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samedi, 13 décembre 2014

Et pendant ce temps...

 

 

 

 

Tous les lieux magnifiques, toutes les sonates, toutes les symphonies, tous les opéras, toutes les peintures, tous les dessins, tous les livres et tous les poèmes sont là, qui nous attendent mais n'ont pas besoin de nous attendre et sont, tandis que l'on discute et que l'on "débat" d'à peu près tout ce qui n'est pas lieu, musique, peinture ni poésie. Le monde les a bien souvent considérés comme des marges, mais aujourd'hui ces limbes atteignent des proportions immenses, proportions qu'elles n'ont peut-être jamais connues.

 

 

 

 

 

vendredi, 12 décembre 2014

Des « débats »

 

 

... Au moins, à Constantinople, en 1453, le sexe des anges était une question plus intéressante !

 

 

 

 

17:18 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules | Tags : frédéric tison, minuscule, sexe des anges | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 02 décembre 2014

Malédiction

  

 

 

Si j'étais Dieu (comme dit le roi Arkel dans Pelléas et Mélisande), je damnerais, pour quatre fois l'Éternité elle-même, et dans un Enfer qui ferait frémir Tertullien en personne, les architectes des immeubles qui, jamais, n'ont songé à concevoir et construire, entre voisins inévitables, des murs empêchant le bruit et le choc (selon le divin silence).

 

 

 

 

19:36 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules | Tags : frédéric tison, minuscule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 04 novembre 2014

Minuscule

 

 

 

 

La beauté nous prépare-t-elle à mourir, au lieu de toujours nourrir notre soif d'un temps resplendissant ?

 

 

 

19:41 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules | Tags : frédéric tison, minuscule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 05 octobre 2014

Encore choisir

 

 

 

 

J'évoquais l'impossible choix entre ystoire et histoire, il y a très peu, et faisais quelque parallèle avec le poème selon Jouve ou Valéry, ou qui sais-je. J'oubliais Wagner et Debussy, à un point nodal, peut-on croire, celui des marins qui chantent : devrais-je choisir  entre le chœur, mâle et turgescent, de ceux qui hissent virilement les voiles du Vaisseau fantôme, et celui, évanescent, éperdu, qui accompagne le navire de Mélisande qui s'en va, qui l'avait emportée avec Golaud vers Allemonde, et qu'avec Geneviève elle entend s'éloigner des jardins près de la mer ? Non pas !

 

 

 

mercredi, 01 octobre 2014

La plume

 

 

 

 

Tandis que de retour chez moi, tout à l'heure, j'ouvrais la fenêtre du salon, je constatai qu'une plume d'oiseau, celle d'un pigeon, grise et blanche, au tuyau translucide, gisait sur son rebord. Le vent ne l'avait pas emportée. C'est amusant : j'ai dû, cet après-midi, au café, changer de stylo, l'encre de celui dont j'usais étant épuisée. Les oiseaux ne savent pas lire nos mots, c'est bien connu ; cela ne m'empêche pas de remercier publiquement celui qui m'a laissé, ou fait don d'une partie de ses ailes, croyant sans doute me secourir.

 

 

 

22:44 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules | Tags : frederic tison, minuscule | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

mercredi, 17 septembre 2014

Parmi

 

 

 

 

 

L'oiseau, parmi les êtres périssables de ce monde, et toutes les choses éphémères et tragiquement vulnérables que nous sommes ou dont nous faisons partie, est l'incarnation même d'une fragilité légère. Oiseaux... Cette tendresse qui m'étreint lorsque je les contemple, cette attention que je porte à leur présence, ce désir bouleversé d'avoir leurs ailes, et leur silhouette, et leur beauté dans le monde et le ciel, font peut-être que je ne peux sans épouvante, et le mot n'est pas trop fort, découvrir le corps broyé de l'un d'entre eux sur la chaussée de la ville, affreux mélange rougeoyant de plumes et d'os que bientôt fera disparaître la voirie avec les feuilles mortes, les mégots de cigarettes, les déchets dérisoires et les crachats des passants.

 

 

 

 

18:27 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules | Tags : frédéric tison, minuscule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 12 septembre 2014

Itinéraire royal

 

 

 

 

Il y a dans le petit ouvrage écrit par Louis XIV, Manière de montrer les jardins de Versailles, une phrase d'une beauté envoûtante ; son rythme calme, sa grâce hautaine, le ton détaché sur lequel elle semble être prononcée, sont, je trouve, irrésistibles ; à elle seule, elle raconte une merveilleuse et mystérieuse histoire :

 

« Quand on sera dans le centre de la maison, on fera voir l'obscurité du bois, le grand jet et la Nape* au travers de l'ombre. »

 

______

* Orthographe du XVIIe siècle.

 

 

 

lundi, 01 septembre 2014

Phrase

 

 

 

 

J'aurai aimé, j'aurai aimé, j'aurai aimé... Ainsi du murmure renouvelé de mes notes et de mes photographies, ici-même et ailleurs, dans mes livres imprimés, dans mes brouillons inextricables.

 

 

 

19:46 Écrit par Frédéric Tison dans J'aurai aimé, Minuscules | Tags : frédéric tison, minuscule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 11 août 2014

Regard

 

  

 

Si j'allais dans un donjon du XIIe siècle vêtu comme un chevalier, ou si je me promenais dans un parc dessiné par Le Nôtre en habits de cour du XVIIe siècle, j'y verrais davantage de choses.

 

 

 

 

11:30 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules | Tags : frédéric tison, minuscule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |