyes, escript de lettre courant ; et au second fueillet a escript : Pour Troyes restaurer ; historié au commencement, couvert de cuir vermeil empraint, fermant à deux fermoers d'argent doré à deux tixus de soye vermeille, et sur chascun ais a cinq petits clous d'argent doré en manière d'estoilles, lequel livre mondit Seigneur retint pour lui comme dessus._15 liv. »

* Gregoys, Grégeois : Grecs, personnes qui parlent grec.

 

D'après le titre, ce livre serait, selon Hiver de Beauvoir, soit une paraphrase de l'Odyssée, soit le même ouvrage que le Roman de Thèbes.

 

 

(à suivre.)

 

 

mardi, 24 mars 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (48)

 

 

Introduction.

 

 

« 104. Un romant qui parle des Quatre fils Haymont, de Rolant et Olivier, et plusieurs autres, escript de lettre de court ; et au commencement du second fueillet a escript : Pour aller à Paris ; couvert de cuir rouge empraint, à deux fermoers de laiton et cinq boullons de mesmes sur chascun ais ; lequel Mons. acheta de Jehan Flamel, son secrétaire, le prix de trente francs._15 liv. »

 

 

Ce manuscrit comprend notamment l’un des romans du cycle carolingien (id est de Charlemagne et des douze pairs), La Chanson des quatre fils Aymon, également intitulée Chanson de Renaud de Montauban, une chanson de geste née au IXe siècle, chantée par les trouvères et les troubadours dans les cours des châteaux, et transcrite au XIIIe siècle. Aalard, Guichard, Renaud (Renaud de Montauban) et Richard, fils du comte Aymon de Dordone, les « Quatre Preux », s’opposent à l’empereur Charlemagne dont ils sont les vassaux. On peut en lire le texte ici.

 

Le manuscrit recèle également la célèbre Chanson de Roland.

 

 

(à suivre.)

 

 

mercredi, 18 mars 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (47)

 

 

Introduction.

 

 

 

« 102. Un grand livre appellé le Livre de Lancelot du Lac, escript en françois de lettre de fourme, et bien historié au commencement et en plusieurs lieux ; et au commencement du second fueillet a escript : En la fin ; et est couvert de drap de soye vert à deux fermoers dorés ; lequel livre mondit Seigneur acheta l’an que dessus 1404 de maistre Régnant du Montet, demeurant à Paris, la somme de trois cens escus d'or._125 liv. »

 

Il s’agit de l’un des romans des Chevaliers de la Table ronde, le Lancelot-Graal, dont l’attribution est incertaine.

 

 

« 103. Un livre nommé Giron le Courtois, en deux volumes, commençant au second fueillet du premier volume : Prudomes et hardis, et au second fueillet du second : Quand le bon chevalier ; couvert de veluyau vermeil empraint, chascun à deux fermoers d'argent aux armes de Monseigneur, et sur cbascun volume cinq boulions dorés à fleurs de bourrache._150 liv. »

 

Roman des Chevaliers de la Table ronde, le Roman de Giron le Courtois fut composé vers le milieu du XIIIe siècle par un auteur inconnu (peut-être Hélie de Boron, prétendu neveu de Robert de Boron) et traduit par Luce du Gast (né vers 1190).

 

 

 

(à suivre.)

 

 

mercredi, 11 mars 2015

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (46)

 

 

 

Introduction.

 

Belles-Lettres

Romans

 

 

 

« 100. Un livre de l’Arbre des batailles, escript en françois de lettre de court, historié et enluminé ; et au commencement du second fueillet, après la première histoire [image], a escript : Remout comment ; couvert de cuivre vermeil empraint, à deux fermoers de cuivre et cinq boulions de mesmes sur chascun ais._6 liv. 5 s. »

 

Honoré Bonet (ou Bonnet, ou Bonnor) (1340-1410), prieur et héraldiste provençal, est l’auteur de cet Arbre des batailles (1386-1389), dédié à Charles VI, livre sur le droit de guerre puisant à de nombreuses sources : décrets, décrétales, droit écrit romain et coutumier, usages.

 

  

« 101. Un livre en françois, escript de lettre de fourme, appellé le Livre de Végece et de Chevalerie, historié au commencement de trois hommes d'armes, l'un à cheval et deux à pié, couvert de cuir blanc à deux fermoers de laiton._12 liv. 6 d. »

 

Il s’agit de la traduction, par Jean de Meung, du traité De re militari de Végèce, à laquelle le traducteur ajouta des chapitres de son cru relatifs à la chevalerie. Voir ici, dans la bibliothèque de Charles d'Orléans.

 

(à suivre.)