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samedi, 28 mai 2022

Note en passant

 

 

L'impatience et l'attente se font continuellement la guerre.

 

 

 

11:33 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Rouages de couleurs

 

 

 

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Franciska Clausen (1899-1986), Éléments mécaniques (1926),
à l'exposition "Pionnières : Artistes dans le Paris des Années folles",

au musée du Luxembourg, à Paris VI,
photographie : mai 2022.

 

 

 

 

Nouvelles du fracas (2)

 

(Cela est écrit, au fur et à mesure, lorsque je tente d'écouter les informations du monde à la radio, où tout est mis sur le même plan, et où pour ma part je ne comprends plus rien, ou bien où, au contraire, je comprends beaucoup de choses.)

 

Deux Premiers ministres se sont tutoyés et se sont appelés par leurs prénoms publiquement, devant tout le peuple. Cette incroyable nouvelle nous parvient alors que, sur la Croisette, deux stars se sont embrassées sous l'œil des photographes.

 

Il fait soleil aujourd'hui. Demain, il fera peut-être soleil aussi. Ensuite, il pleuvra sans doute.

 

Dix morts sont comptés dans le pays de ***, sous les bombardements du pays de ***.

 

Un rat est mort, aujourd'hui, dans une cave parisienne.

 

Une folle se promène en ce moment dans les rues de Florence, en hurlant. Nul ne sait comment la calmer.

 

La mer est bleue et verte, avec des nuances de gris, selon quelques scientifiques, d'après une récente étude.

 

Quelqu'un aime quelqu'un quelque part, selon notre envoyé extraordinaire.

 

Un match a lieu dans un stade, et un joueur court très vite. Des millions d'euros sont en jeu.

 

La famine sévit dans le pays de ***.

 

Un président se tait. Mais pourquoi se tait-il ? Une conférence va être organisée à ce propos, et quatorze émissions de radio sont déjà prévues.

 

Encore vingt morts sous les bombes, à ***. La présidence de la République a fait un communiqué, après que le président a téléphoné à un autre président moins démocratique que lui.

 

L'actrice *** portait une très belle robe signée ***, lorsqu'elle monta l'escalier.

 

 

 

 

06:27 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 27 mai 2022

Les beaux mots (6)

 

 

La langue française est belle, et en son sein sont particulièrement beaux certains mots. L'un des plus beaux est certainement celui-ci :

 

lieu

 

(à suivre.)

 

 

20:43 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le visage élégant & la mer & les nuages

 

 

 

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Romaine Brooks (1874-1970), Au bord de la mer (1914), détail,
à l'exposition "Pionnières : Artistes dans le Paris des Années folles",
au musée du Luxembourg, à Paris VI,
photographie : mai 2022.

 

 

 

Au bord de la mer

 

 

 

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Romaine Brooks (1874-1970), Au bord de la mer (1914),
à l'exposition "Pionnières : Artistes dans le Paris des Années folles",
au musée du Luxembourg, à Paris VI,
photographie : mai 2022.

 

 

 

mercredi, 25 mai 2022

Partir

 

 

À la fin, la chance est de pouvoir partir.

 

 

 

10:03 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La tache blanche

 

 

 

frédéric tison,photographie,eugène leroy,l'atelier à la tache blanche

 

Eugène Leroy (1910-2000), L'Atelier à la tache blanche (1992),
à l'exposition "Eugène Leroy : peindre",
au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, à Paris XVI,
photographie : mai 2022.

 

 

 

Vacance

 

 

Mes poèmes sont irrigués par la tendresse et la caresse — par l'absence aussi, par la vacance, par la blancheur.

 

 

 

...

 

                                                                   E

 

 

03:05 Écrit par Frédéric Tison | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 24 mai 2022

....

 

 

         B

 

 

16:23 Écrit par Frédéric Tison | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

...

 

 

 

S

 

 

16:16 Écrit par Frédéric Tison | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Ciel de peinture

 

 

 

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Eugène Leroy (1910-2000), Ciel (1950),
à l'exposition "Eugène Leroy : peindre",
au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, à Paris XVI,
photographie : mai 2022.

 

 

 

 

Apparitions

 

 

Comme me l'a appris mon amie ***, quelque avantage réside dans le fait d'être myope : on peut, lors d'une exposition de peinture, ôter et remettre à loisir ses lunettes, et ainsi regarder différemment une œuvre : nombre de toiles apparaissent alors, disparaissent et renaissent. C'est comme si, devant telle image, on plissait les yeux sans les plisser, si j'ose dire. Cela ne vaut pas que pour les toiles dites impressionnistes ou celles d'un Eugène Leroy, par exemple : presque chaque peinture, à la fin, peut être contemplée ainsi, alternativement. Un visage, un fantôme, une trace, un souvenir ou un ciel se cachent qui attendent nos regards recommencés.

 

 

 

04:25 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Musée d'un regard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 23 mai 2022

Sur Elektra de Richard Strauss

à S.

 

 

Le miracle de l'Elektra de Richard Strauss est de nous faire songer, lorsque nous l'écoutons, que notre frisson est peut-être (je dis bien peut-être) le même que celui des Grecs anciens lorsqu'ils assistaient à la représentation d'une tragédie de Sophocle. C'est là sans doute une illusion, ou un vœu. Il reste que cette musique est une terrible, une immarcescible magnificence, et que sont convoqués, dans l'instant, l'esprit et le corps des hommes, les dieux et, avec eux, le Sacré : la sensation de cette force ne peut nous être ôtée.