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mardi, 30 septembre 2014

« J’étais déjà si loin »

 

 (Remise en ligne.)

 

 

Le Fil du rêveur est une formation musicale (Magali Fadainville : chant, lecture - Sébastien Liman : violoncelle, chant, lecture - Étienne Orsini : chant, lecture - Matteo Pittoni : guitare, chant, lecture - Mathilde  : violon, chant) mêlant créations et chants traditionnels. 

Son deuxième spectacle, « J’étais déjà si loin », a pour thème le départ.

 

À cette occasion, j'ai eu la joie d'apprendre (quel plus beau témoignage d'un réel partage ?) que l'un des poèmes de mon cahier Une autre ville (2013) (II., « Où fis-tu naufrage si »), un livre d'artiste conçu avec le peintre et graveur Renaud Allirand, avait été mis en musique par la musicienne Magali Fadainville ; le morceau sera interprété ce soir-là.

 

J'invite ainsi mes excellents Lecteurs à se joindre à moi lors du spectacle qui aura lieu

 

le samedi 4 octobre 2014 à 20h00


au sous-sol du restaurant
Le Kibélé

12, rue de l'Échiquier - 75010 Paris  - Métro Bonne nouvelle

Entrée : 10 € (un verre offert)


Durée : une heure.

______

Programme du spectacle :

J'étais déjà si loin (PDF).pdf

 

***

Site du Fil du rêveur.

 

 

 

L'Amour et Vénus

 

 

 

 

 

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Luca Penni (vers 1500-1557), Vénus embrassant l'Amour
[en l'occurrence, ce serait plutôt le contraire, mais enfin je recopie le cartouche du musée...],
à l'Hôtel Cujas (XVIe s.),
actuellement musée du Berry, à Bourges,
photographie : juin 2014.

 

 

lundi, 29 septembre 2014

Lire le poème

 

 

 

« [Edgar Degas] racontait (...) que Mallarmé ayant lu un sonnet devant quelques disciples, et ceux-ci, dans leur admiration, voulant paraphraser le poème, l'expliquaient chacun à sa façon : les uns y voyant un coucher de soleil, les autres le triomphe de l'aurore ; Mallarmé leur dit :  "Mais pas du tout... C'est ma commode."

Il paraît que Degas alla jusqu'à raconter cette histoire devant son héros, dont on dit qu'il sourit de l'entendre, mais d'un sourire un peu nécessaire.

J'ajoute que l'anecdote elle-même me semble peu vraisemblable. Mallarmé, à ma connaissance, ne lisait jamais ses vers devant témoins. Il m'a bien lu le "Coup de Dés" en 1897 ; mais c'était dans le tête-à-tête, et l'extraordinaire nouveauté de cet ouvrage lui a paru, sans doute, justifier une expérience directe de son effet. »

 

Paul Valéry, Degas Danse Dessin (1938).

 

 

 

14:59 Écrit par Frédéric Tison dans Album des phrases | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Pleurants

 

 

 

 

 

 

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Pleurants (vers 1450-1453)
provenant du tombeau de Jean de Berry,
à l'Hôtel Cujas (XVIe s.),
actuellement musée du Berry, à Bourges,
photographie : juin 2014.

 

 

 

dimanche, 28 septembre 2014

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (4)

 

 

 

Introduction.

 

 

 

« 9. Un autre livre, appelé le Livre des Rois selon la Bible, commençant au père Samuel, couvert de cuir vermeil empraint, à deux fermoers de cuivre, qui ont testes [têtes] de serpens et les tixus de soye dorés par-dessus._100 s. »

 

 

« 10. Un Psaultier bien ancien, historié le Kalendrier et ailleurs en plusieurs lieux, qui fut de feu S. Thomas de Cantorbie, où il a deux petits fermoers d’argent blanc, couvert d’un veluyau violet._4 liv. »

  

Si je ne m’abuse, cet ouvrage est extraordinaire, car il aurait appartenu à Thomas Becket ! Thomas Becket, ou saint Thomas de Cantorbéry (1117-1170), qui s’opposa à Henri II d’Angleterre lors de la promulgation des Constitutions de Clarendon (1164) soumettant la justice ecclésiastique à la justice royale. Il fut assassiné à l’instigation du roi (qui dut faire une pénitence publique à la demande du pape Alexandre III), et fut canonisé dès 1173. C’est sur le chemin menant à son sanctuaire que les pèlerins se racontent leurs histoires, dans Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer.

 

 

(à suivre.)

 

 

L'éploré

 

 

 

 

 

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Jean de Cambrai (Première moitié du XVe siècle, avant 1438),
Pleurant voilé, cachant son visage derrière ses mains voilées,
provenant du tombeau de Jean de Berry,
à l'Hôtel Cujas (XVIe s.),
actuellement musée du Berry, à Bourges,
photographie : juin 2014.

 

 

 

samedi, 27 septembre 2014

Après la traversée

 

 

 

 

 

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Arrivée des reliques de saint Étienne en Chalcédoine,
détail d'une tapisserie en laine (Flandres, 1466),

seule rescapée d'une tenture de six pièces provenant du chœur de la cathédrale de Bourges
commandée par le chanoine Pierre de Crosses,
à l'Hôtel Cujas,
actuellement musée du Berry, à Bourges,
photographie : juin 2014.

 

 

 

vendredi, 26 septembre 2014

Visage

 

 

 

 

 

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Fragment d'un pilier funéraire d'époque gallo-romaine,
découvert au cimetière des Capucins de Bourges,
à l'Hôtel Cujas,
actuellement musée du Berry, à Bourges,
photographie : juin 2014.

 

 

 

 

jeudi, 25 septembre 2014

La Librairie de Jean, duc de Berry, au château de Mehun-sur-Yèvre, en 1416 (3)

 

 

 

Introduction.

 

 

 

« 5. Une belle Bible en deux volumes, escripte en françois, de lettre de fourme, et au commencement du tiers fueillet du premier volume a escript : Ces nouvelles faire, et au commencement du tiers fueillet du second volume a escript : Iniquité ; couverts tous deux de drap de soye vert ouvré à oyseaulx [décoré de motifs d’oiseaux], doublé de tiercelin vermeil, et fermans chascun de quatre fermoers d’or, et au premier volume a une pippe d’or, et au second n’en a point ; laquelle Bible le roy [Charles VI] donna à Mgr le duc le xxve jour d’avril après Pasques, l’an 1403._ 400 liv. » 

 

« 6. Une très-belle Bible en françois, escripte de lettre de fourme, très-richement historiée au commencement, garnie de quatre fermoers d’or, ès deux desquels [sur lesquels] a deux balais [rubis d’Orient], et ès deux autres deux saphirs, en chacun deux perles, esmaillés des armes de France, et au bouz des tirans [lanières servant d’attache et de fermeture à un livre] de chacun un bouton de perles, et sur le tixu d’un chacun petites fleurs de lys d’or clouées ; et y a une pippe de deux têtes de serpens garnie de seignaulx._300 liv. »

 

« 7. Une autre Bible en françois, escripte de lettre françoise, très-richement historiée au commencement, laquelle donna à Mons. Raoul d’Octonville [le meneur des assassins, mandatés par Jean sans Peur, de Louis Ier d’Orléans, tué le 23 novembre 1407] ; garnie de iiij [quatre] fermoers d’argent doré, en chascun une image esmaillée des quatre évangélistes, et sont les tixus de soye verte, et dessus l’un des ais a un quadran [instrument d’astronomie] d’argent doré et les douze signes à l’environ, et dessus l’autre a une astralabe [astrolabe] avec plusieurs escriptures._250 liv. » 

 

 « 8. La Bible, en un volume escript en françois de lettre ronde, historié en plusieurs livres très-richement, et au commencement de la Trinité, Notre-Dame en son trône, et plusieurs angels et patriarches ; et au commencement du second fueillet a escript : Comme fait la journée ; couvert de veluyau vermeil, fermant à quatre fermoers d’argent doré, esmaillés ou [au] milieu, a chacun un tixu de soye bleue._375 liv. »

 

 

La plupart de ces Bibles en français, selon toute vraisemblance, ont pour traducteur l’humaniste Raoul de Presles, qui offrit sa première traduction à Charles V en 1377. Il traduisit également La Cité de Dieu de saint Augustin. Un autre érudit, répondant au nom magnifique de Jehan de Sy, paracheva en 1398 sa traduction française de l’Écriture sainte, qui s’appuyait sur celle qu’avait commencée Jean Le Bon entre 1226 et 1250 et que ce dernier n’avait pu achever.

 

 (à suivre.)

 

 

Chez Jacques Cujas, régent de l'Université de droit, à Bourges

 

 

 

 

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Cour intérieure de l'Hôtel Cujas (XVIe s.),
actuellement musée du Berry, à Bourges,
photographie : juin 2014.