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lundi, 31 août 2020

Le jardin de bonzaïs

 

 

 

 

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Le jardin de bonzaïs, dans le Jardin Liu, à Suzhou, dans le district de Wuzhong,
dans la province du Jiangsu, en Chine,

photographies : avril 2019.

 

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dimanche, 30 août 2020

Les montagnes miniatures

 

 

 

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Dans le Jardin Liu, à Suzhou, dans le district de Wuzhong,
dans la province du Jiangsu, en Chine,

photographie : avril 2019.

 

 

 

 

 

samedi, 29 août 2020

Le Jardin Liu

 

 

 

 

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Le Jardin Liu, à Suzhou, dans le district de Wuzhong,
dans la province du Jiangsu, en Chine,

photographies : avril 2019.

 

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Voyage en Chine (avril-mai 2019) — Notes de carnet, extraits (5)



Jeudi 25 avril 2019

[Suzhou.]

 

La cigarette électronique est tout de même très pratique, pour fumer tranquillement dans les chambres d’hôtels « non fumeur » ! Inutile, comme le fait le narrateur de Sérotonine, de briser les détecteurs de fumée en investissant les lieux…

*

Il est deux heures du matin, je me suis couché à dix heures du soir, je dors n’importe comment depuis mon arrivée. Quel étrange voyage ! Sur le papier, il apparaissait, non comme de tout repos, mais ainsi qu’une intense promenade. Or, c’est un inconfortable tourbillon, et seul le frêle et vaillant esquif qu’est ce carnet me maintient à flot, ainsi que mon autre carnet, celui sur lequel je travaille à mon futur livre, plutôt mal d’ailleurs, me contentant de griffonner longuement quelques phrases éparses qu’il me faudra reprendre.

(…)

*

La nourriture que l'on me sert dans les restaurants est toujours aussi peu appétissante. Heureusement, je me sustente lors des petits-déjeuners, à l'hôtel ; on m'y propose des mets parfois délicieux, à l'occidental. En revanche le jus d'orange est servi chaud, ou plutôt tiède ; les Chinois se méfient des boissons froides.

*

Ce matin, visite du Jardin Liu de Suzhou. Voilà sans aucun doute l’un des plus beaux, des plus raffinés des jardins qu’il m’aura été donné de contempler. Jardin sublime, et l'adjectif n'est pas trop fort. Des montagnes en miniature se contemplent dans des pièces d’eau. Des pierres rêvent. Des fleurs parlent. Un jardin de bonzaïs est un enchantement…

(…)

*

Désormais je suis dans le train pour Luoyang – seize heures de train assis ou allongé sur une couchette dans un compartiment exigu qui en compte quatre m’attendent, de trois heures de l’après-midi à sept heures du matin… Rude épreuve en perspective, d’autant que je redoute la nuit et son cortège d’insomnies.

*

Au-dessus de moi, deux Chinoises caquettent interminablement. Les bouchons d’oreille ont été inventés par un bienfaiteur de l’humanité.

*

 

[Vendredi 26 avril 2019]

 

Cela n’a pas manqué. Mille et un réveils cette nuit. Il est trois heures du matin ; encore quatre heures à tenir ; dans la nuit, par la fenêtre dont j’entrebâille doucement le rideau, j’aperçois d’innombrables immeubles d’habitation plus sinistres les uns que les autres, en vingt, trente, quarante exemplaires identiques et contigus, faiblement éclairés ça et là par des néons tristes et jaunes. La banlieue chinoise ressemble à un univers concentrationnaire.

J'ai arpenté le train tout à l'heure, et j'ai vu que certains passagers voyagent assis sur des banquettes de bois depuis tout ce temps, dans ce tortillard. Je ne suis finalement pas si mal loti, dans mon compartiment !

Mon corps épouse les soubresauts du train à chaque changement d’aiguillage.

 

(à suivre.)

 

 

06:10 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Voyage en Chine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

vendredi, 28 août 2020

Le Jardin du Maître des Filets

 

 

 

 

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Le Jardin du Maître des Filets, à Suzhou, dans le district de Wuzhong,
dans la province du Jiangsu, en Chine,

photographies : avril 2019.

 

 

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jeudi, 27 août 2020

À Lutzi (2)

 

 

 

 

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À Lutzi, dans le district de Wuzhong, dans la province du Jiangsu, en Chine,
photographies : avril 2019.

 

 frédéric tison, photographie, lutzi, chine

 

 

 

05:48 Écrit par Frédéric Tison dans Voyage en Chine | Tags : frédéric tison, photographie, lutzi, chine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 26 août 2020

À Lutzi

 

 

 

 

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À Lutzi, dans le district de Wuzhong, dans la province du Jiangsu, en Chine,
photographie : avril 2019.

 

 

 

 

11:28 Écrit par Frédéric Tison dans Voyage en Chine | Tags : frédéric tison, photographie, lutzi, chine | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Voyage en Chine (avril-mai 2019) — Notes de carnet, extraits (4)

 

 

Mercredi 24 avril 2019

(Deux heures du matin.)

(…)

Je ne lis guère, en voyage. Je feuillette plutôt les quelques livres toujours trop nombreux que j’ai emportés avec moi. C’est que les jours sont les pages d’un livre nouveau, profondément riche et neuf, et que, au fond, les livres tiennent peu (la plupart d’entre eux devrais-je écrire). Rares sont les livres qui furent de quelque utilité sinon à leurs propres auteurs, et encore !

Seule l’écriture importe. Elle ne saurait dépendre que de moi – c’est la seule chose sur laquelle j’ai quelque prise, dans l’instant, quand bien même tous les livres que j’ai écrits me semblent parfois dérisoires. Je me souviens d’avoir conservé sur moi, dans la poche intérieure de mon manteau, des semaines durant, un petit exemplaire de l’un d'entre eux, pour me protéger, pour me soutenir !

(…)

9 h 40. Nous quittons Shanghai pour la ville de Suzhou – quelques heures s’annoncent au sein de monstrueux embouteillages.

*

Halte à Lutzi, dans la banlieue de Suzhou, un joli petit village parcouru de canaux. Par endroits il y règne une odeur qui me soulève le cœur ; on me dit qu’il s’agit de tofu fermenté ; c’est abominable, une sorte de mélange lourd, gras et sucré de fromage, d’excréments et de putréfaction. Je me souviens qu’au Sri Lanka, en 2016, je découvris également des odeurs immondes, même si celles-ci l'étaient moins qu’ici ; moi qui n’aime que les odeurs fraîches et légères, je suis décidément peu fait pour les effluves de l’Orient ! Le village est constitué de petites maisons anciennes (du XVIIIe ? du XIXe siècle ? Les Chinois ne savent guère dater leurs monuments et leurs habitations de jadis) qui voient leurs rez-de-chaussée s’ouvrir sur de petites boutiques de vêtements et d’objets destinés aux touristes – mais l’ensemble n’est pas trop défiguré.

*

Beaucoup de Chinois, même les plus élégants, et même les Chinoises, crachent par terre.

J’ai lu naguère que, selon eux, c’est nous qui, en nous mouchant et en conservant sur nous quelque mouchoir imprégné, sommes parfaitement dégoûtants, tandis que leurs crachats consistent à se débarrasser d’une sanie corporelle.

*

Quelque chose d’indéfinissable me déplaît en Chine. Au fond, je m’y sens mal à l’aise. Je ne saurais attribuer cela à quelque chose en particulier. Il est vrai cependant qu’en dehors des quelques îlots de beauté que je visite, je traverse un pays plutôt laid pour l’instant, avec ses paysages dévastés par l’industrie, ses immenses villes de banlieues aux immeubles hauts et hideux, tous les mêmes, de vraies cages à lapins, tristes et grises. Dieu sait que j’ai vu, jeune professeur, dans les sinistres banlieues parisiennes, des lieux affreux, dépourvus de toute grâce – mais cela dépasse ici l’imagination. Certains architectes modernes ont véritablement enténébré le monde.

*

Mais je visite le Jardin du Maître des Filets, à Suzhou – jardin terrestre et céleste. Oh ! le Pavillon de la Lune : lorsqu’on s’y tient on y peut voir trois lunes : dans le ciel, dans l’eau, dans le miroir qui se dresse face à l’entrée du pavillon. La promenade dans le jardin est de toute beauté. Un petit enclos semble jardin dans le jardin : les quatre éléments indispensables à tout jardin chinois y sont réunis : la pierre, l’eau, la plante, l’architecture (un kiosque dont le toit s’envole des quatre côtés).

Pour le reste, la ville elle-même, que j’ai traversée à pied pour me rendre au jardin, est parfaitement hideuse : le Guide vert la décrit comme une « petite Venise », c’est un mensonge éhonté ; on voit là plutôt une succession de rues pauvres et étroites, assez sales, dans une ville sans aucune grâce, grisâtre et désolée.

*

La température de 28°C, l’air humide, combinés aux longs trajets en voiture dans les embouteillages à toute heure et aux visites, me laissent épuisé. À l’hôtel Nanya de Suzhou, je trouve un peu de repos. Je me rends compte, au bout de ces quelques jours, que la compagnie de la musique, de la radio (en particulier Radio Classique, qu’il m’arrive en France d’écouter des heures d’affilée, y compris la nuit) et de mes disques me manque, dans la solitude et le silence de ma chambre d’hôtel. À Shanghai le téléviseur ne diffusait, toutes en chinois, que cinq ou six chaînes de documentaires rébarbatifs sur la culture du riz et sur des animaux, ou de propagande gouvernementale à la gloire de Xi Jinping. Ici, une parmi la vingtaine de chaînes de télévision diffuse des concerts, et j’écoute à l’instant avec bonheur la Septième de Beethoven, interprétée bellement par un chef d’orchestre occidental que je ne reconnais pas.

Avec la médecine moderne, la possibilité inépuisable d’écouter de la musique chez soi est un des bienfaits de notre temps.

Par la fenêtre de ma chambre, la vue est d’une hideur ! Encore et toujours ces immeubles gris à perte de vue.

*

C’est peut-être ce terrible contraste entre la Chine élégante et lettrée de jadis, celle des livres et des peintures en tous cas, et ce que j’en aperçois aujourd’hui, qui me navre. Le bruit (tout le monde crie ici au lieu de parler), la grisaille, les odeurs, tout m’assaille. Et cependant je ne sens pas d’hostilité particulière dans l’air, rien qu’une immense tristesse et un sentiment de gâchis.



(Minuit vingt.)

J’ai apporté pour ce voyage des vêtements auxquels je ne tiens pas ainsi que des vêtements usés – surtout du linge de corps, boxers, tee-shirts et chaussettes – que je jette au fur et à mesure de mes déplacements. Non seulement je m’allège au fil du temps, mais je mue !



(à suivre.)

 

 

 

11:20 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge, Voyage en Chine | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

mardi, 25 août 2020

Fleurs d'encre

 

 

 

 

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Chen Chun (1483-1544, dynastie des Ming), Fleurs d'encre, feuillets d'album,
au musée des beaux-arts de Shanghai, en Chine,
photographies : avril 2019.

 

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lundi, 24 août 2020

Faisan, bambous et chrysanthèmes

 

 

 

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Hua Yan (1682-1756, dynastie des Qing), Faisan, bambous et chrysanthèmes, détail,
au musée des beaux-arts de Shanghai, en Chine,
photographie : avril 2019.