La licorne alchimique
jeudi, 31 janvier 2019
La Licorne, au « plafond alchimique », dans la Salle des Gardes,
au château du Plessis-Bourré (1468-1473),
à Écuillé, dans l'ancien domaine de Plessis-le-Vent,
en Maine-et-Loire, en Anjou,
photographie : avril 2018.

5 commentaires
Savez-vous, cher Poète, en quoi le plafond que vous évoquez est "alchimique" ?
Un « plafond alchimique » (ou même un « ciel alchimique »), c’est un ensemble de caissons qui présentent des tableaux à travers lesquels une succession d’animaux et de scènes forme une sorte de langage codé décrivant la fabrication de la Pierre philosophale : chaque animal et chaque scène reflètent une étape du Grand Œuvre. Par exemple, la licorne symbolise le mercure, et elle est associée à l’Œuvre au blanc, étape entre l’Œuvre au noir et l’Œuvre au rouge. J’ai lu que Jean Bourré, le propriétaire du château et trésorier de France sous trois rois, fut peut-être un initié, c’est-à-dire qu’il fut lui-même un alchimiste et qu’il fit partie de ceux qui, un jour, trouvèrent le secret de la Pierre et voulurent, sous la forme de livres (ou de plafonds peints et sculptés, comme ici) codés, le transmettre ainsi à la postérité.
Quelle érudition !
Merci cher Poète pour cette explication !
Il existe aussi une autre forme d'alchimie, d'où ma question, concernant l'alchimie en Chine, dans certaines pratiques de méditation et de qi gong.
http://www.histophilo.com/neidan.php
Merci pour cet ajout et ce lien très intéressant. Je me souviens qu'il est question du Neidan dans "Le Palais des nuages", le merveilleux roman de Patrick Carré.
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