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mercredi, 31 décembre 2014

Isnel encore

 

  

 

Lorsque je la rencontrai dans un livre (je ne me rappelle plus lequel, du reste) pour la première fois, j'aimais beaucoup cette phrase qui relève à la fois du jeu de mots (qu'en général je n'aime guère) et de l'aphorisme, celui-ci fort beau, et discrètement subtil : 

 

« Les anges ont des ailes parce qu'ils se prennent à la légère. » 

 

L'auteur du livre ne citait pas sa source (je l'aurais, sinon, immédiatement notée, à l'époque). Cependant je retrouvai plus tard la même phrase, un peu différente, dans un essai de Salah Stétié consacré à Rimbaud (Rimbaud, le Huitième Dormant) : « Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent à la légère », et cette fois son auteur était mentionné : G. K. Chesterton, cet étrange et fécond écrivain, dont j'ai lu quelques romans ainsi que La Morale des elfes, Orthodoxie et Saint Thomas du Créateur, un très beau livre sur Thomas d'Aquin. Cette phrase était donc traduite de l'anglais ; mais au fait, comment dit-on "prendre à la légère", dans la langue de Shakespeare ? "To take lightly", semble-t-il. Cependant, cette expression signifie-t-elle exactement la même chose qu'en français ?

 

Le poète ne citait pas l'ouvrage où se trouve cette phrase, et je me mis, en vain, à feuilleter l'œuvre de Chesterton à sa recherche ; je savais qu'elle ne se trouvait pas dans les livres que j'avais lus, aussi ai-je fréquenté bibliothèques et librairies en ayant toujours quelques minutes à consacrer à cette phrase bien cachée. En déroulant l'Internet, je n'obtins pas plus de résultats ; à peine ai-je trouvé une petite variante (« L'ange, s'il vole, c'est parce qu'il... »).

 

Je me demande alors si cette phrase n'est pas de celles qu'on attribue depuis "toujours" à un auteur — cette citation que l'on a trouvée dans un livre secondaire qui la mentionnait laconiquement, et qu'à son tour on a reprise, en passant rapidement sur une source manquante, semblant aller de soi. Une phrase, en somme, créée non pas par un auteur, mais par les livres, les bibliothèques, les lecteurs, les auteurs qui lisent et citent et recopient, avec confiance...

 

... À moins que l'un de mes Lecteurs n'ait su trouver la bonne page ?

 

 

 

Le tour du Palais

 

  

 

 

 frédéric tison, photographie, palais du facteur cheval

  

Façades Nord et Est du Palais (1879-1912) du facteur Ferdinand Cheval (1836-1924),
à Hauterives, dans la Drôme,
photographie : juillet 2014.

 

 

  

mardi, 30 décembre 2014

« Carnet d'oiseaux », poèmes de Frédéric Tison, encres de Renaud Allirand

 

 

Oyez, Oyez !

 

J'ai le plaisir de vous annoncer, mes chers Lecteurs, que le livre d'artiste Carnet d'oiseaux verra le jour : le nombre de 50 souscriptions a en effet été atteint.

 

La publication aura lieu courant mars 2015 et le livre sera envoyé à ses souscripteurs au début du mois d'avril.

 

Le livre reste encore en souscription jusqu'au dimanche 22 février 2015. Après cette date, il ne sera plus possible de le commander. Il s'agit donc d'une édition limitée.

 

 

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Carnet d'oiseaux

poèmes de Frédéric Tison

encres de Renaud Allirand

 

 

 

 14,8 x 21 cm, 72 pages, prix : 18 euros.

                                          ___

 

 Rendez-vous à l'adresse ci-dessous pour le commander :

 

http://www.bibliocratie.com/produit/carnet-doiseaux/

 

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La galerie

 

 

 

 

 

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L'une des entrées de la galerie intérieure du Palais (1879-1912)
du facteur Ferdinand Cheval (1836-1924),

à Hauterives, dans la Drôme,
photographie : juillet 2014.

 

 

 

Le Passé exotique

 

 

 

 

 

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« Château au Moyen-Âge, VIII siècle IX",
sur la façade Ouest du Palais (1879-1912) du facteur Ferdinand Cheval (1836-1924),

à Hauterives, dans la Drôme,
photographie : juillet 2014.

 

 

 

lundi, 29 décembre 2014

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (31)

 

 

 

Introduction.

 

 

 

« 67. Un livre de François Pétrarque, des Remèdes de l'une et l’autre fortune, translaté en françois, couvert de veluyau vermeil à deux fermoers d'argent doré esmailliés aux armes de Mons. et de Mons. d'Orléans._30 liv. »

 

Ce bel ouvrage, traduit de nos jours sous le titre Contre la bonne et la mauvaise fortune, fut écrit vers 1366 par Pétrarque qui le présenta lui-même ainsi à son lecteur : « Un recueil de remèdes très courts pour chaque malheur comme pour chaque bonheur qui pourrait te nuire, et pour chaque coup de l'une et l'autre fortune, à la manière d'un antidote efficace contre une maladie à double effet, tout cela rassemblé par un ami sous un petit volume, pour que tu l'aies partout et toujours sous la main. » (Cf. la jolie édition de ce livre aux éditions Payot, dans la collection Rivages poche/Petite bibliothèque, en 2001.)

La traduction française du manuscrit de Jean de Berry, selon toute vraisemblance, est due à Nicolas Oresme.

 

 

 

(à suivre.)

 

 

 

Sur la terrasse

 

 

 

 

 

 frédéric tison, photographie, palais du facteur cheval

 

La terrasse, au niveau supérieur du Palais (1879-1912)
du facteur Ferdinand Cheval (1836-1924),
à Hauterives, dans la Drôme,
photographie : juillet 2014.

 

 

 

dimanche, 28 décembre 2014

Les pèlerins

 

 

 

 

 

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Sur la crête de la façade Est du Palais (1879-1912) du facteur Ferdinand Cheval (1836-1924),
à Hauterives, dans la Drôme,
photographie : juillet 2014.

 

 

 

samedi, 27 décembre 2014

Deux oiseaux du Palais

 

 

à Renaud Allirand.

 

 

 

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Parmi le décor du Palais (1879-1912) du facteur Ferdinand Cheval (1836-1924),
à Hauterives, dans la Drôme,
photographies : juillet 2014.

 

 

 

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (30)

 

 

 

 

Introduction.

 

 

« 66. Un autre livre des Dis des philosophes, de la Vie de plusieurs Sains, avec le Bestiaire ; couvert de cuir vermeil empraint à quatre fermoers de cuivre et tixus de fil._8 liv. 15 s. »

 

Il s’agit des Dits des philosophes, ou Dits moraux des philosophes (vers 1401) de Guillaume de Tignonville (dont il a été question dans la notice 59). Un exemplaire du livre peut être consulté ici.

 

Le Bestiaire qui se trouve ici à la suite des Dits des philosophes, nous dit Hiver de Beauvoir, « est un bizarre traité érotique de Richard de Furnival [Fournival]». L’érudit et poète Richard de Fournival (1201-1260) écrivit ce Bestiaire d’Amours vers 1250. À travers la présentation d’une soixantaine d’animaux (dont le coq, le singe, le lion, la licorne ou l’hirondelle), l’auteur décrit les étapes, selon la tradition courtoise, de l’amour d’un amant pour sa dame. Lors d’une exposition sur Gaston Fébus au musée de Cluny, je pris la photographie d'une page de ce livre.

 

 

(à suivre.)