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mercredi, 14 octobre 2020

Voyage en Chine (avril-mai 2019) — Notes de carnet, extraits (11)

 

 

Mercredi 1er mai 2019

(À Pékin, le soir.)



La nourriture pékinoise est sans commune mesure avec celles des autres régions que j’ai traversées. Enfin des plats goûteux, subtils, voire raffinés, sans graisse excessive, délicieux, relevés d’épices délicates – j'ai dégusté notamment le fameux canard laqué, qui est servi accompagné de petites crêpes sur lesquelles nous sommes invités à disposer les fines lamelles du canard cuit au miel et de petites tranches de concombre assaisonnées d'une sauce au soja, et qu'il faut enrouler soi-même à la façon de nems : voilà bien un mets remarquable. Je viens de comprendre que les restaurants chinois, en France, servent de la cuisine pékinoise, et certainement pas de la cuisine shanghaïenne, par exemple ! J’ai recommencé à déjeuner et à dîner, alors que j’y avais renoncé depuis plusieurs jours pour me contenter des seuls petits-déjeuners des hôtels.

 

(...)

*

Comment évoquer la place Tian’anmen ? Sa découverte est un éblouissement. Je la savais très grande, elle est immense, si bien que la place de la Concorde elle-même pourrait passer auprès d’elle pour un lieu de dimension modeste. Je n’ai guère vu œuvre humaine aussi démesurée, en terme d’espace. Le promeneur s’y sent des ailes ; moi qui aime essentiellement les lieux vastes, j’aurais pu danser ; j’en avais les larmes aux yeux. La foule s’y pressait, aujourd’hui : c’est en ce moment, comme en France, la Fête du Travail, qui dure en Chine trois jours – j’ai généralement horreur de la foule, mais les gens circulaient dans le calme, souriaient, semblaient heureux, c’était comme une ivresse collective et bienveillante ; certains, aux yeux desquels j’étais une sorte de curiosité, de spécimen exotique, voulaient me prendre en photographie en leur compagnie (ce que j’ai accepté de bonne grâce, comme aux grottes de Longmen, je m’en souviens ; je dois figurer désormais dans des albums photographiques que je ne verrai jamais !).



(à suivre.)

 

 

06:55 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Voyage en Chine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 13 octobre 2020

Un concerto du roi de Prusse

 

 

 

 

 

Frédéric II, roi de Prusse (1712-1786), Concerto pour flûte n°4 en ré majeur,
Flûte et direction : Kurt Redel, avec le Pro Arte Orchester de Munich.

 

 

 

 

 

10:51 Écrit par Frédéric Tison dans Un concert sur un blogue | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Entre

 

 

 

 

entre.jpg

 

Frédéric Tison, Entre,
encres et pastels sur papier grain nuage, 24 x 30 cm, octobre 2020.

 

 

 

 

 

09:19 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules peintes | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

lundi, 12 octobre 2020

Aux tombeaux des Ming (6)

 

 

 

 

 frédéric tison, photographie, chine, tombeaux des ming

 

Aux tombeaux des Ming,
du côté de Pékin, en Chine,

photographie : avril 2019.

 

 

 

dimanche, 11 octobre 2020

Où es-tu ?

 

 

 

 

Ou es-tu III.jpg

 

Frédéric Tison, Où es-tu ?,
encres et pastels sur papier grain nuage, 24 x 30 cm, octobre 2020.

 

 

 

 

14:53 Écrit par Frédéric Tison dans Minuscules peintes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Aux tombeaux des Ming (5)

 

 

 

SAM_8019.JPG

 

Tripodes funéraires, aux tombeaux des Ming,
du côté de Pékin, en Chine,

photographies : avril 2019.

 

SAM_8022.JPG

 

 

 

 

samedi, 10 octobre 2020

La musique qui sent bon

 

 

 

Je lis que Claude Debussy disait que la musique de Déodat de Séverac « sent bon ». La formule, étonnante, pourrait également être appliquée à sa propre musique.

 

 

 

 

 

Ô les chants des matelots !

 

 

 

 

 

Déodat de Séverac (1872-1921), Trois Souvenirs : II. Chants des matelots. Andantino,
Orchestre de la Suisse Romande, dirigé par Roberto Benzi.

 

 

(J'aurai rarement écouté une musique aussi légère, élégante et profonde à la fois que celle-ci, avec les volutes de ses violons frémissants.)

 

 

 

Le Salon de la Revue est annulé

 

 

Le Salon de la Revue, qui devait se tenir à Paris du 9 au 11 octobre 2020, est annulé. Je devais y présenter le numéro 50 de la revue Les Hommes sans Épaules ainsi que mon dernier ouvrage, La Table d'attente, pour une séance de signature. Mon Lecteur peut se procurer ces publications sur le site des Hommes sans Épaules :

 

Le numéro 50.

La Table d'attente.

 

La Table d'attente est également disponible ici, voire .

 

 

 

Aux tombeaux des Ming (4)

 

 

 

 

SAM_8012.JPG

 

Aux tombeaux des Ming,
du côté de Pékin, en Chine,

photographie : avril 2019.