Je dirai la même chose des vôtres, cher Denis. Je dois dire que j'éprouve la nostalgie du voyage, en les regardant, et que je me vois déjà sur les routes pour retrouver tous ces enchantements... Qui sait d'ailleurs si nous ne prenons pas des photographies pour, à tout prix, ne pas oublier ces lieux que nous aimâmes ?
Pour moi, c'est mon projet, en effet. Il est sans doute un peu égocentrique, mais je le fais pour moi, pour plus tard, et surtout pour celles et ceux qui ne peuvent voyager : laisser une trace, enregistrer une instance, donner un peu d'épaisseur à la brièveté de l'instant qui fut.
Je ne crois pas qu'il soit question là d'égocentrisme ; certes, vous les faites pour l'homme plus âgé que vous serez, mais vous les offrez également (« surtout », écrivez-vous même) au regard d'autrui. Et quand bien même : à ces hommes vieux que nous serons peut-être, ces regards plus jeunes seront des baumes partagés...
L'oubli est ce contre quoi nous créons. Et l'oubli guette à chaque instant chaque homme, comme il ronge toute société, tout "temps" ; de plus, nous sommes sans nul doute d'une époque particulièrement oublieuse ; nos mots, nos images sont ces témoignages qu'il faut toujours renouveler. Mes amitiés, cher Denis.
5 commentaires
Paradisiaque ! Où est le roi ?
On ne sait si c'est la lumière ou la pierre, mais que vos photographies donnent l'envie de voyager !
Je dirai la même chose des vôtres, cher Denis. Je dois dire que j'éprouve la nostalgie du voyage, en les regardant, et que je me vois déjà sur les routes pour retrouver tous ces enchantements... Qui sait d'ailleurs si nous ne prenons pas des photographies pour, à tout prix, ne pas oublier ces lieux que nous aimâmes ?
Pour moi, c'est mon projet, en effet. Il est sans doute un peu égocentrique, mais je le fais pour moi, pour plus tard, et surtout pour celles et ceux qui ne peuvent voyager : laisser une trace, enregistrer une instance, donner un peu d'épaisseur à la brièveté de l'instant qui fut.
Je ne crois pas qu'il soit question là d'égocentrisme ; certes, vous les faites pour l'homme plus âgé que vous serez, mais vous les offrez également (« surtout », écrivez-vous même) au regard d'autrui. Et quand bien même : à ces hommes vieux que nous serons peut-être, ces regards plus jeunes seront des baumes partagés...
L'oubli est ce contre quoi nous créons. Et l'oubli guette à chaque instant chaque homme, comme il ronge toute société, tout "temps" ; de plus, nous sommes sans nul doute d'une époque particulièrement oublieuse ; nos mots, nos images sont ces témoignages qu'il faut toujours renouveler. Mes amitiés, cher Denis.
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