La chair
dimanche, 27 mars 2016
à Antire.
Laurent de La Hyre (1606-1656), Adonis mort (vers 1626-1628), détail,
au Louvre, photographie : septembre 2015.
(Également l'un des plus beaux tableaux du monde. Je me souviens de son acquisition par le Louvre, vers l'an de grâce 2010, et de sa découverte, moi émerveillé parmi les salles.)

2 commentaires
Cher Frédéric, je ne découvre qu’aujourd’hui la dédicace de cette chair d’Adonis. Dans ce tableau, c’est le chien qui m’émeut le plus, mais qu’on ne voit pas sur votre photo. L’animal a beau être de dos, il est d’une expressivité saisissante. Tout le malheur, tout le désespoir du monde, le sentiment de la perte irrémédiable, du temps qu’il reste à vivre seul, tout cela se trouve admirablement représenté dans le dos de ce chien. Et l’absence de l’être aimé, dont le corps seulement se trouve encore tout près, l’absurdité de ce corps devenu inhabité, ce corps qui ne sera bientôt plus de la chair, mais de la matière froide.
Merci, cher Antire, de ce beau commentaire. Il me faudra retourner au Louvre photographier le tableau entier et publier ici ma photographie en hommage à vos mots.
Les commentaires sont fermés.