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dimanche, 20 janvier 2019

Le violon et le sourire

 

 

 

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Abraham Willaerts (1603-1669), Joueur de violon (s. d.),
au musée des beaux-arts d'Angers, en Maine-et-Loire, en Anjou,

photographie : avril 2018.

 

 

 

 

Pages dans la forêt — Aperçus de la poésie française contemporaine

 

 

Pages dans la forêt — Aperçus de la poésie française contemporaine

En guise d'introduction

 

 

Jean-Paul Hameury (1933-2009)

_____

 

 

Roulé dans les vagues d'une mer sans nom
et promis aux abîmes d'Hadès
nulle chouette alors autour de moi
mais un peuple gris de goélands
je me souviens d'une esclave, de son oreille
nichée dans la forêt de ses cheveux,
oreille toute semblable à celle
de Pénélope où si souvent, jadis,
je glissais une langue furtive.
A cet instant, les dieux oublièrent
mon sillage une grève me fut donnée.

 
 
 
Jean-Paul Hameury, Ithaque et après,
éditions Folle Avoine, 1993, p. 51.
 
 
 
 
 
 

Pages dans la forêt — Aperçus de la poésie française contemporaine

 

 

Pages dans la forêt — Aperçus de la poésie française contemporaine

En guise d'introduction

 

 

Gabrielle Althen

_____

 

 Neige

 
Attente évacuée
Ciel plus lourd que la ville même
Le centre du jardin
Coïncide avec celui de mon silence
Nous habitons cet œil immense
Et tout à coup dans le soir qui commence
Devient sensible
Qu'il faut un centre pour aimer

Un centre rejoint l'autre
Le lent sourire alors de cette gravité !

 

 
 
Gabrielle Althen, Soleil patient,
éditions Arfuyen, 2015, p. 57.
 
 
 
 
 

Pages dans la forêt — Aperçus de la poésie française contemporaine

 

 

En guise d'introduction

 

 

« La plupart des gens ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie. » À ce constat toujours renouvelé de Paul Valéry s'ajoute aujourd'hui le fait (est-il cependant si nouveau ?) que la poésie française de qualité est très peu lue, voire mise sous le boisseau, sinon dans des cercles très étroits qui, d'autre part, sont hélas bien souvent étanches les uns aux autres.

On a trouvé toute sorte de raisons à cette désaffection : l'époque est tout entière dans la vitesse, le morcèlement et l'absence de concentration (tandis que la lecture, la lecture de poèmes en particulier, suppose quelque lenteur), la poésie intimide, la poésie ne s'ouvre pas assez à d'autres expressions propres à l'époque contemporaine (avec, en filigrane, toujours, ce dessein, naïf, de "dépoussiérer" la vieille dame comme on veut ailleurs "dépoussiérer" Bach et tout l'opéra, comme si Homère, Dante et Villon étaient couverts de poussière !), etc. Le diagnostic à mon sens est parfois juste, parfois inexact, certainement trop court, tout regard étant à jamais insuffisamment éloigné de son propre temps.

Je vois une autre raison : le nombre. Il se publie chaque année des centaines de livres ou de plaquettes de poésie, et le lecteur le plus affûté, le plus inlassablement curieux, serait bien en peine de les découvrir tous, encore moins de tous les distinguer ; il erre dans cette bibliothèque mouvante plus périlleusement encore que le prince parmi la forêt des ronces qui encerclent le château de la Belle au bois dormant. Nombre de lecteurs, peut-être moins avertis, se seraient-il vite découragés, et auraient-ils alors rebroussé chemin ? C'est bien possible.

Errant, le lecteur passe sans le savoir à côté de pages magnifiques, de pages curieuses, de pages fécondes, lesquelles témoignent d'une vitalité de la poésie de notre temps — Combien de fois nous sommes-nous avisés tardivement d'un livre passé inaperçu, et, comme la plupart de ceux qui sont publiés aujourd'hui, tombé dans l'oubli au terme de quelques semaines ! 

J'aime les florilèges, les anthologies, les revues de poésie, qui sont de merveilleux orpailleurs. Il me semble que chaque lecteur amoureux peut s'ajouter à eux, et verser les quelques pépites qu'il aura décelées ici et là, lesquelles donneront peut-être à d'autres lecteurs le désir de découvrir ce que le fleuve charriait, et que leurs mains, inévitablement trop petites, n'avaient pu tamiser.

Lors je me propose ici de faire découvrir, d'une manière totalement subjective, quelques écrits de poètes contemporains — et de les faire découvrir sur un blogue, c'est-à-dire sur un support à la fois inéluctable aujourd'hui (ces pages virtuelles permettent une diffusion véritablement nouvelle) et éphémère (ces pages seront noyées, elles se seront totalement abîmées dans trente ans (Nous ne nous méfions pas assez du numérique en lui confiant notre mémoire.)). J'ai croisé personnellement certains de ces poètes dans le monde, je les rencontre encore et quelques-uns sont mes amis ; d'autres, bien plus nombreux bien sûr (et certains sont morts), ne me sont connus que par leurs livres ; il va de soi que mes choix ne sont pas dictés par ces hasards, mais seulement par le désir d'un partage — celui de la beauté, celui de « l'enfant d'une nuit d'Idumée ».

 

 

(Afin d'étoffer rapidement une telle rubrique, les entrées seront fréquentes au commencement — elles s'espaceront par la suite.)

 

 

 

12:38 Écrit par Frédéric Tison dans Pages dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le masque et la beauté

 

 

 

 

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Lorenzo Lippi (1606-1665), Allégorie de la Simulation (vers 1650),
au musée des beaux-arts d'Angers, en Maine-et-Loire, en Anjou,

photographie : avril 2018.

 

 

 

 

« Château transparent » : un livre d'artiste

 

 

Une parution

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Château transparent - Frédéric Tison - Damien Brohon.jpg

 

Château transparent

poèmes de Frédéric Tison

dessins de Damien Brohon

2018

(Livre d'artiste, 26 pages.)

Prix : 10 euros.

 

Pour vous procurer ce livre, veuillez m'envoyer un message ici.

 

 

 

 

 

samedi, 19 janvier 2019

La robe bleue brodée de lys d'or

 

 

 

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François de Troy (1645-1730), Portrait de Marie-Thérèse d'Autriche,
reine de France (vers 1670-1680),
au musée des beaux-arts d'Angers, en Maine-et-Loire, en Anjou,

photographie : avril 2018.

 

 

 

 

Le roi d'environ vingt ans

 

 

 

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Nicolas Mignard (1606-1668), Portrait de Louis XIV
avec les insignes royaux (vers 1660),
au musée des beaux-arts d'Angers, en Maine-et-Loire, en Anjou,

photographie : avril 2018.

 

 

 

 

vendredi, 18 janvier 2019

La surprise

 

 

 

Aujourd'hui, ce n'est pas la grossièreté qui surprend, mais la politesse.

 

 

 

 

18:55 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Minuscules | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Autoportrait du Maître

 

 

 

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Jacob Jordaens (1593-1678), Autoportrait (vers 1650),
au musée des beaux-arts d'Angers, en Maine-et-Loire, en Anjou,

photographie : avril 2018.