La plume
mercredi, 01 octobre 2014
Tandis que de retour chez moi, tout à l'heure, j'ouvrais la fenêtre du salon, je constatai qu'une plume d'oiseau, celle d'un pigeon, grise et blanche, au tuyau translucide, gisait sur son rebord. Le vent ne l'avait pas emportée. C'est amusant : j'ai dû, cet après-midi, au café, changer de stylo, l'encre de celui dont j'usais étant épuisée. Les oiseaux ne savent pas lire nos mots, c'est bien connu ; cela ne m'empêche pas de remercier publiquement celui qui m'a laissé, ou fait don d'une partie de ses ailes, croyant sans doute me secourir.
2 commentaires
Il n'y a que vous, cher Monsieur, pour décrire avec une telle délicatesse un événement qui paraîtrait banal ou insignifiant pour tant d'autres ! Quel bonheur de vous lire !
C'est très aimable à vous, chère Madame.
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