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dimanche, 26 novembre 2017

« G. Michel 1827 »

 

 

 

Georges Michel signait très rarement ses toiles. Aussi la signature en bas à droite de La Sablonnière nous est-elle une précieuse trace, et une précieuse indication : en 1827, le peintre s'est affranchi de ses maîtres hollandais. Et pourtant, le magnifique ciel de La Sablonnière est moins audacieux que ceux qui sont représentés dans d'autres tableaux et qui datent peut-être de la même période. Est-ce à dire que le peintre alterna, toute sa vie, entre des hommages aux Anciens et des toiles libres et totalement personnelles ?

 

 

 

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Georges Michel (1763-1843), signature et mention de date sur
La Sablonnière (1827) (Collection privée),
à l'exposition « Georges Michel, le paysage sublime »,
au monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse, photographie : octobre 2017.

 

 

 

 

 

vendredi, 20 octobre 2017

Gravures

 

 

 

 

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Motifs de décoration gravés (hache, crosse),
dans le dolmen de la "Table des Marchand" (Ve millénaire av. J.-C.),
à Locmariaquer, dans le
Morbihan

photographies : février 2017.

 

 

 

 

mercredi, 23 août 2017

La Feste de Chantilly

 

 

 

 

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Relation de la Fête de Chantilly, à l'occasion du séjour de Louis XIV
et de la cour du 23 au 25 avril 1671 au château de Chantilly,
fête qui causa le suicide de Vatel,
dans
La Gazette de France, n° 54, 1671, p. 437,
 à l'exposition "Le Grand Condé, le rival du roi Soleil ?",
dans la salle du Jeu de Paume du château de Chantilly, dans l'Oise,
photographie : novembre 2016.

 

 

 

jeudi, 17 août 2017

La légende du Psautier pourpré

 

 

 

 

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Psautier pourpré, dit de saint Germain, parchemin, Italie ou France, VIe siècle,
lequel aurait été rapporté d'Espagne
vers 550 par Childebert Ier, roi de Paris,
roi d'Orléans et co-roi de Burgondie (vers 497-558)
avec la croix d'or et la tunique de saint Vincent,
exposition "Les Temps mérovingiens", au musée de Cluny, musée du Moyen-Âge, à Paris V,
photographie : novembre 2016.

 

 

 

 

 

mercredi, 16 août 2017

D'un 23 décembre 694 ou 695

 

 

 

 

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Parchemin d'un Jugement de Childebert III (vers 670 (?) - 711), le 23 décembre 694 ou 695, à Compiègne,
confirmant des possessions de l'abbaye de Saint-Denis,
exposition "Les Temps mérovingiens", au musée de Cluny, musée du Moyen-Âge, à Paris V,
photographie : novembre 2016.

 

 

 

 

mardi, 15 août 2017

Decem libros historiarum

 

 

 

 

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 Grégoire de Tours (538-594), Histoire des Francs ou Dix Livres d'histoire (Decem libros historiarum),
détail, parchemin, Est de la France, début du VIIIe siècle,
exposition "Les Temps mérovingiens", au musée de Cluny, musée du Moyen-Âge, à Paris V,
photographie : novembre 2016.

 

 

 

 

lundi, 14 août 2017

Le poète qui chanta tour à tour Brunehilde, Galswinthe, Frédégonde, Ultrogothe et Radegonde

à Antire.

 

 

 

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Venance Fortunat (vers 530-609), Poèmes,
détail, parchemin, provenant de l'abbaye Saint-Pierre de Gorbie (Somme), fin du VIIIe siècle,
exposition "Les Temps mérovingiens", au musée de Cluny, musée du Moyen-Âge, à Paris V,
photographie : novembre 2016.

 

 

Du jardin de la reine Ultrogothe
[reine des Francs, morte après 566, épouse de Childebert Ier, roi de Paris]

 

Ici le printemps au teint pourpré fait croître les gazons verts, et l'air est embaumé de l'odeur des roses du paradis. Là, de jeunes pampres offrent une ombre protectrice contre les chaleurs de l'été, et servent d'abri aux ceps chargés de raisin. Tout cet enclos est émaillé de mille fleurs diverses ; il y a des fruits de couleur blanche, d'autres de couleur rouge. L'été y est plus doux qu'ailleurs, et la brise aux murmures discrets ne cesse d'agiter les pommes suspendues à leur tige. Childebert les a greffées avec amour. Venant d'une telle main elles ne nous en sont que plus chères. Elles tiennent de celui qui les a cultivées une saveur de miel que le royal jardinier leur a peut-être secrètement communiquée. Le prix de ces pommes nouvelles est doublé par l'honneur qu'un roi leur a fait ; l'odeur en est suave et le goût exquis. Jugez de ce qu'a pu faire pour le bonheur des hommes celui dont le toucher se fait sentir à nous dans l'agréable odeur de ces fruits ! Puisse l'arbre qui les porte en reproduire à perpétuité l'excellente espèce, afin que tout homme garde la mémoire de ce pieux monarque. C'est de ces lieux qu'il partit pour aller au ciel ; c'est à ses mérites qu'il doit d'être l'hôte de ces demeures sacrées. Naguère, chéri de tous, il fréquentait tour à tour les églises, aujourd'hui il est à poste fixe dans les temples célestes. Puissiez-vous, Ultrogothe, triomphante, et vous troisième avec vos deux filles, avoir le bonheur de l'y posséder un jour éternellement !

                                            

                                                              Venance Fortunat, Poèmes, Livre VI, 6. [Source.]

 

 

 

 

vendredi, 14 juillet 2017

Signes

 

 

 

 

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Antonin Artaud (1896-1948), Portrait de Jany de Ruy (juillet 1947),
au Centre Pompidou, à Paris I,
photographie : octobre 2016.

 

 

 

 

jeudi, 13 juillet 2017

Dans le cabinet surréaliste

 

 

 

 

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Détail de la reconstitution du bureau d'André Breton (1896-1966)
au 42, rue Fontaine à Paris, où il vécut et travailla de 1922 à 1966,
au Centre Pompidou, à Paris I,
photographie : octobre 2016.

 

 

 

 

 

dimanche, 09 juillet 2017

Ô capitale infâme !

 

 

 

 

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Charles Baudelaire (1821-1867), détail du manuscrit autographe de l'"Épilogue" du Spleen de Paris,
à l'exposition "L'Œil de Baudelaire", au musée de la Vie romantique, à Paris IX,
photographie : octobre 2016.

 

 

ÉPILOGUE

 

Le cœur content, je suis monté sur la montagne
D’où l’on peut contempler la ville en son ampleur,
Hôpital, lupanars, purgatoire, enfer, bagne,

Où toute énormité fleurit comme une fleur.
Tu sais bien, ô Satan, patron de ma détresse,
Que je n’allais pas là pour répandre un vain pleur ;

Mais comme un vieux paillard d’une vieille maîtresse,
Je voulais m’enivrer de l’énorme catin
Dont le charme infernal me rajeunit sans cesse.

Que tu dormes encor dans les draps du matin,
Lourde, obscure, enrhumée, ou que tu te pavanes
Dans les voiles du soir passementés d’or fin,

Je t’aime, ô capitale infâme ! Courtisanes
Et bandits, tels souvent vous offrez des plaisirs
Que ne comprennent pas les vulgaires profanes.