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dimanche, 20 novembre 2016

Au Sri Lanka — Notes de carnet (11)

 

 

Vendredi 22 avril 2016 (le soir)

 

 

De Kandy, j’ai pris un train jusqu’à Rambukkana, pour ensuite me rendre en tuk-tuk à Pinnawela visiter un parc où s’ébattent des éléphants. Le voyage fut éprouvant : plus de deux heures debout sur une passerelle encombrée me séparant du wagon proprement dit, où s’entassait une foule ahurissante. Pour ne rien arranger, il y régnait une chaleur monstrueuse ! Des vendeurs itinérants, comme si nous n’étions pas déjà assez nombreux, circulaient entre les voyageurs les bras chargés de paniers remplis de bouteilles d’eau, de fruits, de gâteaux. Les portes du train sont restées ouvertes durant tout le trajet, et de jeunes hommes s’agrippaient aux barres de maintien extérieures du wagon, debout au-dessus du vide sur un marche-pied, au risque de se rompre le cou à tout moment ; je les observais, effrayé, tout près d’eux. Les voyageurs prenaient leur mal en patience ; ils restaient souriants ! Pour ma part, noyé de sueur, je n’avais qu’une hâte : que ce trajet s’achève enfin !

 

Je n’aime pas les zoos, mais ce n’est pas cela que j’ai visité. Le parc accueille notamment de jeunes éléphants orphelins ; c’est un peu triste de les voir là si dépendants de l’homme. De loin, j’ai vu un troupeau d’éléphants, tous très majestueux.

 

***

 

Je suis revenu à Kandy dans un véhicule privé, et bienheureusement climatisé – Décidément, je suis peu fait pour l’aventure ! Petite chose sans doute que moi, trop frêle…

 

Auparavant j’ai visité le jardin botanique de Peradeniya, dans la banlieue proche de Kandy, qui est admirable. C’est une sorte de parc à l’anglaise, une jungle disciplinée ; de très hauts arbres déploient leurs ombres sur d’immenses pelouses vides ; certains penchent ou élèvent leurs branches ainsi que des bras, comme dans les contes ; de temps à autre, au détour d’un chemin, un bassin, un petit pavillon. S’y promènent en liberté des varans, parfois assez gros, des macaques, des paons. Il y a d’innombrables chauves-souris au haut des arbres, qui frémissent et volettent d’une branche à l’autre en plein jour : la chose surprend tout d’abord, puis l’on s’y fait. J’ai marché parmi des fleurs multicolores éblouissantes, des figuiers et des fontaines, et j’ai traversé une large et majestueuse allée, nommée Allée des Palmiers royaux.

 

(...)

 

 

 

samedi, 19 novembre 2016

Une star sri-lankaise

 

 

 

 

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Affiche pour le spectacle (ou le disque ?) d'une vedette de la chanson,
dans les rues de Kandy, dans la Province du Centre, au Sri Lanka,

photographie (prise à bord d'un véhicule) : avril 2016.

 

 

 

Dans les rues de Kandy

 

 

 

 

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(Le lac de Kandy.)

 

Kandy - Le moine et le singe.jpg

(Le moine et le singe.)

 

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Dans les rues de Kandy, dans la Province du Centre, au Sri Lanka,
photographies (prises à bord d'un véhicule) : avril 2016.

 

 

 

vendredi, 18 novembre 2016

Au Sri Lanka — Notes de carnet (10)

 

 

Jeudi 21 avril 2016 (le soir) [suite]

 

 

Je suis à Kandy, dans l’ancien royaume du même nom. Être à Kandy ! Comme c’est étrange, et extraordinaire ! (Mais n’est-il pas extraordinaire d’être quelque part ?) L’air y est plus doux, je n’ose pas écrire plus frais ; mais je n’y ruisselle pas en permanence, au moins. La ville, très vaste, occupe une vallée verdoyante, et même luxuriante, entourée de montagnes qu’on dirait toujours bleues. J’aurais aimé faire une promenade nocturne (ou plutôt vespérale) dans cette belle ville, plus spacieuse et moins poussiéreuse que celles que j’ai visitées ; mais je suis bien fatigué, je dois me lever tôt demain matin, et l’hôtel occupe le versant haut d’une colline, si bien que le cœur de la ville est en contrebas, et qu’il me faudrait sans doute du temps pour trouver mon chemin. Du temps, il m’en faut également pour écrire ces lignes. Il me faudrait tout décrire ; mais je ne puis retenir que ces bribes, et les images qui s’accumulent dans mon appareil photographique.

 

***

 

Ces macaques que l’on trouve amusants lors des premiers regards se révèlent des créatures bien peu ravissantes : il y en a partout, dans les arbres, sur les murets, sur les toits, et les voilà sans cesse en train de sauter dans tous les sens, de criailler à tout bout de champ, de se meurtrir les uns les autres sans façon ; de vrais garnements. J’ai appris de N. [le guide qui m’accompagne] qu’il faut éviter de les regarder dans les yeux, crainte de susciter leur agressivité à notre égard ; qu’il faut également se garder de soumettre leur instinct de voleurs à la tentation, et pour cela faire attention à toutes nos petites affaires : carnet, stylo, appareil photographique, téléphone, briquet, paquet de cigarettes, etc. Mais enfin : ils semblent bien se moquer parfaitement de nous, tout occupés qu’ils sont à s’épouiller, à se quereller, à se vautrer un peu partout. Ce sont bel et bien nos cousins !

 

***

 

Être ailleurs, véritablement ailleurs, et cependant être là…

 

(...)

 

 

jeudi, 17 novembre 2016

Gare aux singes !

 

 

 

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Petite étiquette collée sur une fenêtre d'une chambre de l'hôtel Amaya Hills,
à Kandy, dans la Province du Centre, au Sri Lanka,
photographie : avril 2016.

 

 

 

 

06:15 Écrit par Frédéric Tison dans Voyage au Sri Lanka | Tags : frédéric tison, photographie, étiquette, singe | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

mercredi, 16 novembre 2016

Paysages du Sri Lanka (10) — Un soir au Royaume de Kandy

 

 

 

 

SAM_7474.JPG

 

Vue sur la ville de Kandy, dans l'ancien Royaume de Kandy,
dans la Province du Centre, au Sri Lanka,
prise de la terrasse de l'hôtel Amaya Hills,

photographie : avril 2016.

 

 

 

06:00 Écrit par Frédéric Tison dans Voyage au Sri Lanka | Tags : frédéric tison, photographie, sri lanka, kandy | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Au Sri Lanka — Notes de carnet (9)

 

 

Jeudi 21 avril 2016 (le soir, à l'hôtel Amaya Hills de Kandy)

 

 

Est-il des pays plus colorés que d’autres ? Il me semble qu’il faudrait plutôt parler d’époques que de lieux. La fin du Moyen Âge français était une véritable fête de la couleur ; les cathédrales peintes, les statues polychromes, nous ne les verrons jamais plus telles qu’elles furent, merveilleusement ; et les vêtements, les étoffes ! Je voudrais que nos princes d’aujourd’hui (et qui le sont si peu, princes) fussent vêtus comme Jean de Berry ou Charles d’Orléans (et même comme les roturiers d’alors, car seule la qualité du tissu différait, non sa couleur), de rouge, de bleu, de sinople et d’or, pour parler comme dans l’héraldique. Au Sri Lanka, aujourd’hui, une chose frappe immédiatement : ce monde est plus coloré que le nôtre, dans notre temps. Les vêtements, les linges, les drapeaux, les innombrables fanions des temples, tous les objets même sont comme ces fruits qui s’étalent partout dans ces milliers d’échoppes le long des routes et des rues : rouge vif, vert éclatant, jaune étincelant, orange rutilant – et ces bleus, ces violets, ces beaux marrons clairs des tissus et des murs, et encore ces blancs immaculés des tenues des pèlerins…

Une culture qui met en avant la couleur a peut-être davantage conscience du noir et du gris : elle appelle davantage la lumière. J’aime d’amour et d’admiration l’austérité cistercienne ; cependant j’ai toujours eu un vif penchant pour le gothique, surtout pour ses voûtes jadis peintes et ses vitraux ; et je vais plus volontiers vers Suger que vers Bernard de Clairvaux. Ici aussi, au Sri Lanka, c’est une sorte de théologie de la Lumière qui est à l’œuvre – un véritable amour de ce qui recouvre de couleurs le monde.

 

[...]

 

***

 

Le Sri Lanka est beaucoup moins sale que je l’avais craint : bien sûr la voirie n’est pas comparable à la nôtre, mais il n’est pas question ici des épouvantables conditions d’hygiène qui s’observent (ai-je lu, et remarque-t-on dans les reportages télévisés que j’ai vus) dans certaines villes de l’Inde voisine. Poussières, déchets alimentaires, et les inévitables objets en matière plastique abandonnés ça et là ; sauf pour la poussière (abondante ici), on n’est finalement pas si loin d’un jour de marché, en France, ni même de certaines rues…

La pauvreté s’y montre digne.

(Je n’oublie pas toutefois les (nombreux) clochards, silènes et mendiants de ce pays : eux sont vraiment dans une misère noire, affligés souvent d’une horrible infirmité, et certains dorment nus sur les trottoirs de terre battue – une autre misère, relative évidemment, est celle de mes mots devant eux. Je me souviens d’un poème mien.)

 

***

 

D'une manière générale les sites du passé sont bien administrés : pas de panneaux didactiques envahissants, collés sur les murs ou fichés à terre devant un monument, nul cordon de protection hideux, etc., de sorte que rien ou presque n’est défiguré.

 

***

 

Pour se saluer, on joint ses mains et l’on s’incline légèrement – la poignée de mains occidentale, qui a sa noblesse et sa signification, n’a pas cours ; Paul Celan n’aurait pu écrire, ici : « Je ne vois pas de différence entre une poignée de main et un poème » ! Je salue désormais mes interlocuteurs et les gens que je rencontre les mains jointes : ce geste n’est-il pas lui aussi quelque poème ?

 

(...)

 

 

 

mardi, 15 novembre 2016

Arulmigu Sri Muthumariamman Thevasthanam

 

 

 

 

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Le temple hindouiste Arulmigu Sri Muthumariamman Thevasthanam (XXe s.),
à Matale, dans la Province du Centre, au Sri Lanka,
photographie : avril 2016.

 

 

 

 

Dans les rues de Matale

 

 

 

 

 

Petit film pris à bord d'une voiture, dans les rues de Matale,
dans la Province du Centre, au Sri Lanka, en avril 2016.

 

 

 

 

05:50 Écrit par Frédéric Tison dans Voyage au Sri Lanka | Tags : frédéric tison, film, matale, sri lanka, rues | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Au Sri Lanka — Notes de carnet (8)

 

 

Jeudi 21 avril 2016 (en voiture) [suite]

 

 

Nous avons traversé rapidement quelques villes et villages, en direction de la ville de Kandy. À Matale, à bord de la voiture, j’ai fait un petit film qui montre les rues de la ville, et s’achève très heureusement, alors je ne l’avais pas du tout prévu, sur l’image d’un temple hindouiste très coloré, que j’ai seulement pris en photographie de l’extérieur sans le visiter ; nous sommes un peu pressés par le temps.

 

***

 

Ces chiens errants qu’on voit partout, allongés sur les trottoirs ou déambulant mollement, je les prenais pour des animaux abandonnés à leur sort – cependant j’apprends qu’ils ne sont nullement abandonnés, mais seulement, dans la journée, laissés en liberté dans les rues par leurs maîtres qui les y viennent chercher le soir venu.

 

(...)