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mardi, 04 juillet 2017

La douce Nuit qui marche

 

 

 

 

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Charles Baudelaire (1821-1867), manuscrit autographe de "Recueillement" (1861),
à l'exposition "L'Œil de Baudelaire", au musée de la Vie romantique, à Paris IX,
photographie : octobre 2016.

 

 

RECUEILLEMENT

 

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

 

 

 

 

jeudi, 13 octobre 2016

« Hommage à ma très chère Féline » (Interlude)

 

 

 

 

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Charles Baudelaire, dédicace à Jeanne Duval
sur un exemplaire des
Fleurs du mal, Paris : Poulet-Malassis et de Broise, 1861,
exposition "L’œil de Baudelaire",
au Musée de la Vie romantique, à Paris,
photographie : octobre 2016.

 

 

 

 

vendredi, 05 juin 2015

L'amante des palais

 

 

 

 

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Charles Baudelaire, deux premières strophes de « La Muse vénale », dans l'édition originale
des
Fleurs du mal, Paris : Poulet-Malassis et de Broise, 1857,
à l'exposition « Sade, marquis de l'ombre, prince des Lumières »

à l'Institut des Lettres et Manuscrits, Paris VII,
photographie : novembre 2014.