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dimanche, 26 février 2017
« Au fond je considère l’époque contemporaine comme un interrègne pour le poète, qui n’a point à s’y mêler : elle est trop en désuétude et en effervescence préparatoire, pour qu’il ait autre chose à faire qu’à travailler avec mystère en vue de plus tard ou de jamais et de temps en temps à envoyer aux vivants sa carte de visite, stances ou sonnet, pour n’être point lapidé d’eux, s’ils le soupçonnaient de savoir qu’ils n’ont pas lieu. »
Stéphane Mallarmé, Lettre à Paul Verlaine, extrait, lundi 16 novembre 1885.
2 commentaires
Est ce un prix Aliénor qui a écrit ces quelques lignes ?
Il l'eût mérité mille fois.
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