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mardi, 22 mai 2018

Des voyages

 

 

 

Il faudrait que fussent créés, dans les trains, les hôtels, les restaurants, deux endroits distincts. Nous accéderions à l’un d’eux si — et seulement si — nous nous pliions à quelques exigences, en signant par exemple un document où nous nous engagerions :

- à ne pas claquer à toute volée les portes de jour comme de nuit,

- à ne pas bousculer le siège ou la chaise de notre voisin au moment où nous nous asseyons,

- à ne pas parler d’une voix si haute que chacun, autour de nous, est tenu au courant de nos aventures et mésaventures,

- enfin, à ne pas laisser nos enfants errer, courir et bondir en criant.

Signer ne serait pas une obligation : on serait naturellement libre de rejoindre, dans le wagon, l’aile ou la salle consacrés, la cohorte des hurleurs, bousculeurs, claqueurs de portes et autres dédaigneux de la présence d’autrui. Ah, comme tous nos voyages seraient doux !

 

 

 

 

12:44 Écrit par Frédéric Tison dans Crayonné dans la marge | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Si seulement...

Écrit par : Denis | mardi, 22 mai 2018

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Je vous sais fraternel en la matière, cher Denis !

Écrit par : Frédéric Tison | mardi, 22 mai 2018

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