Miroir du poème
lundi, 28 décembre 2015
Il est des moments où nous pensons nous être trompés depuis toujours ; les pensées, les lectures, les images, tout ce que nous pensâmes nôtres, tout cela nous semble vain, ridicule, amer. Et puis nous relisons un poème immortel, le dizain CCCXXXV de Délie, par exemple, ou « La Vie antérieure », et l'horizon du livre se double d'un horizon de terrasse, où nous reprenons notre promenade et nous ressouvenons de nos danses.
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