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vendredi, 18 novembre 2016

Au Sri Lanka — Notes de carnet (10)

 

 

Jeudi 21 avril 2016 (le soir) [suite]

 

 

Je suis à Kandy, dans l’ancien royaume du même nom. Être à Kandy ! Comme c’est étrange, et extraordinaire ! (Mais n’est-il pas extraordinaire d’être quelque part ?) L’air y est plus doux, je n’ose pas écrire plus frais ; mais je n’y ruisselle pas en permanence, au moins. La ville, très vaste, occupe une vallée verdoyante, et même luxuriante, entourée de montagnes qu’on dirait toujours bleues. J’aurais aimé faire une promenade nocturne (ou plutôt vespérale) dans cette belle ville, plus spacieuse et moins poussiéreuse que celles que j’ai visitées ; mais je suis bien fatigué, je dois me lever tôt demain matin, et l’hôtel occupe le versant haut d’une colline, si bien que le cœur de la ville est en contrebas, et qu’il me faudrait sans doute du temps pour trouver mon chemin. Du temps, il m’en faut également pour écrire ces lignes. Il me faudrait tout décrire ; mais je ne puis retenir que ces bribes, et les images qui s’accumulent dans mon appareil photographique.

 

***

 

Ces macaques que l’on trouve amusants lors des premiers regards se révèlent des créatures bien peu ravissantes : il y en a partout, dans les arbres, sur les murets, sur les toits, et les voilà sans cesse en train de sauter dans tous les sens, de criailler à tout bout de champ, de se meurtrir les uns les autres sans façon ; de vrais garnements. J’ai appris de N. [le guide qui m’accompagne] qu’il faut éviter de les regarder dans les yeux, crainte de susciter leur agressivité à notre égard ; qu’il faut également se garder de soumettre leur instinct de voleurs à la tentation, et pour cela faire attention à toutes nos petites affaires : carnet, stylo, appareil photographique, téléphone, briquet, paquet de cigarettes, etc. Mais enfin : ils semblent bien se moquer parfaitement de nous, tout occupés qu’ils sont à s’épouiller, à se quereller, à se vautrer un peu partout. Ce sont bel et bien nos cousins !

 

***

 

Être ailleurs, véritablement ailleurs, et cependant être là…

 

(...)

 

 

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